dimanche 25 juin 2017

Envole-Moi, Annelise Heurtier

Hier soir j'ai commencé un roman; et hier soir, je l'ai fini. Cela ne m'arrive presque jamais. Rares sont les livres que je ne lâche pas d'un bout à l'autre. Certes il faut déjà qu'ils ne soient pas trop longs. Mais là quand même, plus de 250 pages, c'est un peu un record pour moi. Je me suis même dit que je comprenais pourquoi certains osaient le week-end à 1000 : avec des bouquins comme ça, ça peut effectivement passer. Bref, ce roman c'est Envole-Moi, le dernier d'AnneLise Heurtier. 

L'histoire est simple : Swan, un garçon de 15 ans fan de musique, est amoureux de Johanna, 15 ans, passionnée de danse. Et elle l'aime aussi. Tout va donc pour le mieux, ils sont jeunes, ils s'aiment et s'entendent à merveille. Mais voilà : Johanna est en fauteuil roulant.

Ce handicap, Swan ne l'a pas vu tout de suite, subjugué qu'il a été par la beauté de la jeune fille. Et puis il s'y est fait; non pas sans se poser des questions, mais il s'est totalement habitué aux contraintes liées au fauteuil. Tout va donc très bien jusqu'au jour où Johanna reçoit un appel qui va la bouleverser.
Attention, je ne vais pas spoiler, mais le terme "bouleverser" est un peu fort tout de même : ce qui arrive n'est pas grave en soi, toutefois ça met en perspective toute l'injustice qui revêt le handicap face aux plaisirs de la vie. Je ne vous en dirai pas plus, même s'il y a un indice dans le résumé :p.

Pourquoi j'ai adoré ce roman :

Parce que pour une fois, le point de vue est celui d'un garçon ! Et Swan est super, beau, tolérant, marrant, musicien, chouette, romantique, parfait quoi ^^
Parce que les deux amoureux s'entendent tellement bien ! On profite d'ailleurs de leurs petites blagues intimes, et c'est un bonheur. 
Parce que le sujet est très bien traité, sans apitoiement, sans angélisme, mais avec beaucoup de vérité je pense (il faudrait demander l'avis de quelqu'un qui a vit une situation similaire). 
Parce qu'on rigole, on s'énerve contre les clichés, on rêve et son s'amuse avec les personnages. 

A qui le conseiller :

A tout le monde ! C'est vraiment une façon simple, sincère et surtout crédible de traiter le sujet du handicap, sans tomber dans les clichés. Les banalités et autres lieux communs viennent plutôt des autres. 

Un excellent roman d'amour, qui nous donne à réfléchir à un sujet plutôt tabou, le tout avec humour, et à travers les yeux d'un garçon ! 

samedi 24 juin 2017

E.V.E de Catrina Rozenfled

E.V.E 
Entité Vigilance Enquête, Catrina Rozenfeld

Editions SYROS
384 pages
16,95 euros
Paru le 15 juin 2017

Elle s'appelle EVE. Elle n'a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n'a pour elle aucun secret, parce qu'elle le perçoit à travers les yeux de millions d'êtres humains. 24h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et délits. EVE (cette Entité.Vigilance.Enquête) est infaillible...jusqu'au jour où elle assiste à l'agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s'est passé, EVE investit à l'insu de tous le corps d'Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle

Une intelligence artificielle qui devient humaine, une très bonne idée ! EVE devenue Eva découvre petit à petit la vie réelle, ses plaisirs simples et ses difficultés. Son émerveillement devant le monde m'a beaucoup plu; il nous remet à notre juste place, nous faisant voir ce qu'on oublie souvent : la beauté et la simplicité des choses. EVE est très touchante, très humaine, peut-être même plus humaine que certains. J'ai beaucoup apprécié et ce concept, et le personnage.

En parallèle de cette intrigue se joue une intrigue policière : qui a blessé Eva au point de la plonger dans un profond coma ? A l'heure des EVEs, ces entités surpuissantes capables d'identifier en moins d'une seconde un crime et son auteur, les policiers n'existent plus. Seuls les AII, ces agents d'intervention immédiate, vont sur le terrain suite aux alertes. Mais quelque chose d'étrange se produit : le criminel d'Eva a été impossible à identifier, comme invisible aux yeux des EVEs. Par conséquent, une enquête à l'ancienne doit se mettre en place, pour contrer ces étranges criminels. Feraient-ils parti de ces comités anti-EVEs ? L'agent Damian va sa charger de l'affaire, et rencontre EVE devenue Eva...

L'enquête se poursuit alors sous un regard double : celui des simples mortels et celui d'EVE, incarnée. Grâce à ses compétences elle aura toujours une longueur d'avance. Mais certains faits lui échappent, de même qu'au lecteur. Les points de vue alternent pour donner plus de profondeur aux diverses intrigues (parce que oui, il y a évidemment une intrigue amoureuse !). J'ai beaucoup apprécié cela. 

En bref, EVE est un roman doublement captivant : non seulement on a envie de savoir ce qu'il est advenu d'Eva, et en même temps on s'attache énormément à EVE. On en oublie qu'il s'agit d'une Intelligence Artificielle. Par ailleurs les intrigues se mêlent pour notre plus grand plaisir : roman psychologique, anticipation, thriller, polar, romance, tout y est. J'ai d'ailleurs lu le roman presque d'une traite. Seule la partie "course poursuite" m'a moins plue, mais c'est parce que les dénouements musclés sont moins mon genre. Pour le reste je me suis beaucoup attachée à EVE; j'ai trouvé le thème extrêmement intéressant et bien traité; j'ai aimé voir EVE devenir peu à peu une nouvelle Eva

Encore une fois les Editions Syros offrent aux adolescents un roman passionnant et qui en même temps soulève une réflexion pertinente sur les nouvelles technologies et le monde de demain. Les AI sont notre futur, et ce genre de roman permet de réfléchir à l'omniprésence de la technologie, à la maîtrise que l'homme peut en avoir et aussi à la perte d'intimité liée à cette vigilance permanente

En résumé, j'ai passé un très bon moment de lecture. C'est un roman qui se lit sans peine, les pages se tournent toutes seules et on est happés par toutes ces intrigues, toutes liées à ce personnage ambivalent : EVE.

Merci aux Editions Syros pour cet envoi, qui encore une fois m'enchante ! Et un remerciement spécial à l'auteur, qui a pris le temps de me dédicacer son roman :) !!!

vendredi 23 juin 2017

La Terre qui penche, Carole Martinez

La terre qui penche, Carole Martinez

Il va être difficile de parler de ce livre, ou du moins d'en parler à sa juste valeur; de faire un article qui soit à la hauteur de la qualité de ce nouveau roman de Carole Martinez. Quoi qu'il en soit je vais me lancer, pour rendre hommage à cette superbe lecture. 

Blanche la jeune et Blanche la vieille, la petite fille et la vieille âme dialoguent. L'une est dans la tombe, l'autre dans la vie, l'une dans le présent, l'autre dans le passé, au XIVème siècle pour être exact. A travers ces deux voix se dessine l'histoire de Blanche, une jeune fille que son père a confiée en épousailles au château voisin après la grande Peste afin de la marier. Elle traverse la forêt, revêt de beaux habits pour rejoindre son promis, un jeune garçon lui aussi. Et puis une fois arrivée dans la cour des Murmures, nombre d'aventures l'attendent dans ses alentours : des tournois, un séjour chez une vieille sorcière, la rencontre avec un beau jeune homme et j'en passe. Ces épisodes pittoresques servent de toile de fond à des découvertes plus précieuses : les origines de son père, et celles de sa mère. Son père qui est loin d'être l'homme bougon et dur qu'il fait paraître. 

