dimanche 28 mai 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sur le (tant désiré) transat ?!

Me revoilà mes chers ! Et en cette fin d'année scolaire, plus motivée que jamais. Je suis d'ailleurs en plein renouveau livresque : après avoir passé presque un an à lire énormément de romans jeunesse ( pas moins d'une soixantaine depuis septembre dernier, je viens de compter en feuilletant mon blog...!) j'ai eu une besoin soudain (mais sans doute latent) de revenir à mes premiers amours, c'est à dire la littérature classique, et la littérature tout court. J'ai envie de replonger dans mes cours de Lettres, de relire des classiques, de refaire des cours pour la rentrée. Je pense d'ailleurs me lancer dans Britannicus  de Racine et les Cahiers de Douais de Rimbaud en Seconde. Je suis heureuse d'avoir retrouvé cet engouement, qui m'avait finalement manqué. 

Ce qui m'amène à la réflexion du jour


Pourquoi ai-je pris tant de plaisir à lire de la littérature de jeunesse pendant toute cette année scolaire ? Il y a plusieurs raisons à cela, et certaines m'échappent encore sans doute...

Tout d'abord nous avons organisé le Défi Babelio avec ma collègue du CDI, et nous nous devions de connaître la plupart de ces 40 livres. Par ailleurs je me suis rendue compte que beaucoup d'histoires étaient de grande qualité, et que ces romans étaient plaisants à lire. J'ai beaucoup apprécié le fait de pouvoir lire plus d'un roman par semaine en plus du travail, et de les enchaîner, ce qui est difficile avec des romans plus "intellectuels". Je me plongeais dans ma fiction ado comme on s'allonge devant une bonne série télé, la passivité en moins. Chaque soir, ou même dès que j'avais un peu de temps, je m'évadais. Ces romans permettent un repos intellectuel dont j'avais besoin et, comme je l'ai lu dans un article sur la litté jeunesse (que je ne retrouve plus, mais j'avais pris des notes !), ce repos intellectuel est couplé à un réveil émotionnel. J'avais besoin de me laisser porter par ces émotions  brutes, pures, positives la plupart du temps, et sans prise de tête. Rien à voir avec les circonvolutions mentales qu'on peut trouver dans la littérature "adulte", et que je fuyais finalement comme la peste. Je ne voulais pas de cette identification; j'avais besoin de simplicité parce que l'âge adulte, c'est déjà assez difficile comme ça, pas la peine de m'étaler sous le nez ses déceptions, ses crises et ses désillusions. Donc j'ai lu, lu et relu de la jeunesse. Avec parfois quelques romans plus littéraires, comme Chanson Douce, Rien ne s'oppose à la nuit ou Pennac. 
Mais globalement, j'ai surtout lu pour mes élèves. C'est la seconde raison, après le plaisir simple que je retirais de ces lectures : je pouvais parler de ces romans à mes élèves, et leur donner envie de lire. Que demander de plus ? C'est une expérience super. Ajoutons à cela les partenariats, et l'ensemble est parfait. Rien que pour ça,ce partage, ces échanges, je continuerai à lire de la littérature pour la jeunesse. Mais avec les vacances, il semble que l'heure de l'inversion soit venue : la litté jeunesse viendra en appoint à une retour à la plus grande littérature. Enfin j'espère; en tout cas, l'avenir nous le dira, je ne me mets pas de barrières !

Avant de continuer mes chers, j'ai un problème : je ne sais pas comment nommer ces deux littératures : la littérature de jeunesse ça passe, mais parfois ce sont des romans ados qui peuvent convenir aux adultes. La littérature tout court, ça fait un peu élitiste, pédant, réducteur. Et la littérature adulte ça fait un peu ado attardé. Bref, je ne sais pas trop comment différencier ces deux catégories de lecture, qui se distinguent pourtant bien facilement en librairie : prenez un roman grand format des éditions Syros et mettez le à côté d'un roman de la collection blanche. Pas la peine de vous faire un dessin, vous saurez immédiatement les classer. Mais avec des mots, c'est plus compliqué... 
Qu'en pensez vous ? En attendant je vais essayer de faire au mieux...


Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 


Cette semaine j'ai fini le tome 2 de la saga La Sélection, qui s'appelle l'Elite. J'ai bien aimé mais sans plus. J'avais préféré le tome 1; dans ce second opus, je trouve que l'héroïne, América, ne cesse de bouder, pleurer et s'enfermer dans sa chambre... Je lirai sans doute le tome 3, mais sans grand enthousiasme préalable; même si peut-être que le 2 n'était qu'un pivot vers plus d'action.

Ensuite je suis allée à la librairie, après être tombée sur une sélection de romans pour le prix des lecteurs lycéens de la collection Folio, où j'ai acheté deux petits romans, dont je vous parlerai prochainement ! J'ai lu le premier, pas encore le deuxième...


Qu'est-ce que je lis en ce moment (dans mon canapé, parce qu'il n'y a pas de soleil...)


En regardant la télé l'autre soir, j'ai vu une interview de Virginie Despentes chez Yann Barthes, qui vient de sortir le dernier tome de la série des Vernon Subutex. Ni une ni deux, j'ai sorti le tome 2 de ma PAL, en sommeil depuis un an. Et je l'ai presque terminé. Il y a quelques longueurs contrairement au tome 1, je m'éclate moins car c'est plus politique, mais il y a encore des personnages hauts en couleur et à la vie bien mouvementée. On retrouve aussi de nombreuses aspirations littéraires, Céline et ses miteux, Balzac et sa fresque romanesque, Baudelaire et la foule, les artistes, les marginaux, les SDF, toute une faune de personnages plus rocambolesques les uns que les autres. Dans l'ensemble, j'aime beaucoup. Je vous ferai une critique dès que possible.

Qu'est-ce que je compte lire après ? 

Après tout ça, je pense alterner entre un roman jeunesse et un roman historique, mais je ne sais pas encore lequel : soit un qui se passe au temps de Sénèque, ou bien un qui prend le point de vue de la fille de Marie-Antoinette. 




jeudi 25 mai 2017

Ne dites jamais JAMAIS - Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous #3

Ne dites jamais jamais, Nathalie Stragier
Tome 3 - Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Editions Syros
Dès 12 ans
512 pages - 17,90 euros 
Sorti le 20 avril 2017

Pierrick est parti dans le futur sur un coup de tête. Andréa, Pénélope et Antarès doivent le retrouver d'urgence car il est en grand danger dans un monde exclusivement peuplé de femmes. Pour chacun de nos héros, s'attarder en 2188 est dangereux. Mais les circonstances vont les forcer à aller de l'avant et à affronter le futur. Or la société de Pénélope est loin d'être idéale et les secrets longtemps enfouis remontent bientôt à la surface de ce monde en train de se fissurer. Les quatre adolescents vont servir de détonateur pour le faire exploser.

Dans ce troisième opus, le lecteur va enfin pouvoir découvrir ce monde du futur dont il ignore presque tout... Nos deux héroïnes inversent leurs rôles : c'est cette fois Andréa qui va devoir s'intégrer mine de rien dans un environnement dont elle ne connaît pas les règles. Un mélange détonnant d'humour, de réflexion sur notre société et de suspense qui atteint son paroxysme dans ce tome 3 !

