lundi 5 décembre 2016

Mes dernières lectures #2

Me revoilà comme promis avec la suite de mes lectures ! (oui oui il faudra regarder plus bas !!)

Pause Babelio

Comme j'étais en panne de lecture, j'ai essayé de lire un roman qui change de d'habitude et voilà que je tombe sur la PAL made in maman (maman me donne toujours des romans à lire, ceux qu'elle pense que je pourrais aimer). Je farfouille et pof, je tombe sur un Joyce Maynard dont j'avais parlé avec mes collègues. Ni une ni deux je me lance... et ne peux plus le lâcher ! 

Prête à tout, Joyce Maynard

C'est quoi ? L'histoire d'une nana hyper ambitieuse, qui veut faire de la télé. Elle se marie, devient présentatrice météo puis se lance dans un reportage sur les ados pour espérer percer.

Pourquoi ça m'a plu ? 
Parce que c'est addictif, on a envie de savoir ce qu'elle a fait cette madame Parfaite, et surtout pourquoi son mari est mort...
Parce que plein de points de vue alternent : ceux de la nana en question, mais aussi de son mari, de ses parents, des jeunes qu'elle interview etc... Les chapitres sont courts et s'enchaînent très vite. 
Inspirée d'un fait divers, cette histoire est complètement addictive ! 

Un très bon moment de lecture donc. Ce roman date à l'origine des 1995 mais Joyce Maynard l'a ressorti en 2015. Pourquoi, je ne sais pas vraiment, mais en tout cas c'est pour notre plus grand plaisir ! Et il est vrai que ce roman est encore tout à fait moderne. 

Retour du défi Babelio ! 

Des petits livres qui en disent long

Le bureau des objets perdus, Catherine Grive  Défi Babelio 

L'héroïne se présente d'emblée : je suis la fille qui perd tout. Tout le temps.
Effectivement, la jeune fille que nous allons suivre pendant une grosse centaine de pages est tête en l'air, et perd tout. Ses crayons, ses sacs, ses livres... elle a l'habitude, et en fait part à tout le monde, tout le temps. Jusqu'au jour où elle perd son blouson fétiche. Ce blouson qui a vécu tant d'aventures et avec lequel elle se sent si bien. Commence alors une sorte de quête, qui mêle réseaux sociaux, disputes parentales et lieux étranges. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman : l'ajout d'une touche de fantastique poétique à l'univers habituel de l'adolescence. La découverte d'un espèce de ministère des objets perdus nous emmène dans un monde étrange, dans une atmosphère un peu surannée. C'est vraiment très appréciable, et ça change des réseaux, boulot, parents des ados. 
Une lecture étonnante, dans le bon sens. Et qui a eu le mérite de me sortir de ma panne de lecture :)


Comment je me suis débarrassé de ma mère, Gilles Abier  Défi Babelio

Ce petit livre composé de 5 nouvelles a été déroutant. On y croise cinq adolescents, filles et garçons, qui soit détestent leur mère, soit font tout pour s'en débarrasser. Le premier ado a sa mère sur le dos en permanence, et tout ne tourne pas rond chez elle. La seconde est championne de tennis et sa coach n'est autre que... sa mère. L'angoisse. Bref, des mères pénibles, étranges, parfois vraiment mesquines sont le lot commun de ces ados. Et l'auteur n'est pas tendre, ça en est même parfois "malaisant" comme disent les jeunes d'aujourd'hui (sic...). Je ne comprends pas vraiment pourquoi ce roman fait partie de la sélection Babelio. Je préviens bien les élèves à l'avance en leur disant de prendre les choses avec des pincettes. Mais c'est un point de vue intéressant. L'auteur flirte avec l'interdit, avec ce choix de sujet éminemment dramatique. On n'a pas le droit de détester sa mère quand on est ado. Et pourtant...En complément une courte interview de l'auteur que j'ai trouvé sur le site d'Actes Sud. 

Presque un coup de coeur 

Le Domaine, Jo Witek   Défi Babelio 

Dans un manoir à l'atmosphère un peu désuète, Gabriel et sa mère arrivent pour les deux mois d'été. Elle pour se mettre au service de la famille, lui pour l'accompagner. Dès le début l'atmosphère est étrange, mais ça sera pire encore quand les petits-enfants vont débarquer. Et surtout quand Gabriel va croiser le regard d'Eléonore...
Un roman psychologique dans un univers anachronique, un ado passionné d'oiseaux et pétri d'amour, un meurtre étrange. Tout est réuni pour nous plaire. Le seul bémol est la fin, mais je vous laisse la découvrir. 

Si j'ai le temps je ferai une chronique vocale de ce roman qui m'a beaucoup marquée et que j'ai lu plutôt rapidement. Ma collègue a elle aussi beaucoup beaucoup aimé :). 


Allez voir plus bas, il y a le début !!!

dimanche 4 décembre 2016

Mes dernières lectures #1

Coucou à tous ! Me revoilà enfin, 200 copies plus tard ou presque, pour chroniquer mes dernières lectures. Si je n'ai pas eu le temps d'écrire ici, il en est tout autre pour la lecture. J'ai encore pas mal lu, pour mon plus grand plaisir et ma plus grande détente. Comme j'ai un certain nombre de romans à vous présenter, je vais chiper son idée à Accalia et faire des catégories :

Lectures abandonnées 

  

Rose sous les bombes, Elizabeth Wein  Défi Babelio

Ce roman raconte l'histoire de Rose, une jeune femme pilote d'avions engagée malgré elle dans la guerre. Je ne saurais vous en dire plus, j'ai à peine lu le roman. Prometteur pourtant, avec fond historique, histoire d'amour et une héroïne pilote et poète. Mais je n'ai pas accroché. J'étais dans une petite période de panne de lecture, je pensais que ce roman allait m'en sortir mais ça n'a pas été le cas... Je pense pourtant que c'est un bon livre, riche et intelligent pour les jeunes. 


Virus 57 , Christophe Lambert (pas l'acteur hein ^^) Défi Babelio

Aujourd'hui, quelque part dans le monde. Il fait chaud, il fait beau. Le paradis. Et pourtant, tout est réuni pour que la vie de 57 jeunes gens devienne un enfer. Tous nés de fécondation in-vitro, d'un même père, ces adolescents risquent à tout moment de mourir, si la température atteint 45 degrés. Alléchant non ? Et bien en fait, ce que je pensais être une énième dystopie s'est avéré être un polar. Bien mené, plutôt palpitant, mais les polars ne sont pas ma tasse de thé et j'ai abandonné aux deux tiers. Avis aux amateurs de polars sur fond apocalyptique donc :)


Lectures agréables... et intelligentes !

Bouche cousue, Marion Muller-Collard  Défi Babelio

Ce petit roman est très bien écrit, émouvant, tout en retenue. A travers une lettre à son neveu qui aime les garçons, Amande nous livre son expérience douloureuse : à 15 ans, dans les années 90, elle est tombée amoureuse d'une fille.
Le regard porté sur l'homosexualité est très beau, posé, sincère. J'ai trouvé ce témoignage extrêmement émouvant. La jeune fille se sent rejetée par sa famille. Sa mère se doute de quelque chose mais ne dit rien. Incomprise, Amande trouve refuge chez un couple gay. Les deux hommes l'aident à s'accepter, et à accepter ce que pensent les autres. Une très jolie histoire, à mettre entre les mains des jeunes et des moins jeunes. 

Jimi-X, Louis Atangana  Défi Babelio

Ce roman retrace l'histoire de Jimy Hendrix, de sa naissance aux débuts de sa carrière. J'ai été déroutée au début par le ton du roman, un peu enfantin, avec des alternances de style, comme ce passage que j'ai beaucoup aimé : Jimmy raccompagna Carmen chez elle et, avant de se quitter, pris par l'évidence et la simplicité de ce premier amour, ils se retrouvèrent collés l'un à l'autre, s'embrassant avec la maladresse et l'élan de leur âge. Ils ne se quittèrent plus les jours suivants, scotchés comme deux tranches de sandwich.
Cela dépassé, j'ai adoré ma lecture. J'ai pris un plaisir immense à suivre la vie de Jimi, entouré de frères et de soeurs plus ou moins désirés, d'une mère alcoolique et d'un père fainéant. La deuxième partie du roman, quand il découvre la guitare, m'a encore plus passionnée. C'est un très bon et beau roman, qui nous fait découvrir ce musicien mort trop jeune. Mais quand on connaît son histoire, on comprend l'attrait des paradis artificiels dans dans une vie loin d'être douce comme un rythme de blues...

