jeudi 31 décembre 2015

Mémoires d'elles

Mémoires d'elles, T. Greenwood
J'ai découvert ce livre encore une fois par hasard, sur les conseils de ma maman qui l'a adoré. 
Et encore une fois, j'ai eu bien raison de m'y attarder

Billie vit une vie plutôt morose dans un quartier résidentiel. Elle n'arrive pas à avoir d'enfants, mais a adopté deux petites filles. Un jour, alors qu'elle croit être enceinte et espère, un évènement vient bouleverser sa vie : de nouveaux voisins s'installent en face de chez elle. Eva est elle aussi maman, et enceinte. Les deux femmes vont se lier d'amitié.
Attention, je vais spoiler un peu dans cet article !
Eva et Billie vont en réalité lier une relation qui dépasse la simple amitié. Leur histoire devient alors encore plus touchante, puisque dans les années 60 aux Etats-Unis, il ne fait pas tellement bon être homosexuelles. Se voir, passer quelques instants ensemble, va devenir une lutte permanente. Et lorsque leurs maris respectifs s'en mêlent, leur relation va tendre vers l'impossible.

Je m'attendais à ce que ce roman traite simplement de l'histoire d'amour entre les deux femmes. Je me disais d'ailleurs que ça risquait d'être assez (trop?) détaillé, puisqu'il fait presque 600 pages. Mais j'ai été agréablement surprise par cette histoire, qui nous tient en haleine et émeut beaucoup. On a envie qu'Eva et Billie puissent s'aimer sans contraintes; leurs sentiments sont vraiment purs et profonds. Mais c'est sans compter les bâtons dans les roues que leur mettent leurs maris, leurs enfants et la société. J'ai été particulièrement ébranlée par ce que Billie raconte des comportements de son mari, qui se transforme dès qu'il touche à l'alcool. Celui d'Eva n'est pas mieux, puisqu'il la bat. 
Il ne faisait vraiment pas bon être une femme dans les ces années-là...
Finalement, la question de l'homosexualité est traitée sur le même plan que les difficultés que pouvaient rencontrer les femmes à l'époque. Eva et Billie vivent une histoire d'amour très touchante, avant d'être une histoire homosexuelle. Leur combat pour faire exister leur couple est rude, hasardeux. J'ai trouvé le roman plein de rebondissements, avec des moments heureux et d'autres vraiment bouleversants.  Comme dans Le Secret de Brokeback Mountain, j'ai été très émue par la relation et l'amour qui unit les deux êtres, peut-être plus fort que ce qui unit une homme et une femme. L'interdit et le tabou que revêt leur histoire à cette époque lui donne une dimension supplémentaire que je trouve tellement belle... Je pleure à chaque fois en regardant ce film d'ailleurs.

Bref, j'ai vraiment aimé ce roman, un hymne féministe à l'amour, plein de tendresse, de passion et aussi de suspense. On ne s'attend pas à ce qui va se arriver. L'alternance entre le récit de Billie au moment de la narration (dans les années 2000) et celui de son passé, qui semble étrange au début, sert finalement à rendre le suspense plus prégnant dans le dernier tiers.
Un très joli roman, à lire sans a priori. 

lundi 28 décembre 2015

Haul de Nowel

En exclusivité, mon craquage du lendemain de NOWEL !!
La Reine des Neiges n'est pas qu'une rengaine musicale finalement :p
Depuis le temps que je le voulais : lecture parfait pour la saison :)


J'en profite pour faire un peu de pub pour la gigantesque et géniale librairie Mollat de Bordeaux. Des livres en VO en pagaille, et TOUS les livres de littérature jeunesse que vous voulez. Je n'avais d'ailleurs jamais vu cette série en librairie. Donc j'ai craqué :).


J'ai aussi acheté, quelques jours avant Noël, un livre dont j'avais très envie : un panorama sur l'art. J'ai envie de me perfectionner dans ma connaissance de l'Histoire de l'art. Je ne m'y connais pas mal dans celle de la Littérature (on ne fait pas 5 ans d'études dans ce domaine pour rien...) mais alors, en Histoire de l'art, je ne suis pas du tout au point. Par conséquent, cet ouvrage devrait me permettre de progresser. Je vous tiendrez au courant, pourquoi pas en publiant quelques tableaux emblématiques de temps à autres... ? 
JOYEUSES LECTURES DE NOEL à tous et toutes :)

mardi 22 décembre 2015

Toi et moi à jamais

Toi et moi à jamais, Ann Brashares 

Comme pour le précédent, j'ai découvert ce roman par hasard au CDI. La documentaliste m'a dit que ça avait été un coup de coeur pour elle, donc je n'ai pas hésité longtemps. Et j'ai eu bien raison.
En deux jours, j'avais fini le livre. L'histoire est captivante, touchante, avec le style qui va avec. 

Paul et Alice se connaissent depuis qu'ils sont tous petits. Chaque été ils se retrouvent sur une île des Etats-Unis, où tout le monde marche pieds-nus. Immuablement, ils se retrouvent autour de Riley, la soeur d'Alice et la meilleure amie de Paul. Elle est fougueuse, heureusement, toujours prête à sa jeter dans la mer déchaînée. Alice est différente, plus pondérée, plus réservée. Mais c'est elle que Paul aime par dessus tout. Ils ne se le sont jamais avoué, jusqu'à cet été de leurs 21 et 24 ans. Alors tout change. Mais ce n'est pas ça qui bouleverse alors le plus leur vie : Riley est malade, elle qui a toujours été un modèle de force de vie...

La première partie du roman, concentrée sur l'amour que se vouent Paul et Alice et qu'ils ont du mal à s'avouer, est très poétique. J'ai vraiment apprécié le style de cette auteur. Je n'aurais pas cru que l'auteur de Quatre filles et un jean avait une telle plume. Sans doute parce que je n'ai jamais lu Quatre filles et un jean et qui je suis perclus d'a priori sur le style dans la littérature de jeunesse... Qui pourtant, je le découvre peu à peu, peut être carrément génial.  
En plus ce roman n'est pas seulement une histoire d'amour. Il est aussi question du passage à l'âge adulte, question traitée avec beaucoup de subtilité et d'intelligence. Paul et Alice, sur cette île, se sentent encore comme les enfants qu'ils étaient depuis des années; et pourtant, les responsabilités de la vie adulte les menacent. Ils ne vont d'ailleurs pas tarder à être happés par son tourbillon avec la maladie de Riley. 
La deuxième partie du roman est plus triste, plus sombre. La première n'était pas non plus très pétillante, mais on avait de l'espoir pour les personnages. Là, on commence à douter... Quelle sera l'issue ? Est-ce qu'on aura droit à un happy end ? J'ai vraiment vécu ma lecture, ce qui est assez rare. J'ai eu envie de que ça s'arrange bien entre Alice et Paul, qu'ils vivent enfin au grand jour cet amour tu depuis des années. J'ai même pleuré à la fin, pour vous dire.

Ce roman pour ados date de 2007. Je suis presque triste de ne pas l'avoir découvert avant, mais mieux vaut tard que jamais. Je comprends pourquoi ça a pu être un coup de coeur au CDI du lycée. D'ailleurs ça se voit à la couverture, toute cornée. Il a été beaucoup lu. Pas de traces de larmes, mais ça aurait pu. 
Ados ou adultes, n'hésitez pas à vous y jeter. Encore une fois, la littérature de jeunesse nous prouve qu'elle a autant voire plus de choses à nous dire que les autres littératures !

Et vous, l'avez-vous lu ?

samedi 19 décembre 2015

Une histoire de soeur

Frangine, de Marion Brunet 

J'ai pris ce roman par hasard au CDI du lycée pour les vacances... et je l'ai terminé hier. Or hier était seulement le premier soir des vacances. On peut donc dire que j'ai beaucoup aimé, vraiment. La vitesse de lecture est souvent proportionnelle au goût que j'ai pour le livre. Donc là, c'est plutôt pas mal ! 
Frangine raconte l'histoire émouvante d'une famille heureuse, épanouie, soudée, mais un peu différente. Joachim et Pauline ont deux mamans, Maman et Maline. Tout roule pour eux jusqu'au jour où Pauline, la frangine du narrateur, rentre au lycée. Sa situation familiale passe assez mal auprès de ses camarades. La suite va de soi, on n'est pas tellement surpris. Mais là où l'auteur est fine, c'est dans la manière de raconter cette histoire. A travers le regard de Joachim, jeune homme de 17 ans qui découvre l'amour (envers sa soeur, sa copine et ses mamans), elle nous fait plonger dans l'univers de tous les membres de cette famille très touchante. C'est ce que j'ai apprécié : que tout ne soit pas centré sur Pauline. Dans un ordre totalement aléatoire, il nous raconte Maline, Maman, Pauline, et même la grand-mère distante. Si les points de vue sont assez aléatoires, le cadre temporel est bordé par le premier trimestre, de la rentrée de septembre à la fête du Nouvel An. En somme la narration est bien menée, ce qui est un atout en plus pour ce roman déjà touchant. 

A qui s'adresse-t-il ? 
C'est typiquement un roman pour les lycéens, puisque les principaux protagonistes sont au lycée; toutefois je pense qu'il est destiné à tous ceux qui, ados et adultes, ont envie de voir traitée la question de l'homo-parentalité d'une manière douce mais ferme. Il n'y a pas de faux semblants dans ce roman; quelques bons sentiments oui, mais ça fait du bien. 
En tant qu'enseignante, j'ai apprécié lire un roman écrit du point de vue d'un ado. Je comprends encore un peu mieux à quel point la vie au lycée peut être compliquée pour les jeunes. La cour de recrée peut être une vraie jungle, et entre eux ils ne se font aucun cadeau. Entre nous, je suis assez contente que cette période soit derrière moi...

Quand lire ce roman ? 
N'importe quand, quand vous avez envie d'être un peu ému, un peu chamboulé, un peu bousculé aussi. Ce n'est pas un roman feel good, mais il fait passer un moment agréable, tout en nous faisant réfléchir. Pas mal en somme. 