Mon avis

Après avoir commencé à lire le tome 1 Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, je me suis dit que, malgré ma déception initiale, j'avais envie de découvrir la suite des aventures de nos deux héroïnes : celle du Moyen-Age et celle du Futur. Or ce dernier tome se passant dans le futur a éveillé ma curiosité.
Merci aux éditions Syros pour cet envoi, qui m'a fait découvrir un roman bien plus profond que je ne l'aurais cru. En effet, Andréa découvre le monde de Pénélope, uniquement peuplé de femmes. D'emblée ça ne fait pas forcément rêver, et loin s'en faut. En effet, bien que les femmes aient amélioré leurs conditions de vie depuis que les hommes ont disparu, disséminés par la Grande Grippe, beaucoup de choses demeurent gênantes... Tout est partagé, mais il reste aux femmes bien peu d'intimité; elles sont toutes grandes, belles et en bonne santé, mais rares sont celles qui connaissent l'amour. Elles ont des enfants, mais ils sont souvent extrêmement différents les uns des autres, puisque issus d'une banque de gamètes. Par ailleurs, dans  ce monde, tout le monde n'est pas non plus heureux : certaines femmes sont des réfugiées, venues du passé et condamnées à rester. Andréa découvre aussi avec plus ou moins d'effarement la manière dont les personnes du futur envisagent son époque, qu'ils nomment le Moyen-Age. Les hommes y sont considérés comme des sauvages violents et despotiques, même pas véritablement humains. 
Revenue de cette époque, Pénélope est choquée du mode de vie et surtout de la conception du monde de ses contemporaines. Surtout qu'elle, non seulement elle connaît des hommes, mais elle est amoureuse de l'un d'entre eux, Pierrick, le frère d'Andréa... Alors quand cette dernière arrive dans le Futur pour le rechercher, ce sont deux jeunes fem
mes qui vont essayer de faire bouger les choses et les mentalités. Puisqu'en définitive, la manière dont les femmes traitent les hommes à cette époque n'est pas tellement plus louable...
En plus d'une intrigue assez haletante autour de la recherche de Pierrick et des tentatives pour retourner dans le passé, ce dernier tome aborde une réflexion très intéressante sur la société, la place accordée aux femmes, aux hommes, et tous les préjugés qui ont cours. On apprécie aussi de découvrir la vie dans un lycée du Futur, la Seine devenue une piscine ouverte où tout le monde de baigne nue, et les gris-gris, des sortes de nouvelles chips... Mais je ne vous en dirai pas davantage !

En résumé j'ai passé un bon moment de lecture. C'est une trilogie intéressante, et même si je n'ai pas tellement accroché au tome 1 et pas (encore?) lu le tome 2, j'ai apprécié la réflexion suscité par ce final. 

samedi 20 mai 2017

Fins de trilogies et perspectives estivales

Bonjour chers tous !

Je vous retrouve un peu tardivement. Ces derniers temps l'envie de lire prend le pas sur le temps d'écrire. Remarquez, ça n'est pas si mal. Il faut bien lire pour alimenter un blog ! Mais comme l'envie d'écrire se fait bien faible, je vais vous faire un article bilan de mes dernières lectures. Et comme j'ai fini 3 (ou presque) trilogies, ça tombe bien !

La trilogie DIMILY

DIMILY est une saga sentimentale, dans laquelle Eden et Tyler tombent amoureux. Le seul souci est qu'ils sont demi-frères et demi-soeur par alliance... Tout un programme !
Je ne m'attarderai pas énormément sur celle-ci : je vous laisse vous référer à l'article que j'avais écrit concernant cette série en particulier. Concernant le troisième et dernier tome, je n'ai pas été trop déçue. Dans la droite ligne des deux autres, ce tome était plutôt intéressant, pas haletant mais assez captivant. Il n'y avait pas trop de passages à l'eau de rose, et tout se finit plutôt bien pour nos deux protagonistes. J'ai trouvé les parents plus présents, le père d'Eden carrément stupide mais les autres plutôt corrects. Et Tyler a énormément changé, dans le bon sens, même si une telle transformation peut paraître surprenante en un si court laps de temps. Eden quant à elle est restée fidèle à elle-même, en plus mûre peut-être, mais son évolution est bien en deçà de celle de son demi-frère/amoureux.  C'est une série qui fait vraiment passer de bons moments, très facile à lire et plutôt addictive. Mais surtout, passez votre chemin si vous cherchez style et profondeur :p