Lecture agréable et addictive

Ne t'arrête pas, Expérience Noa Torson, tome 1 Défi Babelio

Noa se réveille un jour sur une table d'opération. Elle ne sait pas ce qui lui arrivé. La seule chose dont elle est certaine, c'est qu'elle doit courir...Tout au long du roman, Noa fuit. Quoi, on ne le sait pas au début. Mais peu à peu l'intrigue se dévoile autour des hackers et d'une mystérieuse maladie qui touche les jeunes. J'ai vraiment aimé le personnage de Noa, qui m'a fait penser à Lisbeth Salander dans Millenium. Comme elle c'est une hackeuse, qui vit seule, attachée à rien, mais n'a que seize ans (difficile à croire d'ailleurs quand on lit le roman !). Elle rencontre un jeune garçon lui aussi adepte de la bidouille, et tous les deux essaient de percer le mystère de la cicatrice qui traverse le buste de Noa. 
Le monde des hackers est très abordable, il y a très peu de jargon. L'auteur sait maintenir le suspense et donner envie de connaître la suite, en dévoilant des informations par petites touches. J'ai d'ailleurs bien envie de lire les deux autres tomes ! 
Un roman haletant, prenant et bien mené. 


Lectures déroutantes, dans le bon sens 

La suite demain !!!!

lundi 14 novembre 2016

Florian Bates enquête : premier tome aux éditions Hélium

Florian Bates enquête : Alerte au musée (tome 1)
James Ponti
PPV : 13, 90 euros
EAN : 9782330065997
304 pages
Broché 14,5 x 20 cm

Je me suis lancée à tout hasard dans la recherche de partenariats pour parfaire mon envie d'échanger sur la littérature de jeunesse, et tout s'est passé comme dans un rêve. Une semaine plus tard, voici mon premier Service Presse en partenariat avec les éditions Hélium ! Je suis ravie. J'ai reçu ce livre très rapidement, et je peux vous le dire tout de suite, même s'il s'agit d'un roman pour 9 ans et plus, j'ai adoré ma lecture. 

Florian Bates, douze ans, élève de 5ème, est doté d'un sens de l'observation hors du commun qui lui permet d'aboutir à de très intéressantes conclusions en se focalisant sur des détails. Tout juste arrivé à Washingtown notre jeune Sherlock va faire la connaissance de Margaret, qui va devenir sa meilleure amie. Et surtout il va se retrouver confronté à bien des mystères...
Quand trois tableaux sont volés à la Nationale gallery, Florian et Margaret se mêlent à l'enquête dirigée par Marcus Rivers, agent du FBI. Grâce à ses dons d'observation et de déduction, Florian va faire avancer l'enquête très rapidement, mais tout n'est pas encore résolu. Le FBI et son agent sont néanmoins tellement impressionnés par les compétences du jeune garçon qu'ils font de lui un agent spécial. Florian est maintenant au coeur de l'enquête, et va chercher à découvrir quelle mafia se cache derrière l'affaire des tableaux. Il va être aidé en cela par Margaret, qui va parallèlement le lancer elle aussi sur la piste de ses parents biologiques. Florian parviendra-t-il à lui donner les réponses qu'elle attend ? 

Ce premier tome des aventures de Florian Bates par James Ponti m'a conquise, et j'espère qu'il y en aura d'autres ! L'auteur américain spécialisé en shows télévisé a su mettre une touche humoristique très appréciable à ce roman policier pour les jeunes. J'ai particulièrement aimé le personnage de Florian, plein d'auto-dérision, aux antipodes de l'arrogance malgré son don "gratiné" (ceux qui liront le roman comprendront), et surtout  je l'ai trouvé très attachant. Le duo qu'il forme avec Margaret est amusant, ils se taquinent beaucoup et ce pour notre plus grand plaisir. L'enquête en elle-même n'est pas trépidante mais les liens que parvient à faire Florian sont assez bluffants et nous tiennent en haleine. Les rebondissements s'enchaînent et ne se ressemblent pas. On passe de la Natinale Gallery et des tableaux de Monet au métro, en passant par un fourgon blindé et l’ambassade de Roumanie. Les jeunes lecteurs en prennent plein les yeux, et leur culture générale aussi. Seul petit bémol : la recherche des parents de Margaret aurait selon moi pu être approfondie, mais peut-être le sera-t-elle dans un autre tome ? 
En tout cas j'ai pris plaisir à cette lecture.  Le ton est léger sans être niais, tout est très bien dosé et j'ai beaucoup souri. Il n'y a pas de gaffes à proprement parler, tout tient à un humour intelligent, fin et subtil. En tant qu'adulte j'ai apprécié cette lecture destinée à la jeunesse. D'ailleurs il est à conseiller particulièrement aux bons lecteurs car le roman fait tout de même 300 pages. Le style est agréable, ce qui rend la lecture très fluide, sans être trop complexe pour des élèves arrivant au collège. Un très bon moment de lecture, et il me tarde de découvrir la suite des aventures de Florian ! 

Merci aux éditions Hélium pour ce premier échange :) !


mardi 8 novembre 2016

Twilight 3, une éclipse ?

Tiwilight, tome 3
Eclipse
Alors non, ce tome ne va pas éclipser les autres. Même si je l'ai beaucoup aimé, il n'en reste pas moins que j'ai quelques petits reproches à lui faire. Mais d'abord, parlons-en en bien. Déjà j'ai beaucoup aimé cette lecture que j'ai enfin entamée. Je crois que le roman était dans mes étagères depuis pas loin d'un an. Et surtout, je l'ai commencé sans préméditation, parce que c'est le seul que j'avais sous la main en vacances (en format PDF). Enfin j'étais d'autant plus ravie que j'ai renoué avec la lecture VO, que j'avais délaissée depuis un certain temps également. 
J'ai beaucoup aimé retrouver Bella et surtout Edward, qui est moins présent dans cet opus, "éclispé" par Jacob, évidement ! Et moi qui me pensais "Team Jacob", à cause du physique de l'acteur surtout, et bien oui je suis Team Jacob pour son physique, mais pas pour le personnage. Il m'a semblé assez insupportable, ne cessant de harceler Bella concernant son amour. Je l'ai trouvé extrêmement lourd, pas du tout gentleman, alors qu'Edward a des valeurs et des façons de faire certes un peu vieille France, mais tellement plus charmantes... (sauf quand Bella le décrit avec son sourire "crooked", ça m'agace à chaque fois, on dirait que c'est le mec le plus pince-sans-rire du monde alors qu'en fait il est surtout un bellâtre un peu figé. Enfin bon...). J'ai aussi aimé, dans ce tome, en apprendre davantage sur les légendes des Loups et des Vampires. Il y a de longs passages enchâssés où des personnages évoquent cette mythologie somme toute assez complexe, et ça m'a bien plu. Néanmoins j'ai pu déplorer quelques longueurs parfois, ce qui m'a un peu gênée, d'autant que ce roman est encore plus gros que les précédents (je ne sais encore ce qu'il en est du dernier). 
Pour revenir à la relation Bella-Jacob, je m'attendais à ce que l'hésitation (titre d'ailleurs de la VF) soit bien plus grande de la part de Bella. Or il s'avère, comme je le disais plus haut, que Jacob est très très lourd et entreprenant. Il va jusqu'à blesser Bella en l'embrassant de force, la presse sans cesse de lui avouer des sentiments qu'elle n'a pas, bref, il est pénible, pour ne pas dire pire. Je pensais aussi que Bella allait vraiment hésiter, sentir naître des sentiments pour Jacob, mais je n'ai rien senti de tout ça au fil des pages, malgré le point de vue centré sur Bella. Je n'ai d'ailleurs pas bien compris qu'à la fin, elle lui avoue son amour. Pour moi c'est arrivé trop tard, et ça en est devenu presque pas crédible. En plus, connaissant la fin de la saga grâce / à cause... des films, je savais que les sentiments de Jacob étaient moins profonds que ce qu'il croyait, et pourquoi est-ce qu'il n'était pas imprégné de Bella.  Du coup son acharnement m'a semblé presque dérangeant, connaissant la suite. Mais je ne vais pas vous spoiler, je me suis d'ailleurs suffisamment spoilée moi-même :p. 
La passion avec Edward est un peu laissée de côté, mais les moments qu'ils passent ensemble sont de plus en plus chauds. J'ai enfin véritablement compris en quoi 50 nuances de Grey était clairement inspiré de Twilight. Lisez quelques pages du dernier (n'importe où, ça n'est pas très varié niveau actions, seuls les instruments sont variés ^^) et les passages où Bella presse Edward de consommer leur future union. C'est presque du copier-coller, sans le dénouement. Rien que pour ça je suis contente d'avoir lu ce tome !