Avec cette plume exceptionnelle et poétique qu'on lui connaît, Carole Martinez nous emmène dans l'univers médiéval qui avait aussi été celui de son précédent roman, du Domaine des Murmures. La rivière, la forêt, la Grande Peste sont des entités vivantes, parfois malfaisantes, parfois sources de vie et de découvertes. Au rythme des ballades médiévales et autres lais, on suit les aventures de Blanche, en quête du passé de ses parents et finalement d'elle-même. Magie, poésie, contes, truculence et violence se côtoient dans ces pages, autant de fils entrecroisés par Blanche afin de reconstituer son histoire. Encore une fois la métaphore de la couture, inaugurée dans Le Coeur Cousu, est au centre de ce roman magique. Blanche rêve de tisser sur sa petite chemise son nom, au fil rouge. Et s'il ne lui en reste plus assez, elle prendra ses cheveux. Une belle image, un méta-texte encore une fois, comme pour finir de me convaincre !

En plus de la qualité du style et de l’envoûtante histoire de Blanche, une fresque pittoresque du Moyen-Age se déploie. Dans ce roman à la frontière du conte et de la poésie, la violence et le prosaïsme du quotidien ont une part non négligeable : la dureté de la condition de la femme, la mort omniprésente, le manque de soins, d'hygiène, de respect pour cette chaire inférieure, objets de désirs malmenés. Malgré cela, Blanche parvient à apprendre qui elle est, et surtout qui était son père, cet homme qui s'avère fascinant. 

Pour tout dire je craignais un peu cette lecture : je connais l'écriture de l'auteur et craignais de ne pas m'y accrocher, après mes orgies de littérature de jeunesse. Mais finalement ce fut simple, envoûtant, et même addictif. Merci d'ailleurs à Marinette d'avoir achevé de me convaincre ! Le style poétique se laisse oublier, comme une petite musique agréable en toile de fond, et on a envie de connaître la suite des aventures de Blanche. J'ai vraiment ressenti cela : la lecture d'une bonne histoire, qu'on a envie de poursuivre et du mal à lâcher, sublimée par un style incomparable. Les mêmes images reviennent régulièrement, les mêmes refrains, les mêmes motifs et personnages, ce qui facilite la lecture. Si le début est déroutant, la suite se lit sans souci, agréablement, fluide comme cette rivière qu'on rencontre dès le premier chapitre, à la fois fascinante et pourtant mortelle. Le roman lui n'a rien de mortifère; nous sommes bien à l'abri derrière nos pages. Mais les personnages le sont moins...

Pour finir sur une dernière note positive, s'il en est besoin vu l'éloge que je me suis efforcée de faire sur ce roman, un petit mot sur la couverture de la version Poche : je l'adore ! Je la trouve magnifique. Elle fait penser à une personne sur un lit de roses, comme un suaire, mais bien vivante, et surtout la tête à l'envers : tout y est. La mort, la vie, la joie, la poésie, et la magie. 

dimanche 18 juin 2017

C'est dimanche : un petit bilan de lecture s'impose !

Chers tous, 
Cela fait un bout de temps que je n'ai pas fait d'article bilan : pour changer, j'ai posté régulièrement sur chacun des romans que j'ai lu. Je vais donc vous faire un petit bilan, avec des liens vers les articles concernés. 

Le dernier roman que j'ai lu 
La terre qui penche, Carole Martinez


Je ne vous en dirai pas trop sur ce roman puisque je vais lui réserver un article complet, mais en tout cas merci à Marinette d'avoir achevé de me convaincre de le lire, ce fut un vrai plaisir et presque un coup de coeur. J'adore la plume de l'auteur, même si j'avais craint que la dimension poétique ne soit complexe. 
Et puis j'ai adoré cette couverture ! 

Un roman que je n'ai pas chroniqué 
Phobie Douce, John Corey Waley
J'ai complètement oublié de chroniquer ce roman ! Sans doute parce que je suis loin d'avoir eu un coup de coeur. J'ai apprécié cette lecture, qui parle d'une relation d'amitié assez atypique entre un garçon agoraphobe et une fille férue de psychologie. Mais je n'ai pas été aussi touchée que d'autres ont pu l'être.

Des romans sur la danse


J'ai eu un coup de coeur pour le roman Danser d'Astrid Eliard, et j'ai enchaîné avec la biographie de Misty Copeland. Je vous invite vraiment à aller regarder cette vidéo (ou d'autres). Ce qu'elle fait est dingue ! 
Pour continuer dans cette découverte et me remettre à la lecture VO, sur les conseils de Capucine, j'ai commandé le roman Tiny Pretty Things de Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton. Je vous en donnerai des nouvelles !

Un roman qui fait se poser des questions 
J'ai lu Treize raisons de Jay Asher et j'ai vraiment été chamboulée par cette lecture. Je la conseille vivement à ceux et celles qui s'intéressent au problème du harcèlement. 


Un joli tome 1, dont je lirai le tome 2 avec plaisir !


A la place du coeur a été un très bon moment de lecture. J'ai aimé suivre avec le héros les quelques jours de janvier qui ont suivi les attentats. Je lirai le tome 2 avec plaisir, même s'il concernera les attentats de Novembre 2015,  puisqu'il semble que ces romans traitent de sujets sensibles et difficiles avec recul, sans oublier la vie qui continue de tourner.

Une chronique à venir 
Un thriller ado plutôt sympa et inattendu.


Ma lecture en cours 
Enfin j'ai cédé, et je ne comprends pas pourquoi j'avais abandonné la première fois que j'avais essayé !



mercredi 14 juin 2017

Treize raisons, Jay Asher

Treize Raisons, Jay Asher

J'ai enfin lu le roman dont on parle tant à cause de sa sortie sur Nextflix. Et je dois dire que je suis contente de le connaître; c'est un livre qui mérite qu'on s'y intéresse. 

D'emblée j'ai été mal à l'aise; l'ambiance qu'instaure l'auteur dès le début, avec les cassettes que reçoit Clay, est terrible. Terriblement effrayante, pesante. Mais on a surtout terriblement envie d'en savoir plus. Qu'est-il arrivé à Hannah, cette jeune fille qui a laissé 7 K7 à l'intention de 13 jeunes gens qui lui ont nui dans le passé ? Pourquoi une telle mise en scène ? 

Le récit de Clay alterne avec ce qu'il entend dans les cassettes. Cette alternance des points de vue, simplement identifiable par un changement de police comme ici, est un peu dérangeante. Il faut être bien accroché pour suivre. Mais une fois cette gymnastique rodée, on découvre pourquoi Hannah a commis le pire... Chacune des faces des K7 rappelle ce qui lui est arrivé avec une personne du lycée : ceux qu'elle considérait comme des amis, son accueil en tant que nouvelle, et puis son nom sur une liste, les soirées, le rejet, et le harcèlement. 
Ce qu'a subi Hannah peut sembler anodin, si on considère les événements un par un. Mais quand on arrive au bout des écoutes, on se rend compte que c'est l'accumulation qui l'a poussée à bout... Le harcèlement est l'affaire de tout le lycée; chacun y va de sa petite touche, de sa rumeur, de son irrespect. Une fois le pied dans l'engrenages des "on dit", il est difficile de s'en dégager. C'est ce qui est arrivé à Hannah, prise pour une fille facile à cause de quelques garçons maladroits ou malintentionnés. Et puis quand les filles s'y mettent, surtout celles qu'elles croyaient ses amies, c'est vraiment triste...

J'ai beaucoup aimé ce roman, même si la lecture n'en est pas aisée, en raison du thème mais aussi de la mise en page. C'est un roman qui illustre parfaitement ce qu'est le harcèlement : une succession de faits qui minent peu à peu celui ou celle qui en est victime. 
Le roman date de 2007 pour sa version originale; les réseaux sociaux n'étaient pas tant développés qu'aujourd'hui. Je n'ose imaginer ce que peuvent subir nos jeunes dans notre société hyper connectée. 