Ce roman est sorti en 2013, mais tout ceci est encore et toujours ô combien d'actualité. Alors n'hésitez pas !

dimanche 13 décembre 2015

La déclinaison du frisson

A la vue du titre, on se demande bien de quoi je vais bien pouvoir vous parler. Et bien tout simplement de deux thriller, mais bien bien différents l'un de l'autre. Je ne sais même pas si on peut qualifier le second ainsi, mais en tout cas il s'agit d'un roman à suspense. Thriller psychologique peut-être... Bon, trêve de tergiversations, je vais tout de suite vous présenter les livres en question.

Le premier est Alex, de Pierre Lemaître. Ce thriller fait pas mal parler de lui depuis quelques années, et il m'a semblé un incontournable. Une amie me l'a prêté il y a quelques temps et je me disais bien que je finirais par le lire. 
Je n'ai absolument pas regretté mon choix. J'avais déjà lu Robe de Marié de cet auteur et avais plutôt aimé. Je crois tout de même que j'ai été encore plus happée par Alex. Je n'ai pas pu décrocher des 150 premières pages, quand cette jeune fille un peu étrange se retrouve enfermée dans une cage par un psychopathe. On se dit que l'histoire va s'en tenir là, que les descriptions vont être atroces, en attente d'un sauvetage qui ne viendra que tardivement. Mais ce sauvetage arrive bien plus tôt que prévu, accompagné d'un coup de théâtre de dingue. On comprend alors qu'Alex n'est pas celle qu'on croit; elle n'est pas seulement une victime. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas spoiler mais en tout cas, on est surpris. La seconde partie du roman m'a moins captivée pourtant. J'avais hâte de connaître le dénouement, qu'on pouvait deviner au bout d'un moment. Toutefois l'alternance des récits entre ce qui vit Alex et l'enquête de Camille Verhoeven m'a plutôt plu. Au début j'avais surtout hâte de savoir ce qui allait arriver à Alex. Cette fille a une personnalité incroyable et un courage inextinguible. On ne le croirait pas quand elle se fait enlever, et c'est là que l'auteur a été plus qu'astucieux. Il brouille les pistes de la psychologie des personnages dès le début, pour notre plus grand plaisir. J'ai aussi aimé découvrir les atermoiements de l'inspecteur, petit en taille mais grand professionnel. Alex est en fait une suite, et dans le roman précédent, la femme de Camille est morte. Il se remet difficilement de son deuil, et cela se ressent dans son travail. Enquêteur attachant, il rejoint pour moi la famille des Adamsberg and co. 
Ajoutez à une intrigue ingénieuse un style souple et coulant. Autant vous dire que j'ai passé un bon moment, et que je ne suis pas surprise du succès qu'a rencontré ce thriller. Même si j'ai lu la fin en diagonale, ça n'entache en rien sa qualité. 

Le second livre que j'ai lu (ouhlà, deux livres en dix jours, que se passe-t-il ?! Il semble que je retrouve un rythme de croisière plutôt agréable !) est bien moins connu. Il s'agit de Petits Goûters entre amies, de Louise Millar. Je ne connaissais pas du tout ce roman avant que maman me le conseille. Je suis parfois un peu réticente face à ce genre de roman dont la couverture fait hésiter entre la romance un peu sucrée ou le bon sentimentalisme limite écoeurant. Mais finalement je n'ai pas été trop déçue. J'ai même adoré la moitié du livre.
Pour faire court : il est question de trois femmes dans ce roman, dont deux sont mamans. Amies depuis quelques courtes années, Cassie et Sally gardent leurs enfants ensemble, vont au parc et dînent l'une chez l'autre. Mais sont-elles vraiment amies, telle est la question. Tout s'accélère le jour où la nouvelle voisine, Debs, une femme un peu cinglée, débarque dans le quartier. Cassie essaie de reprendre le travail mais Rae, sa petite fille souffrant d'une malformation cardiaque, lui met malgré elle des bâtons dans les roues. Un jour que la voisine s'occupe d'elle, tout bascule...
Vu comment je présente les choses, on dirait que ça va être super glauque. Mais finalement, pas tant que ça. La tension est plutôt psychologique, et l'univers celui des faux-semblants. Les chapitres alternent entre les points de vue des trois femmes, avec un récit à la première personne pour Cassie. La jeune femme n'est pas gâtée par la vie mais fait tout pour s'en sortir. C'est ce que j'ai préféré : suivre ses pérégrinations, la reprise du travail, ses interrogations sur son amitié avec la voisine. En fait, ce livre, c'est un peu Desperate Housewives mêlé à un style très anglais à la Alexander McCall Smith. La vie de banlieue tranquille qui cache les pires vices de moeurs. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas spoiler. 
En tout cas j'ai passé un très bon moment avec la première moitié du livre, mais ensuite tout se profile un peu trop vite et on est un peu déçus par le dénouement, finalement assez prévisible. Je l'ai tout de même qualifié de thriller psychologique parce qu'il y a une grosse part de suspense, et des personnages un peu fous. Niveau étude de moeurs, c'est assez préoccupant ^^. Heureusement que tous les Anglais ne sont pas comme ça...Finalement l'histoire personnel des personnages est assez triste. Deux d'entres elles souffrent, et l'une fait souffrir les autres. On plonge au coeur de la folie humaine, l'une dévoilée, l'autre larvée. C'est assez fin au niveau de la psychologie et de la manière de présenter les choses, mais il y a pas mal de longueurs. Comme pour Alex, j'ai lu la seconde moitié en diagonale (et je l'ai finie aujourd'hui, ce qui me permet de faire un double article et de commencer un nouveau roman, youpi !). 
Je ne clamerais pas qu'il faut le lire; je ne dirais pas non plus qu'il faut passer votre chemin. On passe un bon moment, mais ça n'est pas le chef-d'oeuvre de l'année. 


lundi 7 décembre 2015

TAG improvisé : Vivre avec ses livres

Un petit article un peu différent, pour donner un peu de dynamisme à mon blog en hibernation. J'en ai un peu assez de n'y voir que des couvertures de livres et des chroniques, alors un peu de nouveauté grâce à mon cher Ludo ! Il m'a taguée dans un article intitulé "Etre avec ses livres". Ce seul indice m'a mis en joie, car je me suis dit qu'il allait être question de notre relation "charnelle" avec nos livres. Tout un programme ! Mais en fait, il ne s'agit pas de ça, mais de donner des titres de livres en lien avec nous. Le titre aurait plutôt été alors "Moi à travers mes livres ou un truc du genre" ^^. Bref, comme ça m'avait inspiré un truc, que j'avais envie de faire un TAG mais que je suis absolument incapable de retrouver des titres de livres et des personnages qui me correspondent, je vais faire un truc à ma sauce. (Oui je suis absolument incapable de vous dire à quels personnages je m'identifie, lesquels sont mes préférés, dans quel univers romanesque je voudrais vivre ou quoi que ce soit. Les livres sont pour moi avant tout des objets d'art, des créations nées de l'esprit de quelqu'un. Ils ont leur âme propre, qui pour moi réside dans tout leur macrocosme et pas seulement dans quelques détails qui m'auraient marquée. D'ailleurs je ne retiens jamais vraiment les détails... Je suis plus sensible à l'ambiance que me laisse le livre, et je me souviens mieux de moi en train de le lire (un peu à la Marcel dans De la lecture, quand il évoque sa meilleure mémoire des lieux que du livre)). Bref, je suis un peu bizarre je crois, mais je suis incapable de répondre aux trois quart des TAG qui existent et qui demandent de dire quel est son héroïne féminine préférée ou son boyfriend de roman idéal... D'ailleurs je n'arrive même pas à incarner les personnages dans mon esprit. Ce sont vraiment des silhouettes de papier. Je crois que je suis une littéraire insensible ^^.
Enfin pas si insensible que ça puisque je suis toujours marquée par les livres, ces beaux objets, qui sentent, changent de couleur, de forme, d'épaisseur,... ce sont pour moi des objets mouvants, vivants, et ils m'accompagnent toujours quelque part. Alors je vais essayer de créer un petit TAG en leur honneur : Vivre avec ses livres

Forme, couleur, senteur; vieux, neuf, d'occasion, cornés, ... les livres sont tous différents, et donc uniques. Le même roman (et rien de plus parlant qu'une salle de classe pour constater ça !) peut avoir des couleurs, des odeurs, des formes différentes. Si le lecteur est de ceux qui cornent les pages, s'il est de ceux qui le couvrent, le protègent, le bichonnent ou au contraire le laissent traîner raturé, vous n'aurez pas le même livre. Quel est votre genre alors ? 
Moi j'aime plein de livres différents. A une époque j'adoraient qu'ils soient vieux et qu'ils sentent cette odeur si particulière de "vieux livres". Piqués de rouille parfois, les pages jaunies exhalaient pour moi une senteur très très particulière, que j'adore retrouver aujourd'hui. ça arrive parfois en bouquinerie et avec les livres d'occasion. J'adore. Mais il ne faut pas qu'il soit corné par contre, là je n'aime pas. Je n'apprécie pas trop non plus quand il est gribouillé, sauf une fois, un exemplaire d'A l'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs, que j'avais adoré lire après un étudiant fanatique du crayon à papier. Le livre était épais d'avoir été travaillé, trituré, et j'avais adoré ça. Je le garde d'ailleurs précieusement. J'ai aussi un exemplaire de Jane Eyre que j'adore : un de ces vieux livres dont il fallait couper les pages ! Il a une épaisseur un peu aérienne que je trouve hyper charmante. Sinon j'aime aussi les livres neufs, tout neufs, tout beaux. En fait, ce que je n'aime pas, c'est le livre assez neuf mais crachou. Genre les romans de pas mal de mes élèves. Beurk. Inutile de vous dire que je n'aime pas trop emprunter en bibliothèque. Je préfère acheter d'occasion. 