Bilan : J'ai bien apprécié ma lecture, ça a été une vraie détente pendant les vacances. Je l'ai lu assez vite malgré la VO, et ai compris pas mal de choses (puisque ce sont souvent les mêmes scènes avec les mêmes mots qui reviennent, ça aide :p). Et j'ai hâte d'acheter et de lire le tome 4 ! Enfin je me connais, il est possible que je ne le lise que dans un an... !

Pour renouer aussi avec de bonnes habitudes, je joints à ma critique un tableau. Cela fait aussi très longtemps que je ne l'avais pas fait, mais à chaque fois ce genre de roman, un peu sentimentale, m'inspire. Et il est vrai que la littérature de jeunesse semble moins bien se prêter à l'illustration par des tableaux classiques. 

Le Printemps, Botticelli, 1478
 Ce tableau italien de la Renaissance représente des dieux, des déesses et des nymphes qui se mêlent sur un décor champêtre. J'aime la dimension éthérée des Trois Grâces, et la présence d'Hermès sur le côté, en rouge. Ils m'ont fait penser aux personnages diaphanes que sont les vampires, qui brillent au soleil. Oui d'accord c'est un peu la honte de comparer Botticelli et Twilight mais bon, j'essaie de joindre la simple plaisir à la culture ! Dans le coin droit vous pouvez également voir un personnage bleuté voire noire, Zéphyr, qui enlève la nymphe Chloris pour la transformer en Flore, déesse du printemps. Il m'a fait penser aux "méchants" qui s'en prennent à la famille Cullen (j'ai honte ^^ mais on se cultive comme on peut :p). Et puis la robe de la déesse du printemps est pas mal ! Enfin Vénus, au centre, avec son ventre rond, symbolise le mariage, la grossesse et le myrte au-dessus d'elle suggère le désir sexuel, fortement présent dans ce dernier tome (dernière comparaison douteuse !).
Ce tableau est vraiment beau, je suis contente d'en avoir appris davantage sur lui et surtout de l'avoir partagé avec vous. 

mercredi 2 novembre 2016

Défi Babelio et renouveau : chroniques vocales, première !

Chers tous,
Me revoilà enfin, après avoir passé quelques jours sous le soleil (et la pluie...) portugaise. Je vous ferai peut-être un petit article sur Lisbonne, je ne sais pas encore. Mais pour le moment, j'ai plein d'autres projets pour le blog, comme le titre le laisse présager. Je vous laisse écouter ... !



En plus je suis contente de vous annoncer que j'en suis à 21 livres lus sur les 40 du défi. Youhou !! Aujourd'hui je vais vous parler des 6 derniers lus. 

 Ce roman m'a plutôt plu, bien qu'il soit je pense plutôt destiné à un public de collégiens. Le style est presque simpliste par moments, les personnages principaux ont 13 ans, et l'intérêt de ce qui leur arrive réside surtout dans la dimension historique et concerne le devoir de mémoire. En effet deux jeunes garçons se retrouvent en train de communiquer par lettres à un siècle d'intervalle, l'un en 1914, l'autre en 2014. Une boîte aux lettres "magique" (déjà ça ça m'a fait tiquer au début...) permet cet échange, dont ils ne remarquent pas tout de suite la dimension étrange. Mais au fut et à mesure, le roman prend de l'épaisseur en nous faisant découvrir des facettes de la vie quotidienne en campagne avant la guerre, et c'est plutôt bien fait. 


Le petit carnet jaune arrive direct du Portugal ! 



Cette courte BD quant à elle a été une très bonne expérience de lecture. Je n'ai pas tellement l'habitude des BD mais celle-ci a su me convaincre par la qualité du dessin d'abord, et ensuite par l'histoire qu'elle raconte. C'est un très bon moyen de faire réfléchir les jeunes sur le harcèlement, d'autant qu'elle se lit très vite. 

 Ce petit roman d'à peine 100 pages peut être une grosse claque de lecture pour certains (et surtout certaines !). Il est donc à recommander avec précaution.
Il raconte en effet l'histoire d'une jeune fille qui souhaite profiter au mieux de sa jeunesse l'été de ses quinze ans. Un soir elle rencontre un garçon, vit une expérience unique sur la plage... mais tombe de haut le lendemain, puisque le garçon ne veut plus d'elle. ça n'est déjà pas bien agréable, mais le pire reste à venir puisqu'elle va se rendre rapidement compte qu'elle est enceinte...
Ce roman est franc et sans réserve, le message est fort et le livre efficace.

Je vous laisse ici écouter ma chronique.





Ce dernier roman a été lu très rapidement, ce qui est un bon présage. Pour moi ça signifie que le style était agréable, et l'histoire sympa puisque j'avais envie de vite savoir la fin. De bons points donc. Cette uchronie se base sur un fait très actuel : les réseaux sociaux. Dans cet univers, le Réseau prend beaucoup de temps et de place. Les gens doivent sans cesse y être connectés et montrer qu'ils vont bien, qu'ils s'amusent, qu'ils ont des amis, sous la menace de subir une sorte de lavage de cerveau qui va annihiler la douleur. Et chaque fois qu'une personne subit ce genre de lobotomie, un point bleu (comme sur la couverture) apparaît sur son poignet. Vous imaginez les bienfaits que cela peut sembler avoir ? Plus de douleur, jamais d'angoisses, les gens sont zens. Mais à quel prix ! La plupart du temps de nombreux souvenirs partent avec la douleur, et les personnes oublient leurs proches, leurs émotions, ce qui les rend humains. Mais un jeune garçon et une jeune fille vont s'insurger contre ce système. 
Là où l'intrigue est bien agencée, c'est du fait qu'Astrid meurt au début du roman et que son amoureux Silas soit oblitéré (c'est le nom donné à la lobotomie). On prend conscience des limites de ce "traitement" et les choses vont peu à peu évoluer. Je ne vous en dirai pas plus au risque de vous spoiler (même si on se doute assez vite de ce qui va arriver). Et c'est peut-être là que le bas blesse : l'intrigue est un peu simple, et surtout se dénoue un peu vite et simplement. D'un côté j'étais contente que, pour une fois, il n'y ait pas de suite, ça change des dystopies habituelles. Mais d'un autre côté, l'intrigue était peut-être un peu mince. Ce qui permet il est vrai d'aller rapidement à l'essentiel, dans ce roman qui a une dimension didactique. Je le recommande fortement à tous, ados et adultes qui vivons dans un monde où le réseaux sociaux prennent de plus en plus de place. 

vendredi 14 octobre 2016

La littérature jeunesse, des amours de lectures

J'adore la littérature jeunesse. Voilà ce dont je me rends compte. Je ne lis que ça en ce moment, et j'adore. J'enchaîne les romans, la lecture est simple, sans prise de tête, et pourtant les sujets sont forts et le style est loin d'être simpliste. Merci au défi Babelio de me donner autant d'opportunités de bonnes lectures. J'appréhende même la fin du défi, quand je devrai choisir mes lectures moi-même (et d'ailleurs, je compte enfin m'inscrire à la bibliothèque de ma ville :p. Leur fond jeunesse est vraiment pas mal, d'après ce que j'ai pu en voir !). Je comprends maintenant les Youtubeuse et autres blogeuses que je trouvais frénétiques dans leurs lectures : en fait, j'enchaîne presque aussi vite qu'elles avec ces romans. J'en suis à deux ou trois livres par semaine, du jamais vu pour moi ! Je prends enfin un véritable plaisir de lecture, sans me prendre la tête sur ce que je veux lire, sachant d'avance que ça sera doux, léger, agréable. Pas de fioritures, pas de trop longues descriptions, rien que du plaisir. Je suis ravie de ce revirement dans ma vie de lectrice en tout cas.
Et vous, comment en êtes vous venus à lire de la littérature de jeunesse ? 
Soyons clairs, je parle surtout de littérature ados. Je lis les livres de la sélection Babelio pour 14 ans et plus, et je crois que des romans qui s'adressent aux collégiens me plairaient moins. Toutefois, je pourrais me laisser surprendre. Il y a 10 ans, jamais je ne me serais aventurées dans les rayons jeunesse des librairies; seuls les classiques m'intéressaient. Et voilà où j'en suis maintenant :). 
Après ce petit interlude révérencieux envers cette littérature trop souvent dénigrée par les profs de Français et autres adeptes de grands auteurs, voilà la critique de trois autres romans du défi.