Malgré la grande admiration que j'ai pour la justesse de ce roman, je voudrais partager deux bémols : d'une part, je rejoins Accalia dans son interrogation sur la crédibilité de la situation (je vous mets le lien vers son article ici). Est-ce que, dans la réalité, à quelques jours de se donner la mort, une jeune fille trouverait le courage d'enregistrer de tels messages, et de monter un tel stratagème ? Le ton des cassettes est vraiment dur, tranchant, parfois dérangeant. Comme si Hannah devenait elle aussi une harceleuse, en quelque sorte. Elle menace ceux qui lui ont fait du mal. Certes c'est la meilleure chose qu'elle avait à faire, mais je m'interroge sur la possibilité qu'une telle chose se soit produite en réalité. Toutefois on est dans un roman, donc la fiction a la part belle; et je pense que l'auteur a monté cette stratégie justement pour faire prendre conscience au lecteur de la violence de ce qu'a subi Hannah. Fi à la réalité; ce qui compte, c'est l'émotion qu'on ressent. Les mots d'Hannah deviennent allégoriques. 
La deuxième chose qui peut gêner est la fin : pourquoi avoir le sentiment que Clay va pouvoir se racheter ? Pourquoi ce besoin de happy end ? Je pense encore une fois que c'est une stratégie littéraire. N'oublions pas que l'auteur ne prétend nulle part faire vrai. Ce roman serait donc une belle illustration de ce qu'est la fiction : de grosses ficelles parfois, des choix étonnants, mais qui permettent justement de transmettre des idées fortes. 

Je n'ai pas vu la série télé, mais je crois que j'aimerais bien. Peut-être sortira-t-elle sur d'autres chaînes que Net Flix ? Je pense d'ailleurs que ça serait une bonne chose, pour faire comprendre le harcèlement aux élèves. 

Et vous, l'avez-vous lu ? Qu'en avez-vous pensé ? 

lundi 12 juin 2017

Dans la lignée de la danse : la biographie de Misty Coppeland

Une vie en mouvement, Misty Copeland


Après avoir lu le roman Danser, j'avais envie d'en savoir plus sur le ballet classique et ses danseurs. Alors quand ma libraire m'a montré ce roman, je me suis dit que ça pourrait me plaire.

Je me suis donc lancée dans les mémoires de Misty Copeland, cette jeune ballerine noire qui a percé dans le monde très fermé de la danse classique. Elle n'a pas commencé jeune, mais immédiatement on a perçu ses talents. Extrêmement souple, technicienne acharnée et véritable prodige, elle a su trouver sa place dans ce monde réservé aux blancs. Mais son parcours n'a pas été simple : malgré son talent elle s'est heurtée à des refus, des blessures, des animosités diverses. Son physique et ses courbes, malgré une puberté tardive, ne sont pas tellement adaptés à la danse classique, ce qui lui pause parfois problème également... En plus de cela, elle vient d'une famille pauvre et bien peu sécurisante, puisque sa mère changeait de compagnon tous les ans ou presque. Malgré tout cela elle n'a pas perdu espoir un seul instant et est parvenue à lutter pour sa passion.

Le roman n'est pas palpitant; la jeune femme a raconté sa vie chronologiquement mais malgré tout un peu en vrac. On sent qu'elle n'a pas tellement travaillé ses transitions, tout s'enchaîne sans lien évident parfois. Clairement, sa vie n'est pas romancée. Toutefois j'ai apprécié ma lecture car Misty est très touchante. Elle brave les difficultés liées aux exigences de la danse et à son milieu familial de façon remarquable. C'est une battante, une fille qui donne tout pour sa passion. Et ça c'était vraiment fascinant. 

J'avoue avoir lu les dernières pages en diagonal car je m'ennuyais un peu à force de lire les mêmes choses, à savoir comment elle avait réussi à obtenir tel ou tel rôle dans tel ou tel ballet prestigieux; mais globalement j'ai passé de bons moments. C'est aussi un très bel hymne à la tolérance et un beau pied de nez (c'est le cas de le dire ^^) au racisme, puisque Misty est la première danseuse noire à obtenir une place dans le corps de ballet de l'American Ballet Theatre. 

Je conseille ce roman prioritairement à ceux ou celles qui apprécient la danse classique. Pour ma part je ne connaissais pas du tout et les vidéos que j'ai regardées en complément du roman ont fini de me convaincre : ça n'est pas un sport, mais bien un art. Et danser sur pointes, quelle performance ! Je vous laisse admirer...



dimanche 11 juin 2017

Une très belle lecture : A la place du coeur, saison 1

A la place du coeur, Arnaud Cathrine

Caumes est un jeune garçon de bonne famille, vivant dans dans une ville non loin de Paris. Mais on est loin du cliché du bobo : ses amis s'appellent Karim, Kevin, Esther et Thomas. A la grande surprise de ses parents, cette foule bigarrée constitue sa bande, et ce pour notre plus grand plaisir. 

Mais en janvier 2015, la vie de Caumes bascule, pour plusieurs raisons : il embrasse Esther, donnant ainsi chair à ses rêves les plus fous, et quelques jours après, l'attentat à Charlie Hebdo bouleverse la France. Son coeur est touché deux fois; deux fois différentes, deux fois en même temps pourtant. On suit la vie de Caumes pendant les 6 jours qui suivent l'attentat, sa volonté de participer à la marche à Paris, les réactions divergentes, les mentalités qui se mélangent et s'accordent rarement. 

C'est un beau livre. Il parle avec justesse de la jeunesse, de l'amour, de l'engagement, du bouleversement, de l'Histoire qui côtoie l'histoire. J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai lu très vite. Je me suis attachée au personnage de Caumes, un ado lambda, qui aime sortir, boire, faire la fête, mais qui s'avère très sensible. Il est vrai qu'il est un peu tourmenté par ce qu'il a entre les jambes, ça peut être gênant pour certains jeunes, les filles en particulier, mais finalement c'est simplement très juste, très réaliste : les jeunes de 17 ans ne pensent qu'à ça ^^. Et pourtant, tout ce qui se passe autour d'eux les touche avec force. 

Ce roman est une manière très intelligente de traiter la question du terrorisme et des attentats. Il serait à mettre entre de nombreuses mains. En plus de ça l'écriture est fluide, pas simpliste. L'auteur semble être un touche à tout, écrivain, critique, amateur de musique, de radio... En tout cas j'ai très envie de découvrir le tome 2, qui traitera sans doute des attentats de novembre 2015.

samedi 10 juin 2017

En attendant Bojangles

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut 

J'avais entendu parler de ce roman depuis longtemps, ou plus précisément j'avais depuis longtemps vu et revu sa couverture. Mais je ne sais pas pourquoi, ça ne m'intéressait pas. Trop de médiatisation sans doute... Et puis il est sorti il y a peu en Poche en librairie et ma libraire me l'a bien vendu. Alors je me suis lancée...

Ce roman au titre étonnant raconte l'histoire d'un jeune garçon et surtout de ses parents. Ces derniers sont tous les deux très farfelus : ils entassent le courrier dans un coin de l'entrée en un tas qui devient immense et compact au point qu'on peut y plonger; ils ont acheté un vrai château dans une région d'Espagne, pour coller avec l'expression consacrée; ils habitent avec Mademoiselle Superfétatoire, une demoiselle de Numidie, une grue exotique et incongrue (il fallait bien le faire ^^). Avec beaucoup d'amour, le narrateur nous raconte les affres de ce couple détonnant, qui adore danser et plus particulièrement sur un titre nommé Bojangles. 