Les livres sont nos compagnons de tous les jours. Comment les traitons-nous ? 
Fana de lecture que nous sommes, nous avons forcément une manière bien personnelle de manipuler, poser, transporter et lire nos livres au quotidien. Pour ma part, je fais attention à mon livre. Je ne corne pas la tranche si c'est possible (sur certains gros romans anglophones en particulier, c'est quasiment inévitable...), je ne le touche pas si j'ai les mains sales (je ne suis pas tocée hein, c'est juste que de toute façon je n'aime pas sentir que j'ai les mains qui collent, donc je les lave dès que ça me chafouine ^^), je le pose sur une surface propre (le plus souvent le canapé ou la table de chevet, pas sur la table de la cuisine par exemple, je suis traumatisée par les livres de bibliothèque collants de confiture !), fermé, avec un maque-page. En fait, je les respecte, parce que j'ai envie d'avoir un objet agréable entre les mains. Même quand ce sont des livres d'occasion. 
Du coup j'ai du mal à prêter mes livres... sauf à certaines personnes, que je sais être hyper soigneuses.
Bon ok... je suis maniac des livres...

Le livre dans les transports 
Ce n'est plus mon cas, mais nous sommes nombreux à prendre le train ou autres transports en commun assez régulièrement. Alors forcément, on emporte un livre. Quand j'étais étudiante, c'était mon salon de lecture ambulant. J'adorais lire dans le train, et je lisais beaucoup. Mais dans ces circonstances, le livre court les plus grands risques. Ballotté, écrasé, il peut nous revenir dans un sale état. Je fais donc toujours attention d'avoir un sac assez grand pour qu'il ne soit pas corné (sauf les livres d'occasion, eux ils peuvent être écrabouillés dans le sac, ça leur donne un petit côté sauvage en plus ^^). Il m'est même arrivé de mettre ma lecture en cours dans un sac plastique (et pourtant je vous jure, je ne suis pas tellement maniaque ^^) pour qu'il ne soit abîmé par rien... (genre mon exemplaire VO d'Hunger Games... Je l'ai lu dans le train et je le mettais dans son plastique quand je faisais une pause... heureusement que je ne fais ça qu'avec les livres :p..). 

Livres et activités du quotidien
Qui n'a jamais eu envie de lire dans son bain ? de lire en marchant dans la rue ? en faisant la vaisselle ? la cuisine ? à table ?
J'ai toujours eu envie de tout ça; mais clairement, marcher dans la rue avec un livre c'est quasi impossible. Je parle d'expérience. On doit s'arrêter pour retrouver sa ligne parce que ça tressaute. Autant vous dire que ce n'est pas super confortable. En faisant la vaisselle non plus, mais là je n'ai même pas tenté. Pour ça il faudrait le livre audio. Mais sinon, dans le bain, j'ai déjà essayé et... je n'ai pas tenu deux pages. Les doigts mouillés sur le livre ??! Hérésie ! Pourtant j'ai une copine qui le fait tout le temps, et ses livres ne sont même pas gondolés. Je ne sais pas comment elle fait...
Sinon en faisant la cuisine ce n'est pas mon truc (dès que ça colle, j'évite !). Les tâches sur les livres, c'est horrible. Mais lire en mangeant, je crois que certains le font... J'attends vos témoignages !
(Ah si une fois j'ai lu en mangeant : c'était à la sortie du tome 5 d'Harry Potter. Je vous raconte pas les précautions que j'ai prises, mais j'ai lu au petit-déj' !)

Les livres dans la maison
Où rangez-vous vos livres ? Dans une bibliothèque ? Sur une pile par terre ? Et la poussière ? 
La plupart du temps j'essaie de ranger mes livres dans une bibliothèque, bien au chaud. Mais il m'est arrivé de faire des petits tas par terre (jamais de hautes piles), surtout avec les livres d'occasion. ça avait un certain charme. J'avais aussi l'étrange manie de laisser pêle-mêle quelques livres sur et sous ma table de nuit, quand j'étais ado. Ils finissaient par être couverts de poussière et jamais lus, mais ils étaient là. D'ailleurs je ne fais pas trop la poussière sur mes livres... les pauvres... enfin peut-être que ça leur tient chaud ? 

Voilà, je crois que j'ai un peu fait le tour de ce que je voulais vous dire sur ma relation intime avec mes livres... Peut-être que d'autres idées me viendront, en tout cas je n'hésiterai pas à rajouter des choses. Sans doute qu'un TAG de ce genre existe déjà mais créer celui-là m'a bien plu, puisque c'est un aspect de la lecture que j'adore : la relation avec le livre. 
Bref, je crois que vous avez compris ^^.
Je vais nommer quelques livrovores pour l'inaugurer : mon petit Ludo forcément, mais aussi ma chère Eniaa, ma douce Accalia et ma mimi Margaud. Et puis aussi Emma parce que je parle de Marcel :). 

dimanche 6 décembre 2015

Le testament d'Olympe

Forte de ma bonne expérience avec l'Echange des Princesses, je me suis dit que ce roman devait aussi valoir le coup. Chantal Thomas a le don de nous faire voir l'Histoire d'une manière différente, par la petite porte, sans apparats et fioritures, et c'est ce que j'apprécie.
J'avais envie d'un livre qui me permette de retrouver un peu l'ambiance de Seul sur Mars, un roman qui me fasse suivre les atermoiements d'un personnage en proie à un destin un peu hors du commun... et je ne sais pas pourquoi, dans la librairie, je me suis arrêtée sur les livres de Chantal Thomas. J'ai acheté Le Testament d'Olympe mais aussi Les Adieux à la Reine, celui qui a obtenu un prix. Et dès que j'ai eu fini ma lecture commune de Seul sur Mars avec Eniaa, je me suis lancée dans l'histoire d'Olympe. J'avoue avoir été un peu déroutée au début. Je ne m'attendais pas à un style si balzacien. J'ai trouvé qu'il y a avait quelques longueurs à la mise en place de l'intrigue.
En plus l'histoire d'Olympe ne vient qu'en seconde partie du livre. Le début est consacré au récit de sa soeur Apolline qui, après la fugue d'Ursule (alias Olympe) part vivre dans un couvent. Elle nous raconte sa vie là-bas et l'inquiétude qu'elle ressent pour sa soeur disparue. Ce n'est que vers la fin du premier tiers du livre (qui n'est pas gros d'ailleurs) qu'il est véritablement question du testament d'Olympe que présageait le titre. Apolline arrive un beau jour à Paris et est conduite au chevet de sa soeur mourante. Celle-ci lui remet alors quelques feuillets...
La vie d'Olympe a véritablement commencé à Paris, lors de sa rencontre avec le duc de Richelieu. Celui-ci se prend d'affection pour elle et finit par la présenter au Roi, dont elle devient la favorite. Ce sont les moments que j'ai préférés : les rendez-vous secrets avec le Roi, qui dévoilent une dimension très ordinaire de la personne royale. Mais c'est aussi très triste, puisque la pauvre Ursule souffre de cette situation où elle n'a aucune place légitime, dans laquelle son fils n'est qu'un bâtard et où son destin peu changer selon le bon vouloir d'un autre.

C'est une histoire bien tragique que nous raconte Chantal Thomas. Mais comme avec l'Echange des Princesses, j'ai aimé voir l'Histoire sous un autre jour, à travers les alcôves, les chambres secrètes et les bouges peu reluisants d'un Paris en proie aux maladies et à la famine. La véritable existence des personnes de l'époque, qui n'ont alors plus une vie un peu stéréotypée par la distance historique, mais une existence rendue individuelle et tragique sous la plume d'un auteur. 
Ce n'est sans doute pas le meilleur roman de cette auteur (j'attends de lire Les Adieux à la Reine pour le prononce encore plus avant), mais ce n'est pas non plus un mauvais livre. J'ai passé un bon moment et apprécié découvrir les existences de deux jeunes femmes dans les tourments du XVIIIème siècle. 
Je crois que ce genre de roman sur trame historique sera toujours une valeur sûre pour moi, qui aime connaître des détails de la vie des individus. Je ne sais d'où cela me vient, mais j'ai toujours apprécié ce genre de témoignage de vie. J'aime savoir comment d'autres vivent et ressentent. Je ne sais pas si c'est de la curiosité mal placée; en tout cas, constater ce qui vivent d'autres personnes est peut-être pour moi un moyen de mettre en perspective mes propres expériences. 

dimanche 29 novembre 2015

Lecture commune mais Seul sur Mars

Bonjour à tous !
Enfin un nouvel article ici, pour vous parler de ma deuxième lecture commune du mois avec Eniaa : Seul sur Mars d'Andy Weir. Nous avons commencé il y a un peu plus d'une semaine. Auparavant je lisais le tome 3 de Millenium, mais je l'ai mis en pause pour faire cette lecture commune avec ma chère Baleine liseuse :). Ici le lien de son article.
Nous sommes toutes les deux allées voir le film au cinéma, et cela nous a donné envie de nous lancer dans la lecture. J'étais déjà plutôt persuadée du fait qu'il pourrait me plaire, puisque j'adore toujours lire le livre après en avoir vu l'adaptation. Donc dès que j'ai pu me le procurer en librairie, nous nous sommes lancées.

J'ai adoré cette lecture, tout simplement.
Pour ceux et celles qui n'auraient pas entendu parler du film, c'est tout bêtement (comme le titre le laisse envisager) l'histoire d'un astronaute qui se retrouve seul sur Mars après que son équipe se soit envolée, le croyant mort, tué transpercé par une antenne lors d'une tempête de sable. Sympa !

Lorsqu'il se réveille, Mark Watney est sonné, presque à cours d'oxygène et...seul. Botaniste et ingénieur de formation, il va pourtant réussir à trouver des tas de solutions dingues pour survivre.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler, mais en tout cas, ce Mark, c'est un sacré numéro et un sacré débrouillard ! Non seulement il parvient à optimiser l'Habitat, les diverses machines et les denrées laissés par l'équipe, mais il se debrouille aussi pour faire de l'humour à chaque page de son journal de bord. C'est ce dernier qui nous est relaté, avec quelques passages qui racontent ce qui se passe à la NASA au même moment. Autant vous dire qu'ils sont inquiets en bas, et un peu hallucinés qu'ils parvienne aussi bien à survivre. 