Bluebird, Tristan Koëgel
J'appréhendais un peu la lecture de ce roman, qui me semblait épais et laborieux quant à son thème. Il est en effet question de la ségrégation aux Etats-Unis dans les années 40, de la vie des esclaves dans les plantations, et d'un amour impossible. Finalement il m'a fallu effectivement plus de temps pour lire ce roman que les autres de la sélection, mais j'ai aimé ma lecture. La ségrégation raciale est certes au centre de l'histoire, mais le thème est allégé grâce à l'univers de l'auteur. 
Minnie est une jeune fille noire qui sillonne les routes avec son papa pour chanter et jouer de la musique. Un jour qu'ils arrivent dans une plantation, la vie de Minnie et d'Edwin, le fils du propriétaire, va prendre un tournant inattendu et dangereux. Le fossé qui les sépare se creuse quand le KKK emporte Minnie très loin, malgré elle, dans la grande ville. Chacun de leur côté, les deux jeunes gens vont lutter contre leur classe, les préjugés et les autres. L'auteur a réussi à faire de cette histoire hors du commun une sorte de conte. En lisant ce livre, j'ai pensé au Coeur Cousu de Carole Martinez. C'est un peu cet univers où se mêle magie, Histoire et émotions. On a l'impression que la vie de Minnie est un conte, l'univers dans lequel elle évolue est âpre, violent, mais elle continue d'y croire, de chanter, de grandir. Dans la plantation, Edwin voit les choses changer, découvre la vraie facette des gens. J'éprouve des difficultés à vous rendre compte de ce que j'ai perçu de cet univers... une tranche de vie recouverte d'une couche un peu pastel, qui n'adoucit pas la rudesse des évènements inspirés de l'Histoire, mais leur donne justement une autre profondeur. Récit à la fois historique et allégorique, ce roman gagne vraiment à être connu. Une belle histoire d'amour, un bon témoignage historique. L'alternance des points de vue permet également de saisir toutes les facettes des évènements, de comprendre que tout, justement, n'est pas tout blanc ou tout noir, et que les nuances sont peut-être gages d'évolution. Un très beau roman, sérieux et poétique. Peut-être un des plus littéraires de la sélection.

  

L'élite, Joëlle Charbonneau
Encore une dystopie, style Hunger Games. Des jeunes de 16 ans, dans une ville préservée des dévastation, sélectionnés pour leurs qualités particulières. Cette élite est emmenée à la capitale pour passer un certain nombre de tests afin de devenir l'Elite des élites, les dirigeants de demain
Cia, notre héroïne (encore une fois une fille, encore une fois un point de vue interne) nous emmène avec elle dans cette expérience terrible et hors du commun. Beaucoup de clichés sont repris d'autres dystopies, comme la cérémonie de sélection au début du roman, l'histoire d'amour un peu niaise, les épreuves dans lesquelles les ados doivent faire des choix que les trois-quart des adultes ne sauraient faire. Toutefois j'ai pris plaisir à lire ce roman, notamment la partie sur les tests intellectuels. Je n'avais jamais lu ce genre de chose avant, et j'ai trouvé que c'était chouette d'intégrer une dimension scolaire dans ce type de roman. Ainsi les bons élèves deviennent de vrais héros. D'habitude ce sont plutôt des rebelles, qui préfèrent courir dans les bois que de rester sur les bancs de l'école. Là les personnages sont des intellos guerriers ; c'est un peu fort, un peu surréaliste (une vraie élite qui sait tout faire, un peu surjoué quand même...). L'auteur ne précise rien quand à la probabilité de la sportivité et de la résistance physique de son élite, qui semble pourtant avoir passé plus de temps sur des problèmes de maths que dans la nature (limitée d'ailleurs, puisque certaines parcelles de terre seulement ont été préservées de la pollution liée aux guerres). Mais bon... même si on ne peut pas totalement s'identifier à ces personnages trop parfaits, trop valeureux, j'ai trouvé l'histoire bien menée. Le premier tome pourrait presque se suffire à lui-même, d'ailleurs il n'est pas précisé sur le livre qu'il s'agit d'un premier tome (et pourtant il semble que c'en soit un...). Mais on sent qu'il peut il y avoir une suite. Je ne sais pas si je la lirai, en tout cas j'ai passé d'agréables moments, surtout à me demander comment l'auteur allait changer le goût de la tarte à la crème topping Hunger Games. 

La décision, Isabelle Pandazopoulos 
Ce roman est une vraie marmite d'émotions. Il faut avoir le coeur bien accroché dès le début. La première page tournée, on est au coeur du drame, celui de Louise, 16 ans, qui accouche seule dans les toilettes du lycée, sans rien avoir vu venir. Ses amis sont choqués, ses parents bouleversés, et elle, elle ne comprend pas. Elle ne se souvient de rien, peine à faire entendre aux autres qu'elle ne sait pas comment c'est arrivé. Mais son enfant est là, ça elle ne peut pas le refuser. Le déni de grossesse, avec ses limites, et surtout ses souffrances. Un sujet dur, traité avec une grande justesse de la part de l'auteur. Les points de vue s'alternent, le style suit, il y a de très beaux passages. Loin du voyeurisme, les choses sont dites sans détails mais rien n'est caché non plus de l'âpreté de la situation. On comprend au fur et à mesure du livre ce qui est arrivé à Louise, mais néant sur la période de sa grossesse, tout simplement parce qu'elle ne s'était vraiment rendu compte de rien. On essaie de deviner qui est le père, mais comme elle on en sait pas, on hésite, elle ne se souvient vraiment pas... et pour cause. A la fin on comprend, et la vérité est violente
Un très beau petit roman, petit par la taille mais très fort. Je préciserai bien ça aux élèves avant de le leur mettre entre les mains. Mais vous, n'hésitez pas un instant. 

dimanche 2 octobre 2016

Défi Babelio : deux livres et demi plus tard...

Bonjour à tous !
Je reviens vous donner des nouvelles de l'avancée de mon défi en lien avec le Défi Babelio, et je suis contente, ça avance bien. Deux romans et demi lus cette semaine :)

In the After, Demettria Lunetta 
Le début de cette dystopie m'a beaucoup plu. Amy est seule quand des espèces d'aliens débarquent sur Terre et déciment sa population. Dans sa maison écolo et hautement technologique, elle parvient à se mettre à l'abri des monstres. Et comme ils ont besoin de soleil pour vivre, elle peut sortir la nuit se ravitailler. Et c'est ainsi qu'elle va vivre pendant 3 ans, d'abord complètement seule, puis avec la compagnie de Baby, une petite fille qu'elle a trouvé perdue dans les rayons de la supérette. Elle ne sait pas parler, mais les deux jeunes filles communiquent en langage des signes et créent alors un lien très fort. Jusqu'au jour où elles sont emmenées dans une cité à l'abri du danger, New Hope. Et c'est là que les choses se gattent : pour les héros comme pour ma lecture...
J'ai adoré la première partie du livre. Même si l'idée de ces espèces de zombies plantes est rebattue et qu'ils sont carrément ridicules, la survie d'Amy m'a beaucoup intéressée. Mais à partir du moment où elle arrive à New Hope, j'ai été très déçue. ça devient alors une dystopie comme toutes les autres, avec les clichés habituels. Lesquels sont rendus encore plus ridicules du fait qu'ils sont traités en accéléré... Amy trouve l'amour évidemment, mais on en parle à peine, et elle devient la sauveuse du monde en un rien de temps... C'est vrai qu'il reste deux autres tomes (que je lirai si l'occasion se présente), mais on dirait que l'auteur a voulu laisser tous les indices à la fin du tome 1. Il y a aussi des prolepses un peu déroutantes dans la seconde partie du livre. En résumé, je n'ai été totalement conquise. 
Malgré tout ce fut une bonne lecture, avec une première partie qui m'a vraiment plue. Les personnages sont attachants et la relation entre Amy et Baby très mignonne. Une série à découvrir. 