Le titre n'est pas sans rappeler Becket et Godot. Et effectivement, le registre de l'absurde a sa place dans ce roman, pour notre plus grand plaisir. Mais j'y ai surtout reconnu des bizarreries à la Boris Vian. Et comme dans L'Ecume des Jours, les artefacts superfétatoires et étranges dissimulent une réalité plus délicate... La maman du narrateur n'a pas un nénuphar au poumon, mais plutôt dans la tête... [attention spoil] : au milieu du roman on comprend qu'en réalité elle a un problème psychatrique, et elle se retrouve internée. Malgré tout, le ton reste très poétique, avec des rimes toutes les lignes ou presque, et un point de vu enfantin lucide sous l'humour.  Je vous laisse en juger vous-même : 

Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi, mais mon père n'appelait jamais ma mère deux jours de suite par le même prénom. Même si certains prénoms la laissaient plus vite que d'autres, ma mère aimait beaucoup cette habitude, et chaque matin dans la cuisine, je la voyais observer mon père, le suivre d'un regard rieur, le nez dans son bol ou le menton dans les mains, en attendant le verdict. 
- Oh non, vous ne pouvez pas faire ça ! Pas Renée, pas aujourd'hui ! Ce soir nous avons des gens à dîner ! s'esclaffait-elle, puis elle tournait la tête vers la glace et saluait la nouvelle Renée en grimaçant, la nouvelle Joséphine en prenant un air digne, la nouvelle Marylou en gonflant les joues. 

Le récit du jeune narrateur alterne avec les carnets qu'écrit son père, dans lesquels il raconte sa rencontre avec sa femme et d'autres passages de leur vie. C'est vraiment intéressant de comparer les deux points de vue, de voir comment chacun des personnages appréhende la folie qu'elle pousse dans son sillage. 

Ce roman est un véritable hymne à l'amour, à la vie, à la légèreté face aux pires difficultés. J'ai été très émue par la fin (que je ne spoilerai pas !) et je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasse la promotion de ce roman très étonnant, à la fois exercice de style, leçon de tolérance et démonstration d'amour. 

dimanche 4 juin 2017

Coup de coeur : je suis ton soleil, Marie Pavlenko

Je suis ton soleil, Marie Pavlenko 

Déjà, j'arrive à écrire le nom de l'auteur de tête, et sans faute. C'est le premier signe.
Il fait 500 pages ou presque, et je l'ai lu en 20h, sans compter les moments où j'ai dormi, mangé, fait un peu de sport, les courses, manger (et oui ^^), enfin bref... Je l'ai lu très vite. Deuxième signe.
J'ai eu les larmes aux yeux deux fois au moins. Troisième signe.
En faut-il encore, des signes ? Et bien oui, je peux encore en trouver : l'héroïne est une férue de littérature et le livre regorge de citations. 
Tout ça cumulé, ça donne forcément : un énorme coup de coeur.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant adoré un roman jeunesse. Depuis On est tous faits de molécules, je n'avais pas autant pris plaisir à suivre la vie d'un personnage. Mais là...

Déborah est une jeune fille comme les autres, à ceci près qu'elle adore la littérature (Hugo en particulier) et qu'elle surprend son père avec une autre femme que sa mère. Ceci est le point de départ de cette année de Terminale qui ne va pas être simple pour elle. Heureusement elle rencontre deux nouveaux amis, Victor (pas Hugo, un autre !) et Jamal, un passionné de mygales (oui oui). Délaissée par sa meilleure amie, elle trouve refuge chez Jamal, et tous les trois écrivent des cadavres exquis, entre autres passe-temps. Bien entendu des sentiments vont naître entre elle et un des deux garçons, c'est cliché, mais pas tellement dans ce livre. Les amours sont traités avec beaucoup de pudeur et sans trop de grandiloquence. Déborah est d'ailleurs un personnage extrêmement attachant, ni trop ni pas assez : marrante mais normale, c'est à dire que son optimisme n'est pas à 100 000 volts, romantique mais pas trop, avec ce qu'il faut d'auto-dérision, triste mais avec du recul. Une fille normale, mais en mieux. Sa dérision est ce que j'ai préféré en elle; et puis la justesse qu'elle a quant aux sens dans la vie, grâce à la littérature (entre autres, mais j'en suis sûre). 

Ce roman est une vraie pépite, ça brille de partout; pourtant on est triste aussi, la vie n'est pas tendre mais les choses s'arrangent. Cette année est vraiment pleine de rebondissements, et c'est compliqué pour Déborah. Cela l'est aussi pour sa mère, qui finit par apprendre que son mari la trompe et pour qui c'est difficile à encaisser. La relation que tissera ensuite la jeune fille avec elle sera très touchante, et a d'ailleurs inspiré le titre. 

Je ne peux que conseiller cette lecture. Le livre est épais mais les titres de chapitres, qui sont des citations remaniées, dont l'auteur nous donne les sources à la fin, prennent une page entière, ce qui réduit déjà. Et puis c'est écrit assez gros. Donc que ça ne soit pas un frein ! La couverture est si belle en plus ! Je conseille ce livre non seulement aux ados, mais aussi aux adultes. La vision qu'on a du divorce est plutôt pertinente je pense. Et les profs dans ce livre sont chouettes : pas trop sympa, mais carrément bienveillants. 
Bref, ce roman touche à la justesse par une balance des grands sentiments et des affres du quotidien. 

Danser, Astrid Eliard

Danser, Astrid Eliard

Il est de ces romans qui nous font découvrir un pan de l'univers qu'on ignorait, et qui pourtant nous devient fascinant. Il est de ces romans qui sont inclassables, entre la jeunesse et les romans adultes. Il est de ces romans qui nous font réfléchir à la passion, la vie, les désirs. Ce roman a été une belle surprise et un coup de coeur. 

Je l'ai lu en quelques heures à peine, presque d'une traite, ce qui pour moi est un critère certain de coup de coeur. J'ai adoré la manière dont l'auteur raconte l'histoire de ces trois petits rats de l'Opéra de Paris : en alternant leur point de vue. Chine est une jeune fille très rigoureuse, indépendante et autonome, mais fragile comme une porcelaine. Delphine est plus délurée, plus entourée, plus appréciée, mais tellement maladroite parfois... Et Stéphane, le dernier d'une fratrie virile qui joue au foot, mais que les filles du cours de danse sont loin de laisser indifférent. Ces trois jeunes gens de 13 ou 14 ans viennent d'entrer à l'Opéra de Paris, dans son internat, ses cours, ses exigences, sa sélection permanente. Ils se voient évoluer dans cet univers où rien n'est laissé au hasard et où la moindre foulure peut vous coûter l'année... ou la carrière. Un univers impitoyable et pourtant, nos trois ados sont pris dans des tourments bien adolescents : les premiers amours, les premiers désirs, les parents, les amis, les soirées. Je pensais qu'il allait surtout être question de rigueur, de régime, de souffrance, mais finalement ces petits rats sont des jeunes comme les autres, avec un esprit adolescent, en pleine évolution, qui se pose des questions sur la vie et l'amour. 

Astrid Eliard est journaliste, et pourtant son style n'est pas sans personnalité. Il est simple, certes, fluide oui, mais pas journalistique, pas didactique. Elle a su se mettre dans la peau de ces ados très différents, mais qu'une chose relie : la passion de la danse.

Cette lecture va laisser une marque : depuis j'ai jeté un oeil à des vidéo de ballets, et je sais ce qu'implique cette beauté, cette grâce. J'ai également été touchée par les moments à l'internat, qui faisaient écho à de jolis souvenirs. Et puis je me souviendrai longtemps de ce bon moment de lecture, à la jonction parfaite entre ces deux pans de la littérature : l'évasion de la jeunesse et les atermoiement des romans adultes. 

dimanche 28 mai 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sur le (tant désiré) transat ?!