J'ai raffolé suivre ses réflexions, ses pérégrinations, ses éclairs de génie et surtout, j'ai adoré son optimisme à toute épreuve. Plus d'un se serait laissé allé; mais pas lui. En plus d'être un astronaute de choc, c'est un être remarquable de bonne humeur et bourré de ressources. Un véritable exemple. 
Même si par moments on peut être déroutés par le vocabulaire technique, les explications physico-chimiques et les considérations éminemment scientifiques, on se laisse happer par l'histoire. Le style de l'auteur, teinté d'humour et très abordable, permet également de mieux faire passer la pilule. Ce roman nous donne donc un aperçu de ce que peut être la vie d'un astronaute, mais surtout c'est une belle leçon de vie (et de survie). J'ai toujours aimé les histoires un peu catastrophe comme ça, dans lesquelles les personnes font preuve d'un talent brillant pour se sortir des situations les plus critiques. J'avais par exemple adoré 127 heures, et je pense que si je le trouve en librairie, je m'empresserai de le lire. La situation de Mark est beaucoup moins critique, mais elle dure vraiment longtemps, et les séquelles sont sans doute davantage psychologiques que physiques. Enfin je n'en sais rien, et lui non plus, puisque ce n'est pas inspiré d'une histoire vraie. Et heureusement...

Il y a d'ailleurs un point qui interpelle : tous ces moyens et tout cet argent qui sont employés pour sauver Mark Watney... A l'heure où la précarité est dans une hausse permanente, où le chômage bat son plein, ça semble assez impertinent. La dernière page du livre fait d'ailleurs une légère allusion à cela, en concluant par l'idée que l'être humain cherche toujours à s'entre-aider, question d'instinct. D'accord Mark Watney était coincé seul sur une planète. On est d'accord pour dire que c'est terrible, et qu'en plus c'est un peu la faute de la NASA. Mais tous les gens qui meurent de froid et de faim dans la rue, est-ce qu'on en fait une question de morale publique ? Est-ce que leur lutte pour la survie est relayée sur toutes les chaînes de télé ? Es-ce que tout le monde applaudit quand ils s'en sortent ? La réponse est évidente, et terrible. Mais je ne peux rien dire, moi non plus je ne vais pas dans la rue essayer de les aider... Sauver autrui peut-être, mais jusqu'à quel point ? Cet histoire d'instinct me laisse un peu dubitative.

Quoi qu'il en soit, est-il besoin de le répéter ; j'ai adoré ce roman. Du suspense, de l'humour, j'ai tout aimé et chaque soir j'étais heureuse d'avancer. Je ne regardais même pas le nombre de pages, pour vous dire. ça c'est la preuve ultime que j'adore ma lecture. 
Et le film dans tout ça ? 
Et bien le film est assez fidèle au roman, avec l'ajout de quelques exploits typiquement américains, et l'absence de plusieurs passages pourtant géniaux. Mais tant mieux, parce que c'est pour ça que j'adore lire le livre après :).

Merci à Eniaa de m'avoir donné envie de me lancer dans cette lecture, qui fut une des plus palpitante et prenante de cette année ! 

vendredi 13 novembre 2015

Hunger Games, cinéma et challenge

Il y en a qui courent le marathon. Ils sont courageux, combatifs, entraînés surtout. Et puis il y en a d'autres qui se lancent dans le semi-marathon. Ceux-là sont juste un peu moins entraînés, un peu moins téméraires peut-être...un peu plus prudents aussi sans doute. En tout cas moi je me sens comme un coureur de semi-marathon face au... Week-end à 1000 !! A chaque fois qu'on en parle avec Accalia ou Eniaa, c'est pour que je leur dise : "non, ce n'est pas pour moi, je ne lis pas assez vite, je n'arrive pas à lire assez longtemps, etc...". Pourtant, comme lors de la dernière session et même encore plus, j'ai un peu envie d'essayer...mais à ma mesure, c'est à dire un demi-challenge. Je vais donc essayer de me faire un week-end à 500, avec deux livres dans la PAL : L'homme de la montagne de Joyce Maynard et Puzzle de Franck Thilliez. Presque 800 pages à eux deux, mais je ne pense pas réussir à finir le deuxième d'ici dimanche soir (surtout qu'il y a James Bond à la télé quand même !).  Donc les filles, je suis avec vous ! 

Ceci étant dit, je suis ici avant tout pour vous parler de ma dernière lecture : Hunger Games 3 en VO. Cela fait un bout de temps que je l'ai commencé, mais je l'ai interrompu pour une lecture commune très chouette avec Eniaa. Mais je l'ai repris avec quelques réticences, pour finalement passer un bon moment. 
J'ai eu du mal à démarrer avec ce troisième opus. J'ai été déçue par certaines longueurs, et par le changement d'atmosphère par rapport aux tomes précédents, tous tendus vers un objectif : les jeux. Il a fallu attendre les premières vidéo de Peeta, les atermoiements amoureux de Katniss et surtout le sauvetage express des prisonniers du Capitol pour vraiment entrer dans l'histoire. J'ai apprécié le retournement de situation dans la relation Peeta-Katniss, l'entraînement des Rebels, la vie dans le bunker. Toutefois, il y a de nombreuses longueurs, et la fin tardait à venir. Pour tout vous avouer, j'ai abandonné le livre une petite centaine de pages avant la fin...pour garder le suspense du cinéma ! Je préfère voir ce qu'il va se passer directement, surtout qu'il semble bien qu'il s'agisse de combats. Or à lire, en VO, ce n'est pas le plus simple ni ce que je préfère. Au début je souhaitais lire ce troisième opus avant la sortie du film, pour connaître la fin à l'avance, mais finalement...

Et vous, aviez-vous été déçus par le dernier tome des Hunger Games ? 

J'en reviens toujours à ça : je préfère lire les livres après avoir vu leur adaptation. Et là ça se confirme on dirait. Bon, ceci étant, je ne pense pas que je serais parvenue à m'arrêter avant la fin dans Millenium 2 par exemple. Mais je n'ai toujours pas commencé le 3 alors qu'il est dans ma bibliothèque... donc je sais être patiente... ou bien je suis juste assez hermétique... C'est bizarre d'ailleurs, j'ai rarement très envie de connaître la suite d'une histoire, surtout quand je ne m'y lance pas immédiatement... Je peux laisse passer des semaines et des mois avant de reprendre la suite d'une saga (et j'en ai des tomes 2 ou 3 en attente ! Par exemple le tome 2 VO de Ma Raison de Vivre... que certaines auraient tellement aimé avoir... et bien je l'ai depuis le début, en VO... et le livre dort toujours tranquillement ! Le moment n'est pas venu. Je sais plus ou moins à quoi m'attendre vis à vis du style, alors je patiente. Je sais qu'il y aura des longueurs par exemple, et puis je n'ai pas spécialement envie de lire d'histoires d'amour en ce moment. Bref, je sais carrément patienter; ça en est même louche ^^.
Enfin il y a tout de même une saga dont j'aurais énormément envie de connaître la suite : le tome 2 des Outrepasseurs ! J'avais vraiment adoré le tome 1 et étais très triste de ne pas avoir accès au 2... Mais ils sortiront bien un jour en Poche non ??

Bon week-end à 1000 et belles lectures à tous ! 



Quelques photos des livres prévus pour mon challenge, et des livres que j'ai achetés aujourd'hui en vue de deux lectures communes, l'une avec Accalia, l'autre avec Eniaa :)

 Lectures communes à venir:
- Seul sur Mars avec Eniaa
- Ainsi puis-je mourir, avec Accalia 










Les autres livres sont ceux que je voulais essayer de lire pour mon semi marathon "week-end à 500", mais finalement, j'ai choisi de lire Millenium 3. J'avais un tout petit peu commencé le Joyce Maynard hier, puis corrigé des copies et enfin... allumé la télé. Pas la peine de vous raconter la suite. J'ai fini par aller me coucher, et comme la vie continue malgré tout, il me fallait mes pages avant de dormir. Mais je n'avais pas envie de continuer le Joyce Maynard. J'avais envie de profiter, tant que tout va bien, et lire quelque chose qui me fait vraiment envie. Alors je suis directement allée chercher le tome 3 de Millenium. Pourquoi ne pas l'avoir pris dès le début me direz-vous ? Et bien parce que comme avec les esquimaux à la vanille, j'avais envie de lire ce que j'aime le moins avant de prendre le temps avec ce que j'aime le plus (ma métaphore vient du fait que je mange toujours le chocolat autour de l'esquimau pour qu'il ne reste que la vanille après. Dingue la fille ^^). Les deux livres du mini-challenge étaient donc le chocolat, et Millenium la vanille. Or je n'avais pas envie de lire trop vite cet avant-dernier tome; je veux le savourer. Donc forcément, pour le week-end à 500, c'est pas top... Mais j'ai eu tellement raison de l'ouvrir, ce tome ! Ce qui arrive à Lisbeth au début, même si le contexte n'a rien à voir, m'a fait vivre un peu de l'horreur des victimes d'hier; avec une distance salvatrice. Je me suis dit que la littérature était vraiment extraordinaire. Merci.
Et pensez-y : faites ce qui vous plait ! Et moi, les challenge, ça ne me plait pas tellement...
Ce que j'aime, c'est vous soutenir. Alors donnez-moi des nouvelles de l'avancée de vos lectures, prenez du plaisir à courir ce marathon, et surtout, surtout, n'arrêtez pas de vivre. 

dimanche 8 novembre 2015

J'ai lu... le tome 2 de la Passe-Miroir !! Vous êtes jaloux hein ??!!

Me revoilà pour un nouvel article, une semaine après avoir posté le dernier. Je crois que les affaires reprennent ! Mais ce serait mentir que de dire que ça s'est fait naturellement et de mon seul ressort. Je dois remercier ma chère Eniaa, baleine de mon coeur, pour ce rythme retrouvé (mais pour combien de temps !). En effet, elle m'a encouragée à faire lecture commune  du tome 2 de la géniale saga de La Passe-Miroir de Christelle Dabos. Par chance je l'ai trouvé en librairie lundi, juste après lui avoir fait la promesse de commencer ma quête, et je n'ai pas attendu d'avoir fini Hunger Games 3 pour me laisser tomber dedans avidement (et heureusement, parce que je craindrais bien d'y être encore dans le Hunger Games 3, surtout en VO... Vous l'aviez aimé vous, ce dernier volet ?).
Mais il n'est pas question de parler VO et tome 3, puisqu'il s'agit d'un tome 2 et d'un roman bien français. 