Le second roman que j'ai commencé à lire est Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, de Nathalie Stragier. Ce roman, comme le laisse présager le titre, raconte l'histoire de deux jeunes filles qui n'auraient jamais du se rencontrer : Andrea, qui vit en 2019, et Pénélope, qui vient de 2187. Je m'attendais à ce que plein de "gags" s'enchaînent, qu'elle ne comprenne pas le mode de vie des habitants de ce que la fille du futur appelle le Moyen-Age, mais il n'y en avait pas tant que ça. J'ai trouvé l'action longue à se mettre en place, et Pénélope très "normale" dans son nouvel environnement. Le livre est plutôt épais, plus de 400 grandes pages, et je n'ai pas eu le courage de tout lire. Je me suis arrêtée à la page 140 et ai lu le reste en larges diagonales. La suite est sympa, mais il y a toujours des longueurs. Je pense que les élèves vont apprécier mais pour ma part, j'ai passé mon chemin...

Le dernier que je viens de lire, a contrario du précédent, a été un coup de coeurOn est tous faits de molécules, de Susin Nielsen, est un petit bonheur. Stewart, un jeune garçon précoce et adorable, a perdu sa maman il y a deux ans. Son père, Léonard, s'est remis en couple avec une jeune femme rencontrée au travail, Caroline. Celle-ci vient justement de se séparer de son mari, pour une raison que je vous laisse découvrir. Et elle aussi a un enfant, Ashley, une jeune fille de 14 ans passionnée de mode et de people. Le jour et la nuit avec Stewart. Mais le jour où Léonard et lui emménagent chez Caroline, les choses vont devoir s'arranger, dans un sens ou dans un autre...
J'ai beaucoup aimé cette lecture. Déjà le livre est agréable, d'un format un peu carré avec du papier recyclé. De plus les points de vue s'alternent : on a d'abord celui de Stewart, et ensuite celui d'Ashley. Comme tout les oppose, c'est plutôt amusant à lire. Et les deux personnages s'avèrent très attachants. Ils ont tous deux traversé des évènements délicats dans leurs vies, et s'en sortent. Plus ou moins facilement il est vrai, mais ils s'en sortent. Et Stewart a été la raison de mon coup de coeur. Ce jeune garçon un peu différent est adorable, amusant, spécial mais dans le bon sens. J'adorerais avoir un frère ou un garçon comme ça ! Plus que Nous les Menteurs dont on me parle beaucoup, c'est plutôt ce roman qui est mon premier gros coup de coeur de la sélection. 

BILAN : 13 livres lus / 40. On avance ! Même si je n'en suis même pas encore à la moitié... :p

samedi 24 septembre 2016

Défi Babelio

Chers tous, 
Il est temps que je me confesse... depuis quelques temps je lis beaucoup, et beaucoup de romans jeunesse. Depuis quelques temps aussi je vous parle des livres que j'emprunte au CDI de mon établissement. Et depuis quelques semaines, j'évoque parfois Babelio... alors voilà...En fait, je vais participer avec mes élèves au Défi Babelio 2016-2017 :) !! Il s'agira de lire le maximum de livres parmi les 40 de la sélection (un bon paquet ! voyez vous-même, et que de très bonnes critiques à chaque fois, donc que du bonheur) et d'en faire des chroniques, des quizz, des vidéo, des book trailers, des book face et que sais-je d'autres, afin d'être les plus originaux et pertinents possibles. Les élèves n'ont pas encore commencé, mais avec ma collègue du CDI nous nous sommes attelées à la tâche plus qu'agréable (bien que titanesque !) de lire un maximum de livres de la sélection. Et pour l'instant, ça marche plutôt bien. Pour preuve, voilà les 5 derniers que j'ai lus : 

Si vous cliquez sur les titres, vous accédez à la page Babelio du roman ! 

Ce premier tome de la série m'a particulièrement plu. Je ne pensais pas accrocher à ce gros pavé, lourd et dense. Mais finalement c'est un livre super et superbe; un bel objet aussi. Il raconte l'histoire de Jacob, un jeune garçon qui voit des monstres et ne comprend pas pourquoi, jusqu'au jour où son grand-père meurt et lui intime de retrouver Miss Peregrine. Il part alors sur les traces de la jeunesse de son grand-père et ce qu'il découvre va changer sa vie...
L'écriture est agréable, le style travaillé, et les photos superbes. Elles permettent vraiment de se faire une idée d'à quoi devaient ressembler ces enfants étranges. Un très bon moment de lecture en somme, même si j'ai trouvé que les enfants n'étaient pas assez décrits et qu'il n'était presque pas question des événements historiques de la Seconde Guerre Mondiale. Ce que j'ai préféré en fait est la quête initiale du héros, autrement dit les 150 premières pages. Je ne sais pas si j'apprécierai le second tome mais je compte bien m'y plonger. 


Nous les menteurs, E. Lockhart 
Ce roman m'a beaucoup fait penser à L'été où je suis devenue jolie, qui a été un coup de coeur. Il est encore question de vacances d'été, des cousins qu'on retrouve et puis d'amour. Sauf que là, tout est moins net et moins joli. Les mamans se déchirent, le grand-père s'affaiblit et Cadence essaie de recouvrer la mémoire... Rien n'est si simple qu'on le croit dans ce roman, dont la fin est extrêmement surprenante. J'ai versé des larmes (rare quand je lis un roman, fréquent devant des films ou séries (oui oui ^^)), je ne m'y attendais pas et j'ai été très déçue... Mais c'était bien vu de la part de l'auteur ! Un livre qui fait vivre plein d'émotions et que j'ai particulièrement apprécié. 

Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu 
Dans ce roman assez rapide à lire, Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, raconte jour après jour ou presque l'évolution de sa maladie et son combat. C'est assez glauque parfois, triste souvent, mais l'auteur a su enrober tout ça d'humour et de jolies métaphores. Je l'avoue j'ai trouvé ça lourd à lire, au sens propre du terme. Le sujet n'est pas évident, la manière de le traiter n'est pas tellement mon genre (un peu mièvre parfois, enfin ça reste mon avis, et puis c'est le genre un peu poétique de l'auteur, je m'en rends compte en écoutant quelques chansons...). Un moment pas désagréable, mais j'avoue que ça m'a un peu plombé le moral... Toutefois c'est un roman qui sensibilise bien à la maladie, au combat qu'elle implique et à la force du moral. 
Et puis j'adore la couverture :p


Oublier Camille, Gaël Aymon
Encore un court roman, dans le même esprit que Ma Réputation et Blog, que j'avais beaucoup appréciés. Dans celui-ci Yanis raconte quelques jours de sa vie, alors qu'il a le sentiment d'avoir perdu son amoureuse, Camille. Il l'aime depuis trois ans, mais rien n'est très clair... Au cours de ces quelques 70 pages, il va réfléchir, s'enrichir, évoluer, jusqu'à découvrir le théâtre, les beaux mots de la littérature, et peut-être réussir à parler à Camille. 
Un joli livre, agréable à lire, court mais dense dans les thèmes abordés. Idéal pour les petits lecteurs... et les autres ! 

Le Labyrinthe, tome 1 : L'épreuve, de James Dashner 
Contre toute attente, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome d'une saga que je compte poursuivre car la suite m'intrigue beaucoup. Je vous écris alors qu'il me reste encore une 50taine de pages à lire et il me tarde de m'y replonger. J'avais lu quelque part que c'était un page-turner, et c'est vrai ! Je ne pensais pas arriver au bout aussi vite, et surtout avec autant de plaisir. J'ai aimé suivre les aventures de Thomas, qui arrive un beau jour au Bloc, sans savoir où il se trouve ni ce qui se passe. Peu à peu il comprend le fonctionnement de ce monde masculin, où la vie s'est efficacement organisée depuis deux ans. Ceux qui l'intriguent le plus sont les Coureurs, qui chaque jour épuisent leurs forces dans le labyrinthe qui les entoure pour essayer d'y trouver une éventuelle sortie. Il finit par devenir l'un d'eux mais pas pour longtemps : le réveil de la jeune fille mystérieuse, la seule présente dans leur "monde", va accélérer les choses.
Cette dystopie m'a semblé assez originale, sans être une copie des Hunger Games et surtout bien plus intriguante que Divergente (que j'avais laissé tomber au bout de 100 pages). Déjà le héros est un jeune garçon, ce qui change de d'habitude. Pas d'histoire d'amour immédiate, pas de niaiseries sentimentales, tout est fait pour faire avancer le récit. Certes les personnages ne sont pas très fouillés, mais on prend plaisir à suivre leurs péripéties. Vous l'avez compris, j'ai passé de bons moments de lecture avec ce roman, et suis prête à lire la suite dès que j'en aurai l'occasion. 