Me revoilà mes chers ! Et en cette fin d'année scolaire, plus motivée que jamais. Je suis d'ailleurs en plein renouveau livresque : après avoir passé presque un an à lire énormément de romans jeunesse ( pas moins d'une soixantaine depuis septembre dernier, je viens de compter en feuilletant mon blog...!) j'ai eu une besoin soudain (mais sans doute latent) de revenir à mes premiers amours, c'est à dire la littérature classique, et la littérature tout court. J'ai envie de replonger dans mes cours de Lettres, de relire des classiques, de refaire des cours pour la rentrée. Je pense d'ailleurs me lancer dans Britannicus  de Racine et les Cahiers de Douais de Rimbaud en Seconde. Je suis heureuse d'avoir retrouvé cet engouement, qui m'avait finalement manqué. 

Ce qui m'amène à la réflexion du jour


Pourquoi ai-je pris tant de plaisir à lire de la littérature de jeunesse pendant toute cette année scolaire ? Il y a plusieurs raisons à cela, et certaines m'échappent encore sans doute...

Tout d'abord nous avons organisé le Défi Babelio avec ma collègue du CDI, et nous nous devions de connaître la plupart de ces 40 livres. Par ailleurs je me suis rendue compte que beaucoup d'histoires étaient de grande qualité, et que ces romans étaient plaisants à lire. J'ai beaucoup apprécié le fait de pouvoir lire plus d'un roman par semaine en plus du travail, et de les enchaîner, ce qui est difficile avec des romans plus "intellectuels". Je me plongeais dans ma fiction ado comme on s'allonge devant une bonne série télé, la passivité en moins. Chaque soir, ou même dès que j'avais un peu de temps, je m'évadais. Ces romans permettent un repos intellectuel dont j'avais besoin et, comme je l'ai lu dans un article sur la litté jeunesse (que je ne retrouve plus, mais j'avais pris des notes !), ce repos intellectuel est couplé à un réveil émotionnel. J'avais besoin de me laisser porter par ces émotions  brutes, pures, positives la plupart du temps, et sans prise de tête. Rien à voir avec les circonvolutions mentales qu'on peut trouver dans la littérature "adulte", et que je fuyais finalement comme la peste. Je ne voulais pas de cette identification; j'avais besoin de simplicité parce que l'âge adulte, c'est déjà assez difficile comme ça, pas la peine de m'étaler sous le nez ses déceptions, ses crises et ses désillusions. Donc j'ai lu, lu et relu de la jeunesse. Avec parfois quelques romans plus littéraires, comme Chanson Douce, Rien ne s'oppose à la nuit ou Pennac. 
Mais globalement, j'ai surtout lu pour mes élèves. C'est la seconde raison, après le plaisir simple que je retirais de ces lectures : je pouvais parler de ces romans à mes élèves, et leur donner envie de lire. Que demander de plus ? C'est une expérience super. Ajoutons à cela les partenariats, et l'ensemble est parfait. Rien que pour ça,ce partage, ces échanges, je continuerai à lire de la littérature pour la jeunesse. Mais avec les vacances, il semble que l'heure de l'inversion soit venue : la litté jeunesse viendra en appoint à une retour à la plus grande littérature. Enfin j'espère; en tout cas, l'avenir nous le dira, je ne me mets pas de barrières !

Avant de continuer mes chers, j'ai un problème : je ne sais pas comment nommer ces deux littératures : la littérature de jeunesse ça passe, mais parfois ce sont des romans ados qui peuvent convenir aux adultes. La littérature tout court, ça fait un peu élitiste, pédant, réducteur. Et la littérature adulte ça fait un peu ado attardé. Bref, je ne sais pas trop comment différencier ces deux catégories de lecture, qui se distinguent pourtant bien facilement en librairie : prenez un roman grand format des éditions Syros et mettez le à côté d'un roman de la collection blanche. Pas la peine de vous faire un dessin, vous saurez immédiatement les classer. Mais avec des mots, c'est plus compliqué... 
Qu'en pensez vous ? En attendant je vais essayer de faire au mieux...


Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 


Cette semaine j'ai fini le tome 2 de la saga La Sélection, qui s'appelle l'Elite. J'ai bien aimé mais sans plus. J'avais préféré le tome 1; dans ce second opus, je trouve que l'héroïne, América, ne cesse de bouder, pleurer et s'enfermer dans sa chambre... Je lirai sans doute le tome 3, mais sans grand enthousiasme préalable; même si peut-être que le 2 n'était qu'un pivot vers plus d'action.

Ensuite je suis allée à la librairie, après être tombée sur une sélection de romans pour le prix des lecteurs lycéens de la collection Folio, où j'ai acheté deux petits romans, dont je vous parlerai prochainement ! J'ai lu le premier, pas encore le deuxième...


Qu'est-ce que je lis en ce moment (dans mon canapé, parce qu'il n'y a pas de soleil...)


En regardant la télé l'autre soir, j'ai vu une interview de Virginie Despentes chez Yann Barthes, qui vient de sortir le dernier tome de la série des Vernon Subutex. Ni une ni deux, j'ai sorti le tome 2 de ma PAL, en sommeil depuis un an. Et je l'ai presque terminé. Il y a quelques longueurs contrairement au tome 1, je m'éclate moins car c'est plus politique, mais il y a encore des personnages hauts en couleur et à la vie bien mouvementée. On retrouve aussi de nombreuses aspirations littéraires, Céline et ses miteux, Balzac et sa fresque romanesque, Baudelaire et la foule, les artistes, les marginaux, les SDF, toute une faune de personnages plus rocambolesques les uns que les autres. Dans l'ensemble, j'aime beaucoup. Je vous ferai une critique dès que possible.

Qu'est-ce que je compte lire après ? 

Après tout ça, je pense alterner entre un roman jeunesse et un roman historique, mais je ne sais pas encore lequel : soit un qui se passe au temps de Sénèque, ou bien un qui prend le point de vue de la fille de Marie-Antoinette. 




jeudi 25 mai 2017

Ne dites jamais JAMAIS - Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous #3

Ne dites jamais jamais, Nathalie Stragier
Tome 3 - Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Editions Syros
Dès 12 ans
512 pages - 17,90 euros 
Sorti le 20 avril 2017

Pierrick est parti dans le futur sur un coup de tête. Andréa, Pénélope et Antarès doivent le retrouver d'urgence car il est en grand danger dans un monde exclusivement peuplé de femmes. Pour chacun de nos héros, s'attarder en 2188 est dangereux. Mais les circonstances vont les forcer à aller de l'avant et à affronter le futur. Or la société de Pénélope est loin d'être idéale et les secrets longtemps enfouis remontent bientôt à la surface de ce monde en train de se fissurer. Les quatre adolescents vont servir de détonateur pour le faire exploser.

Dans ce troisième opus, le lecteur va enfin pouvoir découvrir ce monde du futur dont il ignore presque tout... Nos deux héroïnes inversent leurs rôles : c'est cette fois Andréa qui va devoir s'intégrer mine de rien dans un environnement dont elle ne connaît pas les règles. Un mélange détonnant d'humour, de réflexion sur notre société et de suspense qui atteint son paroxysme dans ce tome 3 !