La quête d'Ewilan de Pierre Bottero 

Ahlàlà cette saga, quelle belle surprise ! J'aurais du écouter Margaud depuis longtemps ! Quel plaisir de retrouver la plume de Pierre Bottero d'abord. Je ne me lasse pas de le lire. Et puis son histoire est plutôt passionnante, bien qu'il y ait des facilités dans le récit. Mais n'oublions pas qu'il écrit avant tout pour la jeunesse. Ce dernier tome est égal aux deux autres, avec moins de surprises cependant. Tout se dénoue avec bonheur, et laisse une ouverture pour une suite (qui existe d'ailleurs je crois). Ewilan a beaucoup mûri, Salim aussi, et on découvre Matthieu, le frère de Camille. Le plupart de l'intrigue se passe dans le monde d'origine d'Ewilan, ce qui m'a un peu embrouillée puisque Gwendalavir est vaste. Encore une fois j'ai eu un peu l'impression de lire Le Seigneur des Anneaux. Mais l'intrigue étant relativement simple et répétitive, cela facilite les choses. Contrairement aux tomes 1 et 2, on ne découvre que très peu de nouveaux personnages. On retrouve la Dame, le Dragon, et toujours les mêmes compagnons. En tout cas, j'ai encore passé un bon moment de lecture et j'ai très envie de découvrir d'autres romans de cet auteur. 

Perspectives estivales...!

Quelques achats ont été effectués par le CDI, je vous laisse rêver sur mes prochaines lectures estivales. 



                                                                      

PS : j'évoquais un tome 2 dans mon article précédent, mais finalement j'ai lu autre chose. Toutefois il est tout en haut de ma PAL, dès que j'aurai terminé ma lecture en cours, qui correspond à la dernière trilogie : La fille du Futur !

lundi 15 mai 2017

Des nouvelles de mes lectures en cours !

Chers tous !
Un très court article pour vous annoncer ce qui va suivre sur le blog :
- un article sur les trilogies que j'ai terminées (je vous laisse deviner lesquelles !)
- un point sur un tome 2
- des nouveaux arrivages pour l'été :)

Je ne vous oublie pas, je lis, je lis, je lis :p
Belle journée !
Saleanndre

lundi 8 mai 2017

Quelques lectures... et une remise en question

Quelques lectures… après vous avoir dévoilé ma pensée…

Chers tous,
Ces derniers temps je suis fatiguée et surtout un peu lassée du blog. Je suis triste de ne pas échanger davantage avec vous via les commentaires, de voir que certains articles ne suscitent pas de réactions et que beaucoup de romans ne génèrent aucun débat. Je lis finalement maintenant beaucoup plus pour moi et mes élèves que pour la blogo… J’ai toujours heureusement mon petit groupe de blogueurs fidèles, mais les échanges restent à mon goût assez limités. Je cherche des idées pour rendre mon blog plus attractif, mais le manque de temps n’aide pas. De plus en plus j’ai le sentiment qu’écrire des articles est une tâche de plus à accomplir, et il me semble en avoir assez. Lire ne me coûte pas, écrire un peu plus…
Je ne veux heurter personne en disant tout cela. Je suis sans doute majoritairement fautive, n’étant pas présente sur les réseaux sociaux, ne publiant pas souvent, et ayant un design que je ne parviens pas à mettre à mon image. Et puis je pense que les nombreux réseaux sociaux qui existent aujourd’hui sont chronophages, et on manque de temps pour commenter chez les autres, moi la première.

Bon, j'ai écrit ça mercredi, là on est lundi... et finalement je ne suis pas aussi tranchée. Juste que je manque de temps... Donc des fois, je relègue le blog au second plan. Mais c'est toujours vrai que les échanges me manquent... Que pourrais-je faire pour rendre mon blog plus attractif ??

Je vis un renouveau concernant la lecture à travers les échanges que j’ai avec mes élèves. Je pense donc faire des articles moins fréquemment, uniquement quand j’en ai envie, et plus longs uniquement pour les SP et les livres que j’ai vraiment aimés.


Je vais donc vous parler aujourd’hui brièvement du dernier tome de la saga des Quatre Sœurs, que j’ai adorée, et du dernier roman de Pierre Bottero, Les Ames Croisées.
Geneviève est le dernier tome de la saga Quatre Sœurs. J’ai adoré retrouver les filles en vacances, qui rencontrent des garçons, s’amusent et découvrent la vie. Les fantômes des parents sont également très présents, ce que j’ai trouvé très touchant. Ils aident leurs filles dans les moments plus délicats de leur vie : la première fois, les amours contrariés, les difficultés familiales. Les sujets sont très variés dans ce tome, et c’est très appréciable. Pour en savoir plus je vous invite à lire mon avis dans l’article suivant.