La bonne surprise du défi : certains des livres sélectionnés sont des bandes-dessinées ! C'est très agréable et plutôt rapide à lire. Pour moi qui ne suis pas habituée, ce fut une bonne surprise. 
Dans cet ouvrage l'auteur raconte son expérience de la paternité et du handicap. Au fil des pages, il raconte tout des débuts de la grossesse de sa femme aux deux ans de Julia, sa petite fille trisomique. C'est très bien fait et émouvant. Cette BD a d'ailleurs reçu de nombreux prix. 








Petit bilan de mon propre défi à partir des livres de la sélection : 
J'ai lu 10 livres sur 40. Un bon début, même s'il m'en reste encore beaucoup. J'ai déjà évoqué les 4 autres lectures dans le blog : il s'agit de The Book Of Ivy, des Petites Reines, de Stephane de la série U4 et de Frangine. 

A suivre donc ! 


dimanche 18 septembre 2016

Titus n'aimait pas Bérénice, mais Racine, oui !

Titus n'aimait pas Bérénice, Nathalie Azoulai
Après avoir vu ce titre sur le blog de Eden, et surtout lu combien elle avait aimé, je n'ai pas hésité longtemps. J'ai acheté et lu dans la foulée ce roman qui me faisait envie depuis plusieurs mois. Pourquoi ? Parce que j'adore Bérénice, j'aime de nombreuses pièces de Racine, et j'adore les réécritures de ce genre. J'avais aimé Aurélien d'Aragon, parce que la première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. J'aime Bérénice de Racine que le jour recommence ou que le jour finisse. Et j'aime plus que tous les livres qui évoquent les écrivains et leur travail. Ce roman était fait pour moi. 
Pourtant je n'ai pas été transportée aussi fort que je l'aurais voulu. Certes l'auteur nous raconte avec une poésie particulière l'enfance studieuse de Racine à Port-Royal, mêlée de contrition, de versions latines et de grammaire. On découvre comment il s'est mis à écrire, d'où lui est venue cette passion pour l'alexandrin, pour le minimalisme dans la langue, les fameux 800 mots des tragédies, et l'expression particulière de son vers. Sa manière de comparer le Latin et le Français, sa recherche de la langue la plus juste et la plus grande, tout cela m'a touchée particulièrement, et j'ai aimé suivre ses réflexions - bien que tout ne m'eut pas semblé extrêmement clair à travers le style de l'auteur. 
On comprend aussi pourquoi Phèdre est si sombre, Néron si fou et Bérénice si malheureuse. Et aussi pourquoi, finalement, ce sont aussi de grands personnages, partagés entre deux éthos. Phèdre est très sombre, c'est un monstre elle le dit, mais elle lutte à cause de l'amour. L'amour qui est d'ailleurs au centre des réflexions de notre auteur : peut-on raconter ce qu'on n'a pas (encore) vécu ? Et quand on le connaît, le sentiment est-il semblable pour tous, universel ? Il va jusqu'à interroger plusieurs femmes pour parfaire sa propre carte du tendre et mieux mettre en scène les âmes passionnées dans ses pièces. Un amour qui s'oppose aux valeurs cornéliennes, qui remplit tout, cause tout, et souvent le pire.
Par ailleurs, et c'est ce que j'ai particulièrement apprécié, ce roman illustre parfaitement la chronologie de la production de Racine : d'abord de grandes tragédies assez ordinaires, puis Andromaque pour le sujet antique, Bérénice comme un ovni, enfin Phèdre, le choc suprême, et puis Britannicus pour lutter contre Corneille. A la fin c'est encore Dieu qui semble triompher, avec les tragédies sacrées commandées par Madame de Maintenon. Il est très plaisant aussi de le voir graviter autour de ces noms si connus que son Molière, Corneille, La Fontaine et Boileau. Qu'on connait de nom finalement, mais qui là prennent vie, consistance, dans leurs qualités mais surtout dans leurs défauts. Il en va de même pour Racine, qu'on appelle ici Jean : les auteurs, qu'on porte au pinacle aujourd'hui, ont été avant tout des hommes, avec leurs aspirations, leurs désirs, leur cupidité, leur ambition. Et c'est tout cela qu'on découvre dans ce roman, mais de façon un peu elliptique. Peut-être était-ce le désir de l'auteur que de se rapprocher d'un style particulier, comme l'a fait Racine... Pour approfondir tous ces sujets, je vous invite à lire la chronique d'Eden, si bien faite, si intelligente, si pertinente (comme toujours !). Elle me rappelle ce que j'essayais de faire au début du blog, quand j'étais étudiante. Et je peux te dire que tu y arrives plus que bien, mieux que moi au même âge et même plus !

Pour ma part, je vous disais que quelque chose avait manqué... C'est justement ce petit quelque chose qui fait qu'à chaque fois j'adore les romans qui évoquent le parcours d'un écrivain, sa manière de se mettre au travail, comment il vit au quotidien. Mais là c'était souvent trop elliptique, trop sibyllin parfois... Bref, je n'ai pas été totalement transportée et ai même eu l'impression parfois de peiner à comprendre ce que cherchais à dire l'auteur. Sans doute n'avais-je pas non plus le bagage nécessaire pour comprendre toutes les allusions mais quand même, j'ai étudié en profondeur trois des grandes tragédies de Racine. Alors pour ceux qui n'ont lu que pour le plaisir, les messages "codés"  du roman ne doivent pas être une mince affaire ! 
Malgré tout ce furent de bons moments de lecture, qui se sont un peu éternisés. Je reste ceci dit contente d'avoir acquis ce roman, et il m'a donné envie de me plonger ou replonger dans certaines de ses tragédies. Un bon bilan donc, malgré tout :). 

dimanche 11 septembre 2016

La Sixième Corde, 96, tome 1


Me voilà enfin en train de rédiger mon article. Cet article que je dois faire depuis si longtemps. Et surtout, ce roman que j'avais promis de lire depuis plusieurs mois, sans y parvenir. Mais m'y voilà. 
Maintenant, je vous explique : Benjamin Karo m'a contactée sur la page du blog pour me demander si je serais intéressée pour lire son roman, La Sixième corde. Bien entendu j'ai dit oui, j'aime beaucoup découvrir de nouveaux romans, et surtout gratuitement (sauf quand il s'agit de SF... désolé ^^). Mais un obstacle de taille s'est imposé : il s'agissait d'un roman en format PDF ou Epub... et ça, j'ai du mal. Vraiment du mal. J'ai essayé, j'ai bien aimé le début, mais je n'y arrivais pas. La luminosité, la taille des caractères, pas de liseuse, tout ça a fait que j'ai abandonné. Toutefois je n'ai pas caché ces difficultés à l'auteur, avec lequel j'ai pas mal correspondu. Et lui a cru en moi, alors que j'allais le lâcher. Il a fait en sorte que je ne passe pas à côté d'un bon moment de lecture, et je l'en remercie. Et il y a quelques jours, j'ai reçu un paquet dans ma boîte aux lettres. Bonheur. Et d'ailleurs maintenant il existe en format broché :)

Donc j'ai lu. Pas tout, je l'avoue. Ce n'est pas le genre de style d'écriture que j'affectionne. Mais j'ai passé de très bons moments. 
Pourquoi ? Parce que l'histoire est sympa et le narrateur attachant. Arnaud souhaite se marier avec Emma, une artiste comme lui. Afin de tourner la page du passé une bonne fois pour toutes, ils décident de retourner sur les traces de leurs ex respectifs. Mais Arnaud ne va pas partir seul : il organise un véritable road trip avec ses meilleurs amis, qui n'a rien à envier aux plus célèbres lurons américains. Very bad trip ? Je vous laisse découvrir ça en lisant le roman de Benjamin et Caroline Karo, un frère et une soeur pleins d'énergie et à la plume sûre.