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas (honte sur vous, ou en tout cas vous loupez vraiment quelque chose !), La Passe-Miroir est une saga commencée en 2014, premier tome lauréat du concours lancé par Gallimard du premier roman jeunesse. Et quel lauréat ! C'est une saga exceptionnelle, teintée de Belle Epoque, de Steam Punk et de Fantaisy que nous propose Christelle Dabos. Pour un premier roman, c'est époustouflant : des personnages hauts en couleurs, une écriture magnifique et fluide, un univers à nul autre pareil, où tout s'enchaîne, s'embraye et coulisse à merveille. Et il y a une suite ??!!! Evidemment que je vais la lire.
C'est donc avec une certaine avidité, sans pour autant être complètement pressée (comme je pouvais l'être dans mon jeune âge face aux nouveaux Harry Potter, et surtout le tome 5, ah ce tome 5...), que je me suis lancée dans la lecture. J'ai retrouvé avec plaisir Ophélie, l'héroïne de la saga, aux prises avec les intrigues de cour, Farouk l'Esprit de Famille et son fameux fiancé, Thorn. A la lecture du titre je pensais que c'étaient eux qui allaient disparaître. Une espèce de romance un peu étrange entre ces deux personnages bourrés de mystères et de contradictions. Mais finalement, néni. Et de Clairdelune, seulement la face brillante. J'avais tellement apprécié suivre Ophélie dans les couloirs gris et mal famés des quartiers du personnel de la cour que j'ai été un peu déçue de la voir évoluer uniquement dans les hauteurs...

Alors comment dire... j'ai aimé ma lecture, c'est certain. Jusqu'à la moitié j'étais à fond, envoûtée. Mais passées les 300 pages, je suis un peu retombée. Trop d'intrigues, une espèce de chasse aux disparus, des tas de mystère sur les Livres, un Farouk surprenant... Bref, l'Ophélie enquêtrice m'a moins convaincue que l'Ophélie un peu fébrile des débuts, et surtout que celle qui endossait l'habit de serviteur. Mais pourtant certains épisodes m'ont captivée, et ils sont nombreux. Qu'il n'y ait pas méprise : c'est un super livre, et j'ai passé un très bon moment. Mais l'intrigue secondaire m'a un peu moins touchée que dans le premier livre. J'avais d'ailleurs aussi un peu ressenti ça : l'impression que certains passages me captivaient complètement, me donnant des images plein la tête, et que d'autres me laissaient plus impassible. Mais c'est une histoire de goût, pas de longueurs. Il n'y a, selon moi, aucune longueur dans ce livre. C'est seulement que certains passages m'ont plus touchée que d'autres; surtout qu'il est je crois assez facile de s'identifier à Ophélie, avec plus ou moins d'acuité selon les épisodes qu'elle traverse.
Elle reste un personnage que j'adore. Elle évolue bien, mais pas trop vite, pas trop fort. Sa relation avec Thorn en revanche... ah je m'arrête au risque de spoiler. Mais lui évolue pas mal aussi ! On retrouve donc beaucoup de personnages du tome 1, mais certains pas assez longtemps à mon goût, comme les serviteurs du Clairdelune (oui bon je sais, vous avez compris que j'avais adoré cette partie du premier opus !). 

En résumé : de bons moments de lecture, une émulation certaine avec la liseuse (ahah) de choc, Eniaa (c'est une machine à lire cette mademoiselle !) et hâte de connaître la suite des aventures de la jeune et fragile (mais pas tant que ça) Ophélie. Quelques petits bémols cependant, des passages que j'ai moins appréciés, mais je le répète, c'est une question de goût !
Dernière remarque sur l'objet en lui-même : j'ai été un peu déçue au début par la couleur de la couverture, qui m'a semblée un peu terne; et puis par le dessin, qui est le même que pour le tome 1. Mais finalement, je m'y suis habituée, et j'apprécie ce jaune. J'en mets même une touche ici :)

Et vous, allez-vous lire le tome 2 de La Passe-Miroir ?!

dimanche 1 novembre 2015

Millenium 2... le retour !

Quoi de mieux qu'un 1er du mois pour faire un retour en bonne et due forme ??!
Je vous avoue que ça n'était absolument pas prémédité, mais ça tombe bien. 
Après ce mois (ou ces deux mois ??!!) en stand by, me revoilà pleine de beaux souvenirs et surtout d'énergie pour reprendre le blog, les échanges et surtout la lecture.

Un renouveau qui commence avec une chronique d'un livre que j'ai fini il y a une dizaine de jours :
le tome 2 de Millenium, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Pour ne pas changer, j'ai adoré ce deuxième opus. J'y ai retrouvé tout ce que j'affectionne dans la saga : les focus sur la vie tourmentée de Lisbeth (je ne m'en lasse pas !), le suspense permanent, les bouleversements incessants, et surtout le fait que la prose de Stieg Larson se lit très bien. Encore une fois, malgré la multiplicité des personnages, la complexité de l'intrigue et les troubles relations entre tout ça, j'ai tout suivi. Encore mieux qu'Hunger Games qui pourtant est plus simple.
Je ne comprends pas à quoi cela est du, mais les intrigues de Millenium (même si je serais quasiment incapable de les résumer, d'ailleurs je ne m'y essaie pas ^^) sont pour moi d'une limpidité déconcertante. D'habitude je ne comprends rien aux histoires de vengeance, de famille etc... Mais là, étrangement, je suis plutôt bien (dans le sens de suivre une histoire, mais sinon ça va bien aussi :p). C'est pourquoi j'adore cette saga. On ne s'ennuie pas un instant, et si ça commence, pof le sujet change. Bref, un chef-d'oeuvre.

Dans ce tome, j'ai particulièrement aimé les 200 premières pages, centrées uniquement sur Lisbeth. Ses aventures de voyage, ses tentatives pour oublier Super Blomkvist, tout ça m'a beaucoup plu et immédiatement entraînée. Les histoires de publication de livre sur les trafics de femmes m'ont laissée plus perplexe, mais quand est arrivé le noeud de l'action, tout a pris sens et je me suis laissée portée. Même si j'ai tout bien compris, il n'en reste pas moins que les relations familiales entre les personnages ont été un peu confuses pour moi par moments. Mais une chose est sûre : moi qui voulaient en apprendre davantage sur Lisbeth, j'ai été plus que servie.
Ne reste plus qu'à me lancer dans le tome 3 dès que l'envie s'en fera sentir. En tout cas, si la courbe reste la même, le troisième tome devrait me faire l'effet d'une bombe. 

Et vous, quel est votre tome préféré de la saga ? 

vendredi 23 octobre 2015

Petites pauses lecture

Ces temps-ci, le temps nous est compté. Alors la lecture, ce n'est pas si souvent. Mais pour me détendre, rien de tel qu'un bon livre :)
A très vite les amis !!



samedi 10 octobre 2015

Les Classiques, ma vie et moi

La Liseuse, Fragonard 

Chers tous, 
Un nouvel article que je médite depuis quelques jours, après en avoir vu le thème chez Eniaa (blabla1 : Les classiques... et moi) et avoir eu envie d'en parler moi aussi. A force d'y réfléchir, je me suis rendue compte que plusieurs raisons me poussaient à évoquer cela ici : non seulement les classiques ont eu une grande place dans mon parcours de lectrice, mais aussi, ils font partie d'une catégorie que chaque lecteur a forcément côtoyé un jour dans sa vie. Dévoiler quelque chose de personnel tout en parlant à tous, voilà bien le genre de sujet qui me plait. C'est d'ailleurs ce que je fais un peu tout le temps via les articles : parler de moi tout en parlant des livres. Bref, merci Eniaa :)
Il y a aussi une autre raison qui m'a poussée à aller plus avant dans ce sujet : mon métier. Je suis en effet amenée, chaque jour ou presque, à conduire des jeunes gens vers la littérature, et particulièrement vers les classiques. Et je réalise que je ne m'interroge sans doute pas assez sur ces livres que je leur fais (ou non) lire. D'accord c'est ce qu'impose le programme. Mais c'est tout de même moi qui choisis QUELS romans ou ouvrages classiques je vais leur demander de lire, à mes lycéens ! Pourquoi est-ce que j'ai choisi cette année Les Fables de La Fontaine, Phèdre de Racine, Candide et enfin Thérèse Raquin ? Pour tout vous dire, pour beaucoup, c'est pour leur pertinence d'un point de vue pédagogique. Candide est un incontournable. Les Fables sont déjà un terrain un peu connu, et on approfondit (ce n'est pas si simple que ça, il y a plusieurs niveaux de lecture, et c'est ça qui fait un classique). Pour Phèdre c'est par goût personnel. Et puis Thérèse Raquin... c'est non seulement parce qu'il est court, mais aussi parce qu'il est trash... et j'adore provoquer un peu mes élèves. Les faire réagir. Et leur montrer que les classiques, une fois les barrières du style et de la langue tombées, n'ont rien à envier à certains de leurs films préférés. Ils sont même parfois plus terribles !! 
Les classiques, c'est le fondement de notre culture, de toutes nos conceptions du monde, de tous nos scénario. Racine et Zola contiennent toutes les horreurs et les bonheurs humains. Game of Thrones et autres thrillers n'ont rien inventé. Le problème c'est que c'est vieux, verbeux, complexe, avec des fioritures, du style et de la beauté. Un classique n'est pas immédiat. Il faut le comprendre, et presque le mériter - comme nous le fait sentir Balzac au début de ses romans, avec ses longues descriptions. Un classique, c'est de la vie en barre, mais il faut creuser un peu, mettre les mains dans le cambouis, démonter les rouages complexes qui cachent en fait des trucs tout simples. Il faut OSER. Et une fois qu'on a compris que ce n'est pas si compliqué que ça, et bien on peut avoir accès à tout le plaisir que contient la littérature, et les classiques en particulier. Bon d'accord, peut-être pas tous les classiques... il y en a qui sont vraiment ch*** (genre certains Balzac par exemple...). Mais la plupart, comme Les Liaisons Dangereuses, ou encore Nana de Zola, sont de vraies pépites. Enfin tout ça, c'est assez personnel comme avis...
Le Verrou, Fragonard (aussi)