J’ai aussi lu Les Ames Croisées de Pierre Bottero. Ce roman a été un vrai plaisir. Le style est toujours superbe, recherché, travaillé. Le vocabulaire est de grande qualité. L’histoire est aussi plutôt profonde : il y a une réflexion sur le pouvoir et le devoir, l’égalité entre les hommes, le dépassement de soi, la confiance en ce qu’on veut.
Nawel est une jeune fille de bonne famille, destinée à de grandes fonctions dans sa société. Mais un jour, elle abuse de son pouvoir et condamne au fouet une jeune femme…

J’avoue avoir détesté ce personnage au début. Je me suis dit : « Tiens, pour une fois, une héroïne n’est pas une fille sympathique et bourrée de bons sentiments. » J’ai aimé cela, et le fait que sa remise en question soit progressive. Elle devient finalement une Armure, une super-soldat qui va apprendre l’humilité, le dévouement et le combat. J’ai trouvé ce roman assez court au vue de tout ce qui est déployé, mais c’est aussi ce qui fait sa force. Bottero a réussi l’exploit de condenser en un seul tome ce que les romanciers contemporains délaient en trilogie. Un très beau livre


Un livre que je rajoute au dernier moment : Promise, d'Ally Condie. J'ai apprécié cette lecture, une dystopie dans laquelle la société est extrêmement contrôlante, au point de choisir les futurs époux et épouses de chaque jeune. Au fur et à mesure de l'histoire on en apprend de plus en plus sur cette espèce de dictature, dans laquelle les gens pensent qu'on veut le meilleur pour eux : leur nourriture est pesée et préparée spécialement, selon les besoins de chacun, le sommeil est enregistré, ils ont un emploi du temps millimétré, un couvre-feu, bref, très peu de libertés. Cassia, l'héroïne, prend peu à peu conscience des brides que lui imposent ceux qui les surveillent. Grâce à son grand-père surtout, qui lui confie quelque chose qui n'existe plus dans leur monde : un poème. En effet dans cette société seuls 100 chansons, 100 poèmes, 100 oeuvres d'art ont été conservés par rapport à ce qui existait jadis. Or là, elle hérite d'un poème original, devenu unique. Et ça la met en danger... D'autant plus que, un malheur n'arrivant jamais seul, elle se rend compte qu'elle est en réalité promise à deux garçons : Xander, son meilleur ami (étrange hasard !) et Ky, un garçon marginal, qui sait écrire (hé oui, dans cette société ils ne savent que taper sur des claviers !). Cassia va donc essayer de comprendre ce qui se trame, et surtout de reprendre les reines de son destin. 
J'ai passé un bon moment avec ce premier tome. Je pense que les autres seront moins originaux, puisque le plus intéressant selon moi dans ce roman inaugural est la découverte de la société dystopique. J'ai cependant un regret : les poèmes dont il est question de sont parfois même pas cités... C'est dommage, le roman tenait un intérêt littéraire qui tombe par conséquent un peu à l'eau. Toutefois je pense qu'il est plutôt exploitable avec des élèves; peut-être le ferai-je. 

mercredi 3 mai 2017

Power Club, tome 2 !

Power Club, Ondes de choc (tome 2), Alain Gagnol
Editions Syros
Format 154x225 cm
534 pages
17,95 euros
A paraître le 4 mai 2017

Je peux enfin vous dévoiler mes impressions suite à la lecture du tome 2 de Power Club ! Une série prometteuse, qui n'a pas déçu mes attentes. 
Merci beaucoup aux éditions SYROS et particulièrement à Véronique Delisle d'avoir pensé à moi pour les épreuves non-corrigées :). 