J'ai aimé aussi le choix du héros. Pour une fois, les histoires de coeur ne sont pas celles d'une fille. Arnaud nous raconte ses aventures passées avec beaucoup de sincérité mais sans mièvreries, et sans bons sentiments inutiles. Certaines de ses ex sont vraiment des garces !
En plus les tons du romans sont variés : on passe de dialogues riches en images et en familiarités à des descriptions quasie poétiques des pensées et souvenirs du narrateur. C'est cette alternance que j'ai aimée, même si j'ai surtout lu les passages introspectifs.
Enfin la fin est surprenante, et nous donne vraiment envie de connaître le second tome.

En résumé, une lecture plutôt agréable même si j'ai sauté de nombreux dialogues. Un style prometteur, chatoyant et nuancé, et un concept super : road trip, amours et souvenirs. Je comprends le bon accueil que ce roman (disponible pour le moment uniquement en Ebook)

dimanche 4 septembre 2016

Bilan hebdomadaire #1

Mes chers,
Ces derniers temps, je ne sais pourquoi, je lis beaucoup. Des romans assez courts certes, mais plus d'un par semaine. Que se passe-t-il ?!! Je ne sais... En tout cas, je lis plus et n'ai pas assez de temps pour le blog... Par conséquent je vais assez souvent (si je continue comme ça !) publier des bilans... Tout ça pour vous expliquer le titre de l'article et le numéro (je mets rarement de numéro). Bref bref, passons aux choses sérieuses : les livres ! Et cette semaine j'en ai lu 3 !


La Vie épicée de Charlotte Lavigne, tome 3, Nathalie ROY
Après avoir adoré le tome 1 et encore plus aimé le tome 2, me voilà enfin parvenue au moment tant attendu : l'envie de lire en entier le tome 3 ! Je l'avais commencé il y a plus d'un an, quand il était sorti, mais ça n'était pas ce dont j'avais envie au moment. Je suis comme ça souvent, il faut que je sois dans l'humeur de lire certains livres. Là c'est du léger, mais il faut croire que pourtant je n'en avais pas envie...Me voilà donc qui recommence ma lecture... et lis le roman en deux jours ! J'ai passé mon dimanche dernier après-midi dedans, et j'ai vraiment passé de bons moments. Pour ceux qui ne connaissent pas, Charlotte est une jeune femme québécoise de 34 ans qui adore cuisiner (d'où le titre), mais telle une Bridget canadienne ou une Accro du Shopping du pays des caribous, elle a une vie bien remplie. Les amis, le job de présentatrice télé, les petits plats et surtout les amours... Ahlàlà ceux-là ils ne la laissent que rarement en paix. En tout cas, dans ce nouvel opus, c'est plus compliqué que jamais pour Charlotte, entre les tentations au travail, Maxou qu'elle ne parvient pas à oublier, et son désir de maternité...
Pourquoi j'adore Charlotte Lavigne en plus de tout ça ? A cause de la manière dont ce roman est écrit. La focalisation est interne, c'est Charlotte qui nous raconte son histoire. Par conséquent, l'accent québécois est rendu, ainsi que toutes les petites expressions savoureuses qui vont avec : le chum, les "ouich" et autres cris, en plus des mots anglais. So cutttteee !!  Parfois les libertés prises avec le Français sont grandes, mais c'est ce que j'adore. Un très bon moment de lecture donc, pour moult raisons. 

Amours, Léonore de Récondo
Ce petit roman, primé les libraires et RTL en 2015, est une pépite. Il se lit rapidement, mais il est dense en émotions. Tout ou presque se passe dans la demeure de riches bourgeois. Victoire et son mari vivent dans l'ennui. Le pire étant que la jeune femme ne parvient pas à avoir d'enfant... C'est sans compter sur la libido de son mari, qui monte régulièrement chez les bonnes assouvir ses désirs. 
Cette attitude cavalière mais courante est toutefois d'un grand secours pour Victoire, puisque Céleste, la jeune bonne, tombe enceinte. Et elle va lui demander son bébé...
On pourrait croire que l'histoire s'arrête là. Mais non ! Alors attention, SPOIL ! Victoire peine à ressentir de l'amour pour cet enfant qu'elle n'a pas porté. Privé d'affection, le bébé se laisse mourir, jusqu'au jour où Céleste, n'y tenant plus, l'emmène dans sa chambre et lui redonne vie... mais pas au bébé seulement ! Victoire les rejoint et elle aussi revit au contact du corps de Céleste...
Vous l'aurez compris, comme le laisse entendre le titre, il s'agit d'histoires d'amours, et pas uniquement de celles dont on a l'habitude. Un roman très émouvant et très bien construit. 

The Book of Ivy, Amy Engel
Je me suis enfin décidée à me lancer dans ce roman dont j'entends parler depuis longtemps (n'est-ce pas Ludo ??!!) mais que je ne sentais pas tellement... J'avais peur d'être déçue comme avec Divergente. Finalement j'ai commencé ma lecture... et ne l'ai pas lâché. En fait je l'ai lu en à peine deux jours. J'ai été plutôt captivée par l'histoire d'amour qui naît entre Ivy et Bishop. Ce qui m'intriguait surtout au début était le fait qu'elle doive tuer Bishop, qu'elle a du épouser de force. Finalement ça n'est pas cela qui est véritablement au centre de l'intrigue, mais plutôt son amour pour lui. Un peu déçue donc par le fait d'avoir affaire à une romance déguisée en dystopie, mais je ne vais pas jeter la pierre au concept puisque j'ai passé un bon moment. En revanche je trouve que les événements s'enchaînent un peu rapidement, sans être trop développés, et l'intrigue politique manque de consistance. Toutefois ça n'était pas pour me déplaire, puisque ça n'est pas ce qui m'intéresse le plus. En résumé un bon roman d'amour jeunesse, qui se laisse lire tranquillement. 

dimanche 28 août 2016

Le bonheur des petits livres

Nous sommes dimanche, le jour des articles
Et oui je me rends compte que je rédige majoritairement mes chroniques le dimanche, tranquillement, sans pression de timing. Par conséquent, dans les périodes fastes, il peut y avoir plusieurs livres évoqués dans un même article, et dans les périodes plus creuses et bien... rien... . J'aimerais aussi me remettre à commenter des tableaux, mais l'envie n'y est pas vraiment pour le moment. ça reviendra ! 
Nous sommes aujourd'hui un dimanche faste, celui d'une semaine de lecture particulièrement opulente. Quoi que...
Cette semaine, j'ai lu 3 romans. C'est beaucoup n'est-ce pas ?!! Mais attention... Ces romans étaient constitués en moyenne de 200 pages chacun. Donc moyen l'exploit :p. Toutefois cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à les enchaîner, au contraire. J'ai même adoré ça. Et en plus j'ai eu 3 super lectures, donc un quasi coup de coeur. 

Tout d'abord, j'ai lu Grossir le Ciel de Franck Bouysse, conseillé par maman. Ce court polar est très étonnant, de par sa taille mais aussi de par son intrigue. De prime abord rien à voir avec les romans policiers dont nous pouvons avoir l'habitude. Celui-ce se passe dans quasi huis-clos, avec deux personnages principaux et surtout, pas d'enquête policière. Mais l'intrigue nous happe très rapidement...
Gus vit seul dans une ferme isolée, avec pour seul voici Abel, lui aussi fermier. Les deux hommes ne se côtoient que rarement et vivent leur solitude avec stoïcisme. Jusqu'au jour où Gus découvre des traces de sang dans la neige. 
Le roman est court, on se doute donc que le dénouement arrivera rapidement. On ne s'ennuie pas un instant, malgré le rythme qui peut sembler lent parfois, mais qui confère au roman cette atmosphère mystérieuse, un peu oppressante. J'ai beaucoup aimé évoluer dans l'univers des deux agriculteurs, avec leurs travaux, leurs souvenirs, leurs peines. Ce roman m'a fait penser au roman scandinave La Ferme des Neshov d'Anne B. Ragde, que j'avais adoré. Un coup de maître pour ce petit polar hors du commun, à découvrir ! 