Venons-en à nos moutons : mon parcours avec les classiques.
Je lis depuis que je suis toute petite (comme beaucoup d'entre nous je pense). J'ai commencé avec la Bibliothèque Rose. Pas complètement des classiques, mais pas complètement pas non plus. La Comtesse de Ségur, on peut dire que c'est un classique de littérature jeunesse. J'ai continué comme ça, tranquillement, mais avec très peu de romans contemporains. Je piochais allègrement dans la bibliothèque d'enfance de ma maman. Jusqu'au jour où je n'ai plus eu envie de me contenter de celle de l'enfance. Je suis allée chercher ces livres plus gros, plus beaux parfois, dont je regardais sans cesse les titres sans les comprendre :  Madame Bovary, François le Champi, Les Misérables (que je n'ai finalement encore jamais lus !!), L'Etranger, ... et je ne sais plus quels autres. Je savais que c'étaient des livres particuliers. Déjà ils étaient gros, et écrits tout petits. Mais définitivement, il n'y avait pas à tortiller, je n'y comprenais rien.  Alors je me suis mise à ne vouloir lire que des livres épais et écrits tout petit, mais un peu plus adaptés à mon âge. Je me suis lancée vers 13 ans dans le Seigneur des Anneaux. C'est gros et écrit tout petit. J'ai bien aimé, même si je ne retenais pas tout. Mais ça avait le mérite d'être gros. Et puis, arrivée à la fin du collège (où j'ai sûrement lu des classiques d'ailleurs, mais impossible de m'en souvenir...), je me suis dit que j'allais entrer au lycée, et sûrement avoir des livres plus "recherchés" à lire. J'ai donc choisi mon premier vrai classique : Le Blé en herbe, de Colette. Et je n'ai rien compris. Tout petit pourtant, et écrit gros. Mais rien. Je lisais sans comprendre. Mais je lisais ! Je lisais un classique ! Et de là s'établit ma première relation à la littérature : une sorte de sacralisation de l'objet, magnifique mais inatteignable, sublime mais incompréhensible. Je ne pouvais pas comprendre ce que ces romans voulaient dire, parce qu'ils recelaient forcément quelque chose de sacré, quelque chose de bien plus haut, bien plus subtile ce que moi, simple enfant mortel et ignare, pouvais comprendre. J'ai donc enchaîné ainsi pas mal de classiques, des Mots de Jean-Paul Sartre à Germinal de Zola, en passant par Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Surtout au lycée. J'alternais ces titres ronflants et connus avec d'autres lectures plus distrayantes. D'autant que quand je lisais les classiques, c'était toujours avec cette impression de lire quelque chose de magnifique mais avec retenue, ce qui rendait ma lecture superficielle. Je pensais tellement fort qu'ils recelaient un secret, un mystère qui n'étaient accessibles qu'aux grands initiés, que je m'empêchais presque de comprendre qu'en réalité, c'était d'abord une histoire qui était racontée. L'affaire s'est corsée quand j'ai compris que je voulais faire des études littéraires. Je crois que tout s'est confirmé avec Proust. Vers 16 ans je suis devenue férue de réflexion philosophique, et je me voyais déjà prof de Philo. Mais j'aimais aussi tellement lire que quelqu'un m'a dit une fois : " Mais toi, ce qui te botte vraiment, c'est la littérature". Et Proust est venu confirmer cela. Quelle claque ça a été pour moi de finalement comprendre un roman classique. Parce que Proust, avant de raconter une histoire, parle de l'âme humaine; de ce qu'on perçoit, de ce qu'on ressent. La prose de Proust était complexe, alambiquée, et finalement elle incarnait ce que je croyais voir dans les autres romans : une sorte de mystère incarné, mais que je comprenais. Finalement, tout ça n'est pas de l'ordre de la prétention. C'est simplement que j'ai retrouvé chez Proust ce que je cherchais partout : une complexité, un mystère à résoudre. Chez les autres auteurs, je voulais voir de la complexité derrière chaque mot, alors qu'il n'y avait avant tout qu'une histoire sur laquelle méditer (et un beau style c'est vrai). Alors que chez Proust, c'est le style qui sert l'histoire; ce sont "les anneaux nécessaires d'un beau style" qui font pour lui l'essentiel d'un texte, puisqu'ils sont pour lui le support de la vérité. Proust m'a touché pour ça : pour lui, il n'y a pas de vérité sans subjectivité.  Il ne décrit pas seulement des choses ou des faits : il y mêle les souvenirs, l'expérience, la subjectivité humaine. Et c'était ça que je cherchais dans tous ces romans : la réalité de ce qui se passe dans la tête des auteurs, et sans doute, par corollaire, dans celle des gens.

Je ne pensais pas passer autant de temps sur le tournant qu'a été Proust pour moi, mais ça m'a permis d'y voir plus clair. Je n'avais finalement jamais vraiment compris pourquoi j'aime tant cet auteur et pourquoi il a été si important, mais ça commence à s'éclairer ! Merci Eniaa pour cette idée, encore une fois ! Je fais des découvertes plutôt intéressantes. 

Ensuite est venu le temps des études de Lettres, les sérieuses et grandes études de Lettres. Grandes surtout parce que j'ai eu un Bac S... donc assez peu de littérature à l'école, après m'en être gobergée en 1ère (entre deux révisions de maths que je m'imposais, oh supplice...). Etudes en hypokhâgne donc, puis en khâgne Lettres Modernes et là... après une première année riche en lectures plus personnelles, l'option Lettres Modernes fut une véritable révélation. Enfin on me donnait des clés pour accéder aux grands textes. Pour autant je n'ai pas réussi à toutes les utiliser dès cette année; les textes me semblaient encore nimbés d'un épais mystère. Mais je savais que j'allais pouvoir le percer. Et c'est une fois arrivée à la Fac de Lettres Modernes que j'ai compris que j'avais, sans m'en rendre totalement compte d'ailleurs, réussi à en fendre la première épaisseur. A Rebours de Huysmans a marqué ce premier accomplissement; j'ai vraiment aimé ce roman, assez obscur pourtant. Je crois que c'est ce qui m'a plu; j'aimais quand les textes n'étaient pas limpides, qu'il fallait réfléchir, peser chaque mot, penser chaque tournure, analyser pour comprendre. Autant vous dire que je ne lisais alors plus que de "vieux auteurs", chez lesquels je savais pouvoir trouver autre chose qu'une simple histoire (triste constat d'ailleurs : je ne parvenais pas à comprendre tout simplement une histoire, donc pas ou peu de livres plaisir, puisque je cherchais surtout à décortiquer (le style mais aussi ce qu'avait pu penser l'auteur)). Mon ancien blog est la preuve de cette boulimie de Classiques : je commençais à comprendre que le mystère de ces textes pouvait être infiltré, alors je m'en donnais à coeur joie. Classiques "anciens" mais aussi plus contemporains, ils me donnaient à réfléchir à la littérature, et ce fut une période faste intellectuellement parlant. J'ai d'ailleurs eu mon concours en grande partie grâce à cet engouement. Une bouquinerie de la ville où j'étudiais m'a aussi permis d'assouvir mon besoin de classiques, et la bibliothèque que j'ai chez mes parents regorge de ces vieux livres jaunis payés 3 euros. 3 euros le mystère ultime et sublime, j'aurais dû me douter qu'il y avait quelque chose de pas net...
C'est finalement quand je suis devenue enseignante que j'ai compris que le mystère n'existait finalement que dans mon esprit, puisque je pouvais le percer et même plus, en donner les clés à d'autres. Chouette ! Du coup, depuis, je ne lis quasiment plus de classiques classiques... mais je lis des romans qui pourraient le devenir, plus tard. Que ce soit pour les adultes ou pour les jeunes. Ce qui se fait aujourd'hui me fascine. Mais pour en arriver là, il m'a fallu remonter jusqu'aux classiques. Comme si j'avais besoin de connaître bien ce qui avait été fait avant, pour bien comprendre le monde d'aujourd'hui. Et c'est sans doute pour ça que lire les Classiques est essentiel- à condition de bien les choisir.

Ahlàlà je vous en ai fait des tartines... mais ça m'a permis de réfléchir à plein de choses. Si j'ai pu susciter en vous une réflexion, vous m'en verrez ravie. Si ça vous a rappelé des souvenirs d'expériences de lecture, c'est encore mieux.
Petit mot sur les deux tableaux : Ahlàlà que je suis sérieuse dans cet article ! Que je suis pompeuse ! Mais j'avais envie de mettre ces deux images : celle d'une lectrice concentrée, que je voyais sur un mur chez mes parents et qui m'a toujours plu (je m'y retrouvais sans doute, et peut-être bien que Margaud aussi :p) et Le Verrou, du même peintre. Il figure sur la couverture de mon exemplaire des Liaisons Dangereuses (roman qui représentait un super mystère pour moi !). Et puis un dernier de lui que j'aime bien intitulé "Les Hasards heureux de l'escarpolette". Sympa. 

Reste une (deux...) question :
  Quels sont vos classiques préférés ? Pourquoi ? 
Quels sont les classiques que vous auriez rêvé d'étudier à l'école ?
Mes futurs élèves pourraient vous en être reconnaissants ! 

mardi 6 octobre 2015

La Maison d'à Côté (encore un thriller ??!!)

La Maison d'à Côté, Lisa Gardner

Chers tous, comme vous avez pu le constater, je ne suis plus très présente ces derniers temps sur les blogs... Le boulot est passionnant mais prenant (traduire du latin, ça ne s'invente pas!) et nous sommes en pleine préparation d'un évènement plus que particulier (certains savent exactement de quoi je parle, à suivre pour les autres :p). Par conséquent, rythme de lecture ralenti, ainsi que fréquence et longueur des articles, mais aussi présence sur les blogs. Je reviens pourtant cette semaine avec un petit bilan sur ma dernière lecture, et une sorte de TAG inspiré de chez ma chère Eniaa (à venir).