Face aux nombreux scandales qui secouent le Power Club, le gouvernement américain a décidé d’agir : Nora Scott, la nouvelle directrice, doit répondre à une commission d’enquête afin de déterminer si les super-héros ont encore lieu d’exister… Pour Anna, le retour à la vie normale est une illusion : ses pouvoirs n’ont pas disparu comme prévu et elle ne peut s’empêcher de jouer les super-héroïnes clandestines. Au cours d’une de ses interventions, elle laisse une profonde trace de main dans un pilier de fer de la tour Eiffel. Cette découverte bouleverse le monde entier : un super-héros inconnu est en activité à Paris. Or la technologie des boosters est l’exclusivité du Power Club, et elle est aussi précieusement gardée qu’une arme atomique… Si elle se fait remarquer, Anna risque très gros.

Tout un programme ! On peut dire que la vie de notre Anna internationale ne va pas être de tout repos. Après une petite déprim’ post Boosters, c’est avec une joie un tantinet crispée qu’elle retrouve sa joyeuse bande… un peu comme on retrouve une armada de petits cousins adorables mais tellement turbulents ! Elle ne peut jamais lézarder tranquillement, il faut sans cesse qu’ils la sollicitent. Bon là, c’est pour la bonne cause : sauver des gens. Mais Anna s’attire ainsi beaucoup d’ennuis : des histoires avec ses parents qui pensent qu’elle a un amoureux (ça j’ai beaucoup aimé), des problèmes au lycée et surtout des soucis avec le Power Club. Heureusement que Lisa est là pour la soutenir dans les embrouilles quotidiennes, mais en ce qui concerne Nora Scott et les autres, les affaires se corsent... Anna va devoir grandir plus vite que prévu et mûrir. Passer un séjour en prison, combattre une sorte de monstre et surtout montrer sa bonne foi à tous demande une bonne dose de témérité. Son self contrôle et son courage sont remarquables, et on sent véritablement une évolution dans le personnage.

Pourquoi j’ai aimé ce roman ?

J’ai aimé ce deuxième tome justement parce qu’Anna grandit, et est confrontée, en plus de ses devoirs de super-héroïne clandestine, aux atermoiements de son âge. L’amour a plus de place dans ce deuxième opus que dans l’autre. Anna devient une vraie femme, confrontée à des difficultés qui dépassent aussi celles de la fin de l’adolescence. Quand on pense qu’elle a reçu cette inscription au Power Club un an plus tôt comme un cadeau inespéré, c’est finalement devenu un cadeau bien empoisonné ! J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que certains personnages secondaires prennent davantage de place, comme Lisa qui parvient à nous faire rire dans les moments les plus tragiques, et l’avocat de la famille, Roland, qui devient plus qu’un allié pour Anna. Les autres super-héros (sauf deux) ont beaucoup moins de place également, ils ne sont plus du tout des vedettes comme avant. Encore une fois Alain Gagnol parvient à conférer une dimension didactique à son livre, une réflexion sur le pouvoir, les abus, les dangers des nouvelles technologies. Le tout sans qu’on s’en rende compte, emportés que nous sommes dans le déferlement d’actions et de coups de théâtre. Tout m’a semblé très bien mené et adroitement ficelé malgré l’abondance d’évènements. Les ondes de choc sont nombreuses dans ce deuxième opus de la saga Power Club ; le titre n’a pas été choisi au hasard ! D’ailleurs le premier choix était « la vie secrète », qui semble judicieux par rapport au début du roman, mais ce dernier choix s’adapte mieux au reste.

J’ai donc passé de bons moments de lecture avec ce roman, et ai hâte que les fans de la première heure puissent le découvrir ! Personnellement j’ai préféré le tome 2, plus fouillé, plus nuancé. Tout comme son personnage, le récit d’Alain Gagnol a gagné en profondeur et maturité. 

dimanche 23 avril 2017

Bilan de vacances

Voilà, les vacances vont bientôt toucher à leur fin (déjà...) et je n'aurais pas lu énormément. Mais comme ce qui compte c'est la qualité et non pas la quantité (on se console comme on peut ^^), je peux dire ce que ce furent de plutôt bonnes vacances livresques.