Mon avis

Après avoir commencé à lire le tome 1 Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, je me suis dit que, malgré ma déception initiale, j'avais envie de découvrir la suite des aventures de nos deux héroïnes : celle du Moyen-Age et celle du Futur. Or ce dernier tome se passant dans le futur a éveillé ma curiosité.
Merci aux éditions Syros pour cet envoi, qui m'a fait découvrir un roman bien plus profond que je ne l'aurais cru. En effet, Andréa découvre le monde de Pénélope, uniquement peuplé de femmes. D'emblée ça ne fait pas forcément rêver, et loin s'en faut. En effet, bien que les femmes aient amélioré leurs conditions de vie depuis que les hommes ont disparu, disséminés par la Grande Grippe, beaucoup de choses demeurent gênantes... Tout est partagé, mais il reste aux femmes bien peu d'intimité; elles sont toutes grandes, belles et en bonne santé, mais rares sont celles qui connaissent l'amour. Elles ont des enfants, mais ils sont souvent extrêmement différents les uns des autres, puisque issus d'une banque de gamètes. Par ailleurs, dans  ce monde, tout le monde n'est pas non plus heureux : certaines femmes sont des réfugiées, venues du passé et condamnées à rester. Andréa découvre aussi avec plus ou moins d'effarement la manière dont les personnes du futur envisagent son époque, qu'ils nomment le Moyen-Age. Les hommes y sont considérés comme des sauvages violents et despotiques, même pas véritablement humains. 
Revenue de cette époque, Pénélope est choquée du mode de vie et surtout de la conception du monde de ses contemporaines. Surtout qu'elle, non seulement elle connaît des hommes, mais elle est amoureuse de l'un d'entre eux, Pierrick, le frère d'Andréa... Alors quand cette dernière arrive dans le Futur pour le rechercher, ce sont deux jeunes fem
mes qui vont essayer de faire bouger les choses et les mentalités. Puisqu'en définitive, la manière dont les femmes traitent les hommes à cette époque n'est pas tellement plus louable...
En plus d'une intrigue assez haletante autour de la recherche de Pierrick et des tentatives pour retourner dans le passé, ce dernier tome aborde une réflexion très intéressante sur la société, la place accordée aux femmes, aux hommes, et tous les préjugés qui ont cours. On apprécie aussi de découvrir la vie dans un lycée du Futur, la Seine devenue une piscine ouverte où tout le monde de baigne nue, et les gris-gris, des sortes de nouvelles chips... Mais je ne vous en dirai pas davantage !

En résumé j'ai passé un bon moment de lecture. C'est une trilogie intéressante, et même si je n'ai pas tellement accroché au tome 1 et pas (encore?) lu le tome 2, j'ai apprécié la réflexion suscité par ce final. 

samedi 20 mai 2017

Fins de trilogies et perspectives estivales

Bonjour chers tous !

Je vous retrouve un peu tardivement. Ces derniers temps l'envie de lire prend le pas sur le temps d'écrire. Remarquez, ça n'est pas si mal. Il faut bien lire pour alimenter un blog ! Mais comme l'envie d'écrire se fait bien faible, je vais vous faire un article bilan de mes dernières lectures. Et comme j'ai fini 3 (ou presque) trilogies, ça tombe bien !

La trilogie DIMILY

DIMILY est une saga sentimentale, dans laquelle Eden et Tyler tombent amoureux. Le seul souci est qu'ils sont demi-frères et demi-soeur par alliance... Tout un programme !
Je ne m'attarderai pas énormément sur celle-ci : je vous laisse vous référer à l'article que j'avais écrit concernant cette série en particulier. Concernant le troisième et dernier tome, je n'ai pas été trop déçue. Dans la droite ligne des deux autres, ce tome était plutôt intéressant, pas haletant mais assez captivant. Il n'y avait pas trop de passages à l'eau de rose, et tout se finit plutôt bien pour nos deux protagonistes. J'ai trouvé les parents plus présents, le père d'Eden carrément stupide mais les autres plutôt corrects. Et Tyler a énormément changé, dans le bon sens, même si une telle transformation peut paraître surprenante en un si court laps de temps. Eden quant à elle est restée fidèle à elle-même, en plus mûre peut-être, mais son évolution est bien en deçà de celle de son demi-frère/amoureux.  C'est une série qui fait vraiment passer de bons moments, très facile à lire et plutôt addictive. Mais surtout, passez votre chemin si vous cherchez style et profondeur :p

La quête d'Ewilan de Pierre Bottero 

Ahlàlà cette saga, quelle belle surprise ! J'aurais du écouter Margaud depuis longtemps ! Quel plaisir de retrouver la plume de Pierre Bottero d'abord. Je ne me lasse pas de le lire. Et puis son histoire est plutôt passionnante, bien qu'il y ait des facilités dans le récit. Mais n'oublions pas qu'il écrit avant tout pour la jeunesse. Ce dernier tome est égal aux deux autres, avec moins de surprises cependant. Tout se dénoue avec bonheur, et laisse une ouverture pour une suite (qui existe d'ailleurs je crois). Ewilan a beaucoup mûri, Salim aussi, et on découvre Matthieu, le frère de Camille. Le plupart de l'intrigue se passe dans le monde d'origine d'Ewilan, ce qui m'a un peu embrouillée puisque Gwendalavir est vaste. Encore une fois j'ai eu un peu l'impression de lire Le Seigneur des Anneaux. Mais l'intrigue étant relativement simple et répétitive, cela facilite les choses. Contrairement aux tomes 1 et 2, on ne découvre que très peu de nouveaux personnages. On retrouve la Dame, le Dragon, et toujours les mêmes compagnons. En tout cas, j'ai encore passé un bon moment de lecture et j'ai très envie de découvrir d'autres romans de cet auteur. 

Perspectives estivales...!

Quelques achats ont été effectués par le CDI, je vous laisse rêver sur mes prochaines lectures estivales. 



                                                                      

PS : j'évoquais un tome 2 dans mon article précédent, mais finalement j'ai lu autre chose. Toutefois il est tout en haut de ma PAL, dès que j'aurai terminé ma lecture en cours, qui correspond à la dernière trilogie : La fille du Futur !

lundi 15 mai 2017

Des nouvelles de mes lectures en cours !

Chers tous !
Un très court article pour vous annoncer ce qui va suivre sur le blog :
- un article sur les trilogies que j'ai terminées (je vous laisse deviner lesquelles !)
- un point sur un tome 2
- des nouveaux arrivages pour l'été :)

Je ne vous oublie pas, je lis, je lis, je lis :p
Belle journée !
Saleanndre

lundi 8 mai 2017

Quelques lectures... et une remise en question

Quelques lectures… après vous avoir dévoilé ma pensée…

Chers tous,
Ces derniers temps je suis fatiguée et surtout un peu lassée du blog. Je suis triste de ne pas échanger davantage avec vous via les commentaires, de voir que certains articles ne suscitent pas de réactions et que beaucoup de romans ne génèrent aucun débat. Je lis finalement maintenant beaucoup plus pour moi et mes élèves que pour la blogo… J’ai toujours heureusement mon petit groupe de blogueurs fidèles, mais les échanges restent à mon goût assez limités. Je cherche des idées pour rendre mon blog plus attractif, mais le manque de temps n’aide pas. De plus en plus j’ai le sentiment qu’écrire des articles est une tâche de plus à accomplir, et il me semble en avoir assez. Lire ne me coûte pas, écrire un peu plus…
Je ne veux heurter personne en disant tout cela. Je suis sans doute majoritairement fautive, n’étant pas présente sur les réseaux sociaux, ne publiant pas souvent, et ayant un design que je ne parviens pas à mettre à mon image. Et puis je pense que les nombreux réseaux sociaux qui existent aujourd’hui sont chronophages, et on manque de temps pour commenter chez les autres, moi la première.

Bon, j'ai écrit ça mercredi, là on est lundi... et finalement je ne suis pas aussi tranchée. Juste que je manque de temps... Donc des fois, je relègue le blog au second plan. Mais c'est toujours vrai que les échanges me manquent... Que pourrais-je faire pour rendre mon blog plus attractif ??

Je vis un renouveau concernant la lecture à travers les échanges que j’ai avec mes élèves. Je pense donc faire des articles moins fréquemment, uniquement quand j’en ai envie, et plus longs uniquement pour les SP et les livres que j’ai vraiment aimés.