Ensuite j'ai enchaîné avec Le Collier Rouge de Jean-Christophe Ruffin, classique contemporain que je n'avais toujours pas ouvert. J'ai beaucoup aimé cette touchante histoire, qui reprend des thèmes rebattus (la Seconde Guerre, la collaboration, les débâcles etc) mais sous un regard nouveau. Les deux héros, l'homme et son chien, sont attachants, ainsi que le juge qui les suit. Un roman de qualité, qui se lit vite et bien. 

Enfin j'ai ouvert Darling de Jean Teulé, et comme souvent avec cet auteur, j'ai passé un très bon moment. Catherine, alias Darling, est une enfant puis une jeune fille à laquelle la vie n'a pas fait de cadeau. Pour vous dresser le tableau : avant même sa naissance elle est à l'origine d'un grave accident à la foire, et à 3 ans, la pauvre petite assiste à la mort du curé à l'église... La poisse quoi. Elle habite avec ses parents et ses deux frères aux bords de la RN13 en Normandie (c'est chez nous !) et est fascinée par les camions qui passent devant chez elle, tout en bruit et en lumières. Son rêve : épouser un routier. Et c'est ce qui lui arrive. Mais souvenez-vous, elle a la poisse ! Donc rien ne tourne comme elle veut, et c'est avec un courage hors du commun qu'elle se sort de situations plus terribles les unes que les autres. Il y a du sang, du sexe et des larmes dans Darling. C'est cru, mais très poignant. Quand on habite en plus en Normandie, on ne peut être que touché et sensibilisé à la condition des ruraux, qui nous est dépeinte sans fioritures... A ne pas conseiller aux plus jeunes mais pour les autres, allez-y !

3 courts romans donc, mais encore plus de plaisir, puisque j'ai vraiment aimé enchaîner ainsi les histoires. Et un très bon bilan en ce mois d'août, avec 8 livres lus, et une quinzaine en tout pendant les vacances. Vive les petits romans et la littérature jeunesse ! 

dimanche 21 août 2016

Mes lectures de vacances

De retour de presque deux semaines de vacances en famille dans le Sud, je vous ramène ici le soleil et surtout un petit bilan de mes lectures. J'ai beaucoup lu ces derniers temps, j'en suis ravie. Je n'ai pas tellement eu l'impression d'y passer beaucoup de temps, mais comme j'en avais beaucoup, du temps, ça m'a semblé peu. Bref, vous me comprenez (ou pas ^^). En deux semaines, j'ai lu 5 romans !! L'équivalent de ce que je lis habituellement en un mois. Il est vrai que deux de ces romans sont très courts, mais quand même. Beaucoup de littérature de jeunesse, j'ai d'ailleurs épuisé la pile que je m'étais constituée au CDI. Je ne pensais pas en venir à bout si vite, mais j'ai adoré. Maintenant très de blabla, je vous présente mes lectures. 

Tout d'abord je me suis attaquée à un roman qui m'a fait très envie quand j'ai découvert qu'il venait de sortir en Français : Another Day, de David Levithan. Il s'agit en quelque sorte de la suite de A comme Aujourd'hui, roman que j'avais plus qu'aimé. Je me suis donc empressée de le commander en VO (il était temps, j'aurais pu le faire il y a un an maintenant !) et il me tardait de le recevoir. Je n'ai d'ailleurs pas été déçue, et ai passé d'excellents moments avec ce livre. Pour ceux qui ne connaissent pas A comme Aujourd'hui, il s'agit de l'histoire de A, un ado (ou une, on ne sait pas) qui change de corps tous les jours. Chaque matin, il / elle se réveille dans le corps d'un ado, qui n'a rien demandé. A. essaie alors de vivre la vie de cet ado sans trop le/la bouleverser. Jusqu'au jour où il rencontre Rihannon... 
Another Day est l'histoire de Rihannon, qui rencontre A. un jour, en la personne de son petit ami. Elle pense que celui-ci a changé, qu'il est tout à coup devenu romantique, doux et compréhensif. Mais le lendemain, quelque chose cloche : il n'a pas l'air de se souvenir de ce qui s'est passé, alors qu'une inconnue qu'elle rencontre dans les couloirs du lycée, elle, s'en souvient... S'ensuit alors une succession de rencontres étranges, inattendues, avec des garçons beaux, laids, athlétiques ou geeks, ou encore avec des filles magnifiques, insignifiantes, noires, blondes, maigres et j'en passe. Rihannon en voit de toutes sortes mais à chaque fois, c'est A. Difficile pour la jeune fille de s'y retrouver et pourtant, elle n'abandonne pas.
Comme A comme Aujourd'hui, Another Day est certes une romance adorable, mais aussi une forme d'apologue. Les thèmes comme l'amour, la différence, l'amour homosexuel, l'importance du physique et de la beauté intérieure sont extrêmement bien traités. Sans en faire trop, avec justesse, l'auteur a trouvé une intrigue qui permet d'évoquer tout cela à la fois, avec beaucoup de naturel. Je le conseille, et même plus. Un roman inoubliable. 

Ensuite je me suis lancée dans un roman loin des thèmes de la jeunesse : Joujou, d'Eve de Castro. J'ai beaucoup aimé découvrir les histoires rocambolesques de ce Liliputien d'à peine 90 centimètres, trimballé de cour en cour et de pays en pays, pour le plaisir des Grands. Racontée de manière picaresque, un peu à la manière des romans du 17ème siècle, ses aventures sont le plus souvent affligeantes et pathétiques. Lui est courageux, volontaire et très sensible; mais les autres autour de lui sont de vrais vautours, qui profitent de la grande humanité de ce jouet humain, de ce petit monstre...
Un roman que je conseillerais plutôt, sans parler de coup de coeur. 

Ensuite j'ai plongé avec plaisir dans Les Petites Reines, de Clémentine Beauvais. J'ai aimé suivre les aventures des trois jeunes filles (les "trois boudins"), de leur ville de campagne à Paris. C'est touchant, rafraîchissant comme on dit (même si je trouve l'expression un peu étrange pour un livre...), le ton est léger, frais (ok...) et plein d'humour. Parfois l'expression laisse à désirer alors que dans certains passages, les termes sont très recherchés. Mais je pense que cela tient au point de vue interne choisi par l'auteur, celui de Mireille, une jeune fille un peu enrobée, fille de prof de Philo. Elle est à la fois très réfléchie et très simple, et cela se ressent dans l'écriture. 
Je comprends l'engouement qu'a pu susciter ce livre, primé en 2015, et le conseille à tous. Surtout aux jeunes d'ailleurs

Ensuite, pour finir la pile de romans jeunesse empruntés au CDI, j'ai entamé avec plaisir deux courts ouvrages : Blog de Jean-Philippe Blondel et Ma réputation de Gaël Aymon. A peine 100 pages chacun, mais pourtant très riches. Ces romans de la collection Actes Sud Junior s'adressent à un public de "petits" lecteurs, mais proposent des thèmes et des ouvrages de grande qualité. 
Le premier, Blog, aborde la question de l'intimité sur Internet, mais surtout les relations père/fils, avec une plongée dans le passé qui m'a beaucoup touchée. J'ai passé un très bon moment, presque trop court. Mais malgré sa brièveté, il ne manque rien à cette jolie histoire. En plus l'écriture est très agréable, auteur oblige :). 
Ma Réputation est différent, plus moderne dans l'écriture, mais plus bouleversant dans son thème. Il s'agit d'exclusion, de harcèlement, de la difficulté à trouver qui on est quand on a 16 ans. Je ne sais que vous dire de plus, en tout cas ce fut une bonne lecture.

Je terminerai cet article en évoquant une lecture que j'ai faite il y a plus d'un mois, mais dont je n'avais pas pris le temps de parler : un autre tome de la série U4, Koridwen. Je crois que c'est mon tome préféré. Il m'en manque encore un avant de me prononcer, mais j'ai vraiment apprécié cet opus. KOridwen est une jeune fille touchante, en quête identitaire, à laquelle les ados peuvent facilement s'identifier. En plus j'ai trouvé que l'intervention du merveilleux dans cette affaire était ce qu'il y avait finalement de plus réaliste. La fin m'a également beaucoup plu. C'est celui que je conseille à ceux qui veulent commencer ou du moins découvrir la saga. 

De bonnes voire de très bonnes lectures cet été ! Et pour vous, le soleil était-il aussi au rendez-vous entre les pages ?