Je viens tout juste de terminer, ce matin, le 3ème thriller de cette période de rentrée (autant parler de période de rentrée, parce que j'ai tellement peu lu en septembre que ce n'était pas la peine de faire un bilan...). Etrange ce soudain engouement pour les thrillers... Mais j'ai eu envie de lectures plus adultes, sans qu'elles soient pour autant prise de tête, et je trouve que c'est un bon compromis. Toutefois je pense que bientôt je retournerai vers des valeurs sûres pour le moral : le YA et la litté jeunesse (j'ai plein de livres VO qui m'attendent !). 
C'est Millenium qui m'a donné envie de poursuivre dans une veine thriller. J'ai vraiment adoré le premier tome de la saga, et j'avais envie de continuer dans cette atmosphère, sans pour autant démarrer tout de suite le tome 2. J'ai donc enchaîné avec un Maxime Chattam très trash (j'en ai encore des visions cauchemardesques la nuit, pour dire...), puis avec ce roman, La Maison d'à Côté, que j'ai trouvé j'ai un bouquiniste de ma ville. La couverture m'a intriguée (mais elle est finalement beaucoup plus angoissante que l'intrigue elle-même !), et puis le fait qu'il ait reçu le prix des Lectrices de Elles en 2009 m'a confortée dans l'idée que ça devait être un thriller à lire. J'avais plutôt aimé Les Apparences de Gillian Flynn (enfin, surtout le film...) et qui avait aussi reçu ce prix, alors je l'ai acheté.

J'ai commencé ma lecture il y a exactement une semaine. Il fait environ 500 pages, c'est vous dire que mon rythme est bien ralenti. Mais ce n'est pas grave, je n'ai pas tellement souffert de cette lenteur, du moins jusqu'aux 100 dernières pages (j'ai toujours envie de savoir la fin rapidement et de passer à une autre lecture). J'ai aimé retrouver chaque soir l'histoire de ces personnages aux noms tout droit sortis d'une pièce de Beckett et de Mrs Dalloway. Quels secrets cachent Mr. Jones, Mr Smith le chat, Sandy et leur fille Clarissa ? Le soir où la mère de l'enfant disparaît, l'inspecteur D.D. est sur les dents. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi ce père semble-t-il si insensible ? 
On découvre peu à peu la vie de cette famille un peu particulière, où la mère s'occupe de Ree (surnom de Clarissa) le soir, et le père dans la journée. Où ce dernier passe ses soirées à pianoter sur son ordinateur. Où la mère fait parfois des escapades torrides avec l'accord de son mari. Qu'est-ce qui se trame dans cette maison, dans cette famille ? 

J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteur nous donne le point de vue de la jeune femme disparue. Elle nous raconte son passé, et on comprend peu à peu des choses. J'ai aussi apprécié suivre Mr. Jones et sa fille. Ree est un personnage fascinant, un peu comme Clarissa dans le roman de Virginia Woolf. Elle capte toutes les attentions, condense tous les regards, et est vraiment mignonne. Qautre ans, précoce, fan de Barbies et du Petit Dinosaure (^^), moi j'ai adhéré. Elle est entourée de parents un peu tarés mais sinon tout va bien. Du point de vue de la psychologie, de l'onomastique (choix des noms des perso), j'ai vraiment passé un bon moment. Toutefois, niveau intrigue... c'est un peu expédié vers la fin, selon moi. Sinon, jusqu'à 400 pages, ce fut vraiment un plaisir. Avec un vrai suspense sur les questions d'ordinateurs, de sites cachés, de photos compromettantes etc.
On suit aussi en parallèle l'histoire d'un jeune garçon pédophile repenti, qu'on soupçonne mais qu'on plaint à la fois. Un peu comme Spetimus Warren Smith dans Mrs Dalloway, il a subi des chocs et est un peu fou lui aussi. D'ailleurs il y a un Warren dans le roman tiens ! L'auteur s'est vraiment inspiré de Mrs Dalloway. Jusqu'à quel point je ne saurais dire, je ne connais pas assez le roman de Virginia Woolf, mais c'est vraiment sensible (et l'inspecteur D.D. qui n'est qu'initiales, c'est étrange aussi).
Après une petite recherche : le titre vient sans doute aussi de Mrs Dalloway ! Dans l'incipit il est dit, entre parenthèses "qui la connaissait, comme on connaît, à Westminster, les gens qui habitent la maison d'à côté". Et c'est tellement ça ! La question du voisin qu'on ne connaît pas (c'est le cas du jeune garçon pédophile), ou même de son voisin de lit, ce mari que Sandra ne connaît finalement pas si bien... J'adore comme ça trouver de l'intertextualité, des échos à d'autres textes dans les romans; ça leur donne une plus-value à mes yeux. 

Bref, je n'ai pas tellement le temps de m'attarder, mais tout ça pour vous dire que : c'est un bon roman, pas forcément un excellent thriller. Les personnages sont intéressants, amusants pour certains, touchants pour d'autres, et on a envie de savoir ce qui leur est arrivé. Il y a du suspense, mais la fin m'a déçue. Finalement, je l'ai davantage lu comme un bon roman. 

Et vous, connaissiez-vous ce titre sorti en 2009 ? 

lundi 28 septembre 2015

Mon premier Chattam

Voilà, ce matin j'ai tourné la dernière page de mon premier Maxime Chattam. 
Je ne sais pas pourquoi je fais tant d'emphase, puisqu'il y a encore moins d'un an je ne connaissais même pas cet auteur de nom. Mais depuis ce temps, j'ai entendu de plus en plus parler de lui, par une élève d'abord, puis avec la série Autre Monde. Finalement ce n'est pas avec celle-ci que j'ai commencé, mais avec un de ses thrillers les plus connus : L'âme du Mal

L'amie qui me l'a prêté m'avait dit que c'était crade... et bien c'est presque un euphémisme. Je crois que ce que je retiens en premier, c'est l'abondance de détails dégueux... Mon vocabulaire est bien pauvre, mais c'est ce qui me semble le plus approprié pour qualifier ce qu'on nous montre dans ce livre. Des corps en décomposition, des membres découpés, des brûlures d'acide, des mouches en tout genre, et le pire, les autopsie décrites avec moult détails. Certains doivent y prendre plaisir, parce que qu'il semble que ce genre de thriller fonctionne bien. A vrai dire ça ne m'a pas dérangée, mais je n'ai pas envie d'en relire un du genre de si tôt. A force c'est vraiment écoeurant. Heureusement que tous ces détails sordides sont mêlés à diverses intrigues : un tueur en série psychopathe, un inspecteur ancien élève du FBI plutôt attachant, une histoire d'amour entre lui et une ex-victime et une enquête plutôt rebondissante. 
J'ai apprécié cette lecture. J'y ai mis un peu de temps, comme souvent maintenant en semaine, mais j'étais contente de retrouver ce roman chaque soir pendant une semaine. Je n'en ai pas fait de cauchemar. J'ai essayé de m'attacher davantage à l'intrigue amoureuse et le suspense de l'enquête. Je comprends pourquoi il rencontre ce succès. Toutefois c'est un genre bien particulier, qui ne peut sans doute pas plaire à tout le monde.
NB : la couverture que je montre ici n'est pas celle de l'édition que j'ai, mais je la trouve beaucoup plus jolie... en tout cas beaucoup moins glauque...

Et vous, êtes vous adeptes des thrillers ultra-glauques ? 

mercredi 23 septembre 2015

Millenium #1, enfin !

Je viens enfin de trouver le temps d'écrire ma chronique, sur un livre que je viens enfin de terminer (dimanche) et que je viens enfin de lire. Beaucoup de enfin, mais enfin je sais pourquoi cette série a eu un tel succès. Ce roman est simplement génial !
L'intrigue, sous ses aspects un peu jargonnants, n'est pas si complexe que cela. Je craignais de ne pas bien suivre mais finalement il n'en a rien été. Mises à part quelques longueurs concernant les histoires financières et autres arnaques, je n'ai rien à reprocher à ce roman, bien au contraire.
Les personnages sont géniaux, et terriblement attachants. J'ai autant apprécié suivre Mickael Blomkvist que Lisbeth Salander. J'ai aimé la manière dont l'auteur nous a distillé des éléments de leur vie, peu à peu au fil des pages. L'enquête ne porte finalement pas seulement sur Harriette, mais aussi sur les personnages eux-mêmes, et le tout sans qu'on s'y perde un seul instant. Du grand art.
L'intrigue principale, qui concerne la recherche d'Harriette, est elle aussi au top. J'ai vraiment apprécié découvrir ce qui lui était arrivé, même si la vérité fait froid dans le dos. Mickael enquête comme un chef, et les rebondissements vont bon train. Encore une fois, on ne s'ennuie pas un instant. 
Les histoires de Lisbeth avec son tuteur sont tout aussi impressionnantes que dans les films, et là aussi ça a de quoi glacer le sang. Et plus on apprend à la découvrir, plus on comprend ses douleurs. 

En résumé, j'ai vraiment adoré cette lecture. Elle m'a pris du temps (trop de temps, rentrée, cours, copies obligent) mais d'un autre côté le livre est long, et les rebondissements multiples. Je l'ai lu en deux semaines, qui m'en ont parues une. C'est seulement arrivée au bout de l'enquête concernant Harriette que j'ai eu envie de passer à autre chose. Avant, les pages ont défilé, lentement mais sûrement.
Je suis surprise de ne pas trouver davantage à dire... Je crois que c'est parce que j'ai vraiment aimé, et que j'ai envie de laisser à chacun découvrir la maestria de l'auteur. Encore une fois, j'ai apprécié le fait de lire le livre après en avoir vu l'adaptation. Cela m'a permis d'ajouter des détails aux images que j'avais déjà en tête, et à chaque fois, c'est un phénomène que j'apprécie grandement. 
Merci à Ludo et Accalia de m'avoir encouragée à le lire. Je me demande comment j'ai pu hésiter à l'ouvrir un aussi grand nombre de fois. Mais finalement il semble que j'aie choisi le bon moment, et je garde un excellent souvenir de ma lecture. Seul regret... ne pas encore avoir le tome 2 sous la main ! Mais ça ne saurait tarder.