Je vais donc vous parler aujourd’hui brièvement du dernier tome de la saga des Quatre Sœurs, que j’ai adorée, et du dernier roman de Pierre Bottero, Les Ames Croisées.
Geneviève est le dernier tome de la saga Quatre Sœurs. J’ai adoré retrouver les filles en vacances, qui rencontrent des garçons, s’amusent et découvrent la vie. Les fantômes des parents sont également très présents, ce que j’ai trouvé très touchant. Ils aident leurs filles dans les moments plus délicats de leur vie : la première fois, les amours contrariés, les difficultés familiales. Les sujets sont très variés dans ce tome, et c’est très appréciable. Pour en savoir plus je vous invite à lire mon avis dans l’article suivant.

J’ai aussi lu Les Ames Croisées de Pierre Bottero. Ce roman a été un vrai plaisir. Le style est toujours superbe, recherché, travaillé. Le vocabulaire est de grande qualité. L’histoire est aussi plutôt profonde : il y a une réflexion sur le pouvoir et le devoir, l’égalité entre les hommes, le dépassement de soi, la confiance en ce qu’on veut.
Nawel est une jeune fille de bonne famille, destinée à de grandes fonctions dans sa société. Mais un jour, elle abuse de son pouvoir et condamne au fouet une jeune femme…

J’avoue avoir détesté ce personnage au début. Je me suis dit : « Tiens, pour une fois, une héroïne n’est pas une fille sympathique et bourrée de bons sentiments. » J’ai aimé cela, et le fait que sa remise en question soit progressive. Elle devient finalement une Armure, une super-soldat qui va apprendre l’humilité, le dévouement et le combat. J’ai trouvé ce roman assez court au vue de tout ce qui est déployé, mais c’est aussi ce qui fait sa force. Bottero a réussi l’exploit de condenser en un seul tome ce que les romanciers contemporains délaient en trilogie. Un très beau livre


Un livre que je rajoute au dernier moment : Promise, d'Ally Condie. J'ai apprécié cette lecture, une dystopie dans laquelle la société est extrêmement contrôlante, au point de choisir les futurs époux et épouses de chaque jeune. Au fur et à mesure de l'histoire on en apprend de plus en plus sur cette espèce de dictature, dans laquelle les gens pensent qu'on veut le meilleur pour eux : leur nourriture est pesée et préparée spécialement, selon les besoins de chacun, le sommeil est enregistré, ils ont un emploi du temps millimétré, un couvre-feu, bref, très peu de libertés. Cassia, l'héroïne, prend peu à peu conscience des brides que lui imposent ceux qui les surveillent. Grâce à son grand-père surtout, qui lui confie quelque chose qui n'existe plus dans leur monde : un poème. En effet dans cette société seuls 100 chansons, 100 poèmes, 100 oeuvres d'art ont été conservés par rapport à ce qui existait jadis. Or là, elle hérite d'un poème original, devenu unique. Et ça la met en danger... D'autant plus que, un malheur n'arrivant jamais seul, elle se rend compte qu'elle est en réalité promise à deux garçons : Xander, son meilleur ami (étrange hasard !) et Ky, un garçon marginal, qui sait écrire (hé oui, dans cette société ils ne savent que taper sur des claviers !). Cassia va donc essayer de comprendre ce qui se trame, et surtout de reprendre les reines de son destin. 
J'ai passé un bon moment avec ce premier tome. Je pense que les autres seront moins originaux, puisque le plus intéressant selon moi dans ce roman inaugural est la découverte de la société dystopique. J'ai cependant un regret : les poèmes dont il est question de sont parfois même pas cités... C'est dommage, le roman tenait un intérêt littéraire qui tombe par conséquent un peu à l'eau. Toutefois je pense qu'il est plutôt exploitable avec des élèves; peut-être le ferai-je. 

mercredi 3 mai 2017

Power Club, tome 2 !

Power Club, Ondes de choc (tome 2), Alain Gagnol
Editions Syros
Format 154x225 cm
534 pages
17,95 euros
A paraître le 4 mai 2017

Je peux enfin vous dévoiler mes impressions suite à la lecture du tome 2 de Power Club ! Une série prometteuse, qui n'a pas déçu mes attentes. 
Merci beaucoup aux éditions SYROS et particulièrement à Véronique Delisle d'avoir pensé à moi pour les épreuves non-corrigées :). 

Face aux nombreux scandales qui secouent le Power Club, le gouvernement américain a décidé d’agir : Nora Scott, la nouvelle directrice, doit répondre à une commission d’enquête afin de déterminer si les super-héros ont encore lieu d’exister… Pour Anna, le retour à la vie normale est une illusion : ses pouvoirs n’ont pas disparu comme prévu et elle ne peut s’empêcher de jouer les super-héroïnes clandestines. Au cours d’une de ses interventions, elle laisse une profonde trace de main dans un pilier de fer de la tour Eiffel. Cette découverte bouleverse le monde entier : un super-héros inconnu est en activité à Paris. Or la technologie des boosters est l’exclusivité du Power Club, et elle est aussi précieusement gardée qu’une arme atomique… Si elle se fait remarquer, Anna risque très gros.

Tout un programme ! On peut dire que la vie de notre Anna internationale ne va pas être de tout repos. Après une petite déprim’ post Boosters, c’est avec une joie un tantinet crispée qu’elle retrouve sa joyeuse bande… un peu comme on retrouve une armada de petits cousins adorables mais tellement turbulents ! Elle ne peut jamais lézarder tranquillement, il faut sans cesse qu’ils la sollicitent. Bon là, c’est pour la bonne cause : sauver des gens. Mais Anna s’attire ainsi beaucoup d’ennuis : des histoires avec ses parents qui pensent qu’elle a un amoureux (ça j’ai beaucoup aimé), des problèmes au lycée et surtout des soucis avec le Power Club. Heureusement que Lisa est là pour la soutenir dans les embrouilles quotidiennes, mais en ce qui concerne Nora Scott et les autres, les affaires se corsent... Anna va devoir grandir plus vite que prévu et mûrir. Passer un séjour en prison, combattre une sorte de monstre et surtout montrer sa bonne foi à tous demande une bonne dose de témérité. Son self contrôle et son courage sont remarquables, et on sent véritablement une évolution dans le personnage.

Pourquoi j’ai aimé ce roman ?

J’ai aimé ce deuxième tome justement parce qu’Anna grandit, et est confrontée, en plus de ses devoirs de super-héroïne clandestine, aux atermoiements de son âge. L’amour a plus de place dans ce deuxième opus que dans l’autre. Anna devient une vraie femme, confrontée à des difficultés qui dépassent aussi celles de la fin de l’adolescence. Quand on pense qu’elle a reçu cette inscription au Power Club un an plus tôt comme un cadeau inespéré, c’est finalement devenu un cadeau bien empoisonné ! J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que certains personnages secondaires prennent davantage de place, comme Lisa qui parvient à nous faire rire dans les moments les plus tragiques, et l’avocat de la famille, Roland, qui devient plus qu’un allié pour Anna. Les autres super-héros (sauf deux) ont beaucoup moins de place également, ils ne sont plus du tout des vedettes comme avant. Encore une fois Alain Gagnol parvient à conférer une dimension didactique à son livre, une réflexion sur le pouvoir, les abus, les dangers des nouvelles technologies. Le tout sans qu’on s’en rende compte, emportés que nous sommes dans le déferlement d’actions et de coups de théâtre. Tout m’a semblé très bien mené et adroitement ficelé malgré l’abondance d’évènements. Les ondes de choc sont nombreuses dans ce deuxième opus de la saga Power Club ; le titre n’a pas été choisi au hasard ! D’ailleurs le premier choix était « la vie secrète », qui semble judicieux par rapport au début du roman, mais ce dernier choix s’adapte mieux au reste.