Et vous qui l'avez lu, qu'en aviez-vous pensé ? 

mercredi 9 septembre 2015

Animale, ou la malédiction d'une lectrice

La Malédiction de Boucle d'or, Victor Dixen

Enfin j'ai terminé Animale de Victor Dixen... 
Un article qui commence de cette manière, ce n'est pas un très bon présage me direz-vous... Et bien vous auriez raison; bien que peut-être pas totalement. Ce livre m'a fait passer par tellement d'états que je ne me suis pas sûre moi-même de savoir si je l'ai aimé ou pas... 
Là est surtout le souci : j'ai pu ne pas l'aimer. Etant données les avis plutôt positifs voire très positifs sur ce roman (je pense en particulier à l'article de Margaud, qui l'a classé parmi ses coups de coeur), il est délicat d'émettre un avis plutôt opposé. Mais place à l'honnêteté.

Les premières pages du roman m'ont captivée : je me suis demandée comment est-ce que cet auteur au style si bien pesé, agréable sans être simpliste, usant de jolis termes...avait pu écrire Phobos. Si vous vous souvenez, ce roman ne m'avait pas tellement plu. J'avais trouvé l'intrigue formidable mais pas assez exploitée, et le style m'avait laissé de marbre (voire ennuyée). Or avec Animale, l'auteur nous plonge dans un univers 19ème, dans un couvent, avec une énigmatique jeune fille aux cheveux dorés. Un jour elle reçoit un étrange dossier. Dans celui-ci figurent des feuillets qui lui racontent l'histoire d'une étrange jeune femme blonde et de trois créatures singulières... (vous aurez reconnu le conte en question bien sûr). L'atmosphère du couvent est vraiment bien rendue, le style est captivant, les mots semblent choisis avec soin. On est happé par le mystère qui plane sur cette Gabrielle dont Blonde (notre héroïne) découvre l'histoire avec une avidité certaine. Jusque là, pur plaisir, et très agréable surprise. Je ne m'attendais pas à tant. 
Mais c'est après que ça se gatte. Dès que Blonde s'enfuit du couvent, après sa promesse de mariage avec Gaspard, j'ai été déçue. J'ai trouvé que sa métamorphose était soit trop rapide soit trop lente (ça dépendait des moments), que l'histoire de Gabrielle finissait un peu tirée par les cheveux, que le manichéisme devenait trop présent. J'ai du mal à vraiment comprendre et surtout à exprimer ce qui m'a déplu. Je crois que j'ai trouvé ça trop enfantin. En même temps, il s'agit d'une réécriture de conte, j'aurais du m'y attendre, mais tout de même. Pour tout vous avouer, j'ai même failli abandonner le roman à la moitié. Je trouvais l'ensemble plat. Il est vrai que chaque page apportait son lot d'évènements, mais il m'a semblé que tout se répétait. En tout cas une chose est sûre : je ne me suis pas vraiment attachée à Blonde. Le seul passage ensuite qui m'a donné envie de continuer (et là j'ai pensé fort à Margaud, je me suis dit : allez, continue, elle a adoré, c'est que ça ne doit pas être si pénible tout le temps !) est celui dans le cirque. La suite est pleine de rebondissements, c'est vrai, mais tellement prévisibles pour le plupart ! Bref, encore une fois j'ai un peu l'impression que l'auteur a voulu beaucoup en dire, tout en tournant autour des mêmes idées. L'alternance des points de vue permet une variété appréciable, mais j'ai encore une fois l'impression qu'il n'a pas exploité les possibilités à fond.
Ok, qui suis-je pour juger ? Malheureuse lectrice, blogueuse à ses heures, je ne peux rien reprocher à un auteur. Finalement c'est surtout parce que je m'en veux de ne pas avoir totalement aimé que j'essaie de trouver toutes ces excuses je crois. Mettre le doigt sur la petite bête pou justifier quelque chose qui tient surtout de l'impression personnelle, de l'émotion, du fait d'avoir été touchée ou pas par une histoire, des personnages. Ici le charme du conte n'a pas opéré sur moi jusqu'au bout. J'ai adoré l'histoire de Gabrielle; j'ai adoré voir Blonde au couvent; j'ai été conquise par le style de l'auteur dans ces passages. A l'inverse de Phobos, j'ai trouvé le style épatant...mais l'intrigue moins palpitante. 

Avis en demi-teinte donc, avec un sérieux penchant pour la déception.
Ceci étant, n'hésitez pas à vous laisser tenter. Ce roman est  bien écrit, et l'histoire est captivante (sauf si comme moi vous avez du mal avec les contes... parce que c'est peut-être tout simplement ça le problème...). Et surtout, je suis quand même triste de ne pas avoir aimé un coup de coeur de Margaud...

mercredi 2 septembre 2015

Bilan de mi-parcours

Vous me manquiez trop, j'ai craqué.
Arrivée que je suis à la moitié du Harry Potter 5 (pas moins de 400 pages en Anglais, écrit tout petit), je me suis dit que je pouvais me permettre un petit article. D'autant que j'hésite même à faire une petite pause potteresque pour lire un peu en Français. Rien n'est décidé encore, mais ça me taraude depuis toute à l'heure.
Non pas que je n'aime pas ma lecture, oh que non. Harry Potter 5 est mon tome préféré, et je comprends encore une fois pourquoi. La maison de Sirius, d'abord. J'adore l'ambiance qui émane de ses murs, même si elle est sombre. J'adore le fait que Harry, Ron, Hermione et les autres vivent ensemble, comme dans une sorte de maison de famille (pas aussi joyeuse que le Terrier, c'est vrai...). Bref, je ne sais pas trop pourquoi, mais j'aime beaucoup ce passage. Quoi que...il m'a semblé un peu long au bout d'un moment. Comme Harry, j'étais contente de retrouver Poudlard. Et en période de rentrée scolaire, c'était vraiment la lecture IDEALE ! Je crois que je suis devenue prof en partie à cause d'Harry Potter. Dans ce tome, il est question des examens, les cours sont abondamment décrits, Ombrage vient inspecter les profs, bref, l'école est à l'honneur et ces moments ont toujours été mes préférés dans la saga. Dans L'Ordre du Phénix, ils sont vraiment très nombreux et les perspectives sont démultipliées; je comprends complètement pourquoi je l'avais adoré dès ma première lecture, il y a une quinzaine d'années maintenant (ouch). 

Et puis je garde des souvenirs impérissables de ma première lecture de ce livre. Je l'attendais avec impatience. Je me souviens que mon grand-père était allé me le chercher à la librairie le jour de sa sortie et qu'il me l'avait donné aussitôt rentrée de l'école. Direct je l'avais commencé, tournant religieusement les pages; malgré son épaisseur (pas moins de 900 pages en grand format), j'avais tellement peur de le finir trop vite ! Je dégustais véritablement chaque page, chaque chapitre. Je lisais même à table (et ce n'est pas pour filer la métaphore!). Je me revois avec mes pains au lait au petit déjeuner en train de le lire du bout des doigts, pour ne pas le salir ! Des souvenirs bien mignons en tout cas.

J'avais donc une hâte particulière à l'idée de commencer ce tome. D'ailleurs j'avais hésité à le commander en premier, avant les autres, mais finalement j'ai eu envie de faire les choses dans l'ordre et ai commencé par le 3 (dans l'ordre j'avais dit?). J'ai mis du temps à me lancer, mais j'attendais vraiment le bon moment. Et je ne suis pas déçue, j'ai fait le bon choix en attendant la période de la rentrée scolaire, puisque c'est exactement ce dont j'avais besoin. Les cours, les exams, les inspections d'Ombrage...l'identification à plein tubes ! Même si je n'enseigne pas avec une baguette magique... ni une baguette tout court d'ailleurs. J'apprécie aussi de voir l'idylle entre Ron et Hermione se profiler doucement. Je n'aurais pas aimé qu'elle tombe sous le charme d'Harry, ça aurait été trop facile. Là c'est tellement électrique !
Bref, ce tome répond vraiment à mes espérances. Toutefois je ne suis pas transcendée comme je pensais l'être. Je crois que j'ai juste grandi... Snif... Mais quoi qu'il en soit, la lecture en VO est toujours aussi plaisante et l'écriture de l'auteure aussi fluide. Je n'ai en aucun cas été fatiguée, et n'ai eu aucun mal à comprendre l'ensemble (même si certains termes m'échappent encore). Harry Potter, je le répète, un bon moyen pour commencer à lire en VO. 

Je profite aussi de cet interlude pour faire un petit bilan du mois d'août. Je ne comptais pas en rédiger un spécifiquement puisque je n'ai pas énormément lu (seulement 5 livres) et que la lecture du Harry Potter chevauche le mois de septembre...Mon mois d'août a été moins fructueux que juillet. J'ai lu un livre en VO, deux thrillers, ai fait deux lectures communes, dont l'une a été une excellente surprise (L'Assassin Royal) et l'autre une déception (Phobos). Finalement ce n'est pas si mal quand j'y pense...
Et quand je regarde bien, le mois d'août a été riche en réflexions sur la lecture et les livres, avec pas mal de TAG, un article sur les livres VO et un sur les lectures d'enfance. Le TAG sur les problèmes de lecteurs (piqué chez Ludo, ainsi que celui sur les livres de la PAL, merci Ludo !) a été l'occasion d'une intense réflexion et de beaucoup d'échanges avec Margaud, qui d'ailleurs me cite dans un de ses vidéo et dans un de ses articles (j'étais un peu fière, autant vous dire :p). Ces échanges avec elle me font toujours super plaisir, merci à elle :), et vive les PAUSES DE LECTURE !!

Un mois très riche en échanges et en diversité, plus qu'en lecture (même si 5 livres, ça reste très correct. Je trouve qu'un par semaine, c'est déjà pas mal). Et cette dizaine de jours en compagnie d'Harry Potter m'a fait un bien fou. C'était l'instant T par excellence. Mais le temps est venu d'un petit interlude... et d'une petite question pour terminer l'article :

Et vous, quels sont vos souvenirs d'enfance avec Harry Potter ?