J’ai donc passé de bons moments de lecture avec ce roman, et ai hâte que les fans de la première heure puissent le découvrir ! Personnellement j’ai préféré le tome 2, plus fouillé, plus nuancé. Tout comme son personnage, le récit d’Alain Gagnol a gagné en profondeur et maturité. 

dimanche 23 avril 2017

Bilan de vacances

Voilà, les vacances vont bientôt toucher à leur fin (déjà...) et je n'aurais pas lu énormément. Mais comme ce qui compte c'est la qualité et non pas la quantité (on se console comme on peut ^^), je peux dire ce que ce furent de plutôt bonnes vacances livresques.


Ma magnifique découverte a été celle de la série Quatre Soeurs, que ma collègue du CDI m'a prêté. Merci à elle :)
Dans Quatre Soeurs, il y a en fait 5 jeunes filles : Charlie, 23 ans, Geneviève, 17 ans, Bettina 15 ans, Hortense 12 ans et Enid 9ans. Elles vivent seules dans une grande maison depuis que leurs parents sont décédés dans un accident. Chacune des soeurs a des traits de caractères bien particuliers : Bettina passe son temps dans la salle de bain et lit des magazines de filles, Geneviève la douce pratique la boxe thaï (en douce), Hortense se prend de passion pour le théâtre malgré un trac fou et Enid se fait des amis de n'importe qui (la chauve-souris dans l'arbre ou le gnome des toilettes). 

J'ai lu les trois premiers tomes, qui portent le nom d'une soeur (Enid, Hortense et Bettina). Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, chaque tome ne s'intéresse pas uniquement à la soeur éponyme. L'histoire des filles s'écrit au fil des tomes, avec son lot de rebondissements. 

Pourquoi j'ai aimé cette série ? (et pourquoi j'ai hâte de lire le tome suivant !!!)

Le style est exceptionnel ! On peut être un peu dérouté au début d'ailleurs, puisque les jeux de mots et traits poétiques se mélangent aux surnoms et autres habitudes de la petites famille. Un joyeux galimatias donc. Une fois qu'on y est habitué, on prend un immense plaisir de lecture. On est loin du style plutôt plat qui caractérise malheureusement maintenant beaucoup de romans jeunesse. J'ai eu un peu l'impression d'un mélange à la Pennac, teinté de sonorités à la Boris Vian; un petit bijou donc. 

Les personnages. Ces filles sont juste géniales. J'ai un petit faible pour Bettina, qui découvre les souffrances de l'amour. En plus elle a un sacré caractère. Charlie aussi est chouette, un peu mystérieuse (c'est la seule à ne pas avoir de tome à son nom). Le dernier tome permettra sans doute de découvrir davantage Geneviève. 

Et puis ce roman ne laisse définitivement pas son lecteur s'ennuyer, à coup de petites phrases bien placées, de coup de théâtre et d'apparitions de fantômes (les parents reviennent aider leurs enfants.) J'ai vraiment apprécié le charie-varie qui règne dans la maison des Verdelaine, tout comme dans le style. 

Des romans que je conseille aux ados qui apprécient les histoires un peu loufoques mais qui sonnent justes. Attention au style qui peut en dérouter certains, mais qui justement leur fait toucher un petit bout de littérature.

J'ai aussi lu le deuxième tome de la Trilogie du Mal de Maxime Chattam, In Tenebris. Ce roman m'a vraiment tenue en haleine. Après m'être habituée à son style - un peu en dessous pour moi de celui de Franck Thilliez- j'ai sombré dans les méandres de cette histoire très glauque. Je savais que ça allait être gore, comme j'avais déjà lu le premier volet. Et forte de mon "expérience" nouvelle en matière de thrillers, j'ai été bien moins choquée que j'avais pu l'être par cette première lecture. Bien qu'il y ait encore des descriptions plutôt crues, j'ai trouvé l'histoire assez bien ficelée, avec beaucoup de rebondissements. J'ai également apprécié le binôme Annabelle et Joshua, qui ne sont pas sans rappeler Sharko et Hennebelle, en moins tourmentés.
Je n'en dirai pas davantage, à vous de découvrir cette histoire de 600 pages, qui se dégustent sans problème.


Et vous, quelles sont vos dernières lectures ? 


mardi 11 avril 2017

La saga DIMILY



Même si je n’ai pas encore lu le tome 3, je tenais à vous faire une petite chronique sur les deux premiers opus de la saga DIMILY que j’ai découverte et dévorée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

Pour faire bref, ces romans racontent l’histoire d’Eden, une jeune fille dont les parents se sont séparés, et qui part quelques semaines vivre avec son père à Los Angeles. Là-bas elle rencontre ses demi-frères par alliance, et l’un d’eux n’est autre que Tyler…celui qui va devenir l’amour de sa vie (rien que ça^^) !

Ce que j’ai aimé :

> Le personnage d’Eden. Elle a eu des problèmes d’anorexie, ses anciennes amies se sont beaucoup moqué d’elle et elle en a souffert. Elle semble très sensible par ailleurs, et je me suis bien identifiée à elle. Le personnage de Tyler, exécrable dans le premier tome, s’amende dans le suivant.

> L’histoire d’amour impossible entre deux membres d’une même famille, moins extrême que dans Forbidden ceci dit.
> Découvrir NY à travers les yeux d’Eden dans le tome 2.
>La jeunesse de l’auteur (ou autrice ??!!), qui a écrit des romans de grande qualité vu son âge !


Ce que j’ai trouvé bien plus plat (et je comprends que ça en rebute certains…) :

Les personnages secondaires sont très (trop !) caricaturaux.
Les sentiments d’Eden sont parfois surfaits, à coup d’eau de rose de synthèse.
Les problèmes de Tyler sont eux aussi exagérés par moments.
Le premier baiser d’Eden et Tyler tombe comme un cheveu sur la soupe, même si on s’y attend.
Il y a trop de revirements de situations, mais c’est ce qui permet à la série de compter trois volumes ^^.

Malgré ces petits défauts, ces romans ont le mérite de se lire comme on regarde une série, tout d’un coup, sans prise de tête, avec des rebondissements au bon moment. Il me tarde de lire le tome 3 car je suis certaine de passer des moments de vraie détente.

Et vous, les avez-vous lus ? Qu’en avez-vous pensé ?

dimanche 9 avril 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sur son transat ?



Hé oui le soleil est très haut dans le ciel bleu aujourd'hui et c'est sur mon transat que je lis. Je me suis seulement un peu rentrée pour vous écrire ce petit article.







Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 




Le deuxième tome de la saga DIMILY m'a été prêté par mon élève et du coup je n'ai pas pu résister à la tentation de savoir ce qu'il advenait des aventures de Tyler et Eden. Je l'ai lu en une journée..!! Je vous ferai une chronique très rapidement pour vous parler des deux premiers tomes. 

Sinon j'ai presque fini le deuxième tome de Power Club, ondes de choc, en épreuves non corrigées et ai hâte de pouvoir vous en parler parce que j'ai encore une fois beaucoup aimé ma lecture, presqu'encore plus que le premier volume !

Un livre que j'ai abandonné...



Contrairement à ce que j'avais imaginé, je n'ai pas poursuivi ma lecture de Love Letters to the dead. Etrangement je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, que j'ai trouvée un peu lente et plan plan... Je ne l'ai pas encore rendue à l'élève qui me l'a prêté, pour voir si je lui laisse une autre chance, mais je crois que c'est fichu pour ce roman... Dommage, parce que clairement la couverture est magnifique !

Qu'est-ce que je compte lire après ? 

Pour ces vacances, je n'ai que l'embarras du choix avec tous les romans qu'on m'a prêtés !
Je vous en fait un petit florilège, dites-moi ce que vous en pensez ! 


J'ai encore d'autres romans dans ma PAL, mais tous ces romans m'ayant été prêtés récemment, ils sont légèrement prioritaires :).