Ma magnifique découverte a été celle de la série Quatre Soeurs, que ma collègue du CDI m'a prêté. Merci à elle :)
Dans Quatre Soeurs, il y a en fait 5 jeunes filles : Charlie, 23 ans, Geneviève, 17 ans, Bettina 15 ans, Hortense 12 ans et Enid 9ans. Elles vivent seules dans une grande maison depuis que leurs parents sont décédés dans un accident. Chacune des soeurs a des traits de caractères bien particuliers : Bettina passe son temps dans la salle de bain et lit des magazines de filles, Geneviève la douce pratique la boxe thaï (en douce), Hortense se prend de passion pour le théâtre malgré un trac fou et Enid se fait des amis de n'importe qui (la chauve-souris dans l'arbre ou le gnome des toilettes). 

J'ai lu les trois premiers tomes, qui portent le nom d'une soeur (Enid, Hortense et Bettina). Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, chaque tome ne s'intéresse pas uniquement à la soeur éponyme. L'histoire des filles s'écrit au fil des tomes, avec son lot de rebondissements. 

Pourquoi j'ai aimé cette série ? (et pourquoi j'ai hâte de lire le tome suivant !!!)

Le style est exceptionnel ! On peut être un peu dérouté au début d'ailleurs, puisque les jeux de mots et traits poétiques se mélangent aux surnoms et autres habitudes de la petites famille. Un joyeux galimatias donc. Une fois qu'on y est habitué, on prend un immense plaisir de lecture. On est loin du style plutôt plat qui caractérise malheureusement maintenant beaucoup de romans jeunesse. J'ai eu un peu l'impression d'un mélange à la Pennac, teinté de sonorités à la Boris Vian; un petit bijou donc. 

Les personnages. Ces filles sont juste géniales. J'ai un petit faible pour Bettina, qui découvre les souffrances de l'amour. En plus elle a un sacré caractère. Charlie aussi est chouette, un peu mystérieuse (c'est la seule à ne pas avoir de tome à son nom). Le dernier tome permettra sans doute de découvrir davantage Geneviève. 

Et puis ce roman ne laisse définitivement pas son lecteur s'ennuyer, à coup de petites phrases bien placées, de coup de théâtre et d'apparitions de fantômes (les parents reviennent aider leurs enfants.) J'ai vraiment apprécié le charie-varie qui règne dans la maison des Verdelaine, tout comme dans le style. 

Des romans que je conseille aux ados qui apprécient les histoires un peu loufoques mais qui sonnent justes. Attention au style qui peut en dérouter certains, mais qui justement leur fait toucher un petit bout de littérature.

J'ai aussi lu le deuxième tome de la Trilogie du Mal de Maxime Chattam, In Tenebris. Ce roman m'a vraiment tenue en haleine. Après m'être habituée à son style - un peu en dessous pour moi de celui de Franck Thilliez- j'ai sombré dans les méandres de cette histoire très glauque. Je savais que ça allait être gore, comme j'avais déjà lu le premier volet. Et forte de mon "expérience" nouvelle en matière de thrillers, j'ai été bien moins choquée que j'avais pu l'être par cette première lecture. Bien qu'il y ait encore des descriptions plutôt crues, j'ai trouvé l'histoire assez bien ficelée, avec beaucoup de rebondissements. J'ai également apprécié le binôme Annabelle et Joshua, qui ne sont pas sans rappeler Sharko et Hennebelle, en moins tourmentés.
Je n'en dirai pas davantage, à vous de découvrir cette histoire de 600 pages, qui se dégustent sans problème.


Et vous, quelles sont vos dernières lectures ? 


mardi 11 avril 2017

La saga DIMILY



Même si je n’ai pas encore lu le tome 3, je tenais à vous faire une petite chronique sur les deux premiers opus de la saga DIMILY que j’ai découverte et dévorée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

Pour faire bref, ces romans racontent l’histoire d’Eden, une jeune fille dont les parents se sont séparés, et qui part quelques semaines vivre avec son père à Los Angeles. Là-bas elle rencontre ses demi-frères par alliance, et l’un d’eux n’est autre que Tyler…celui qui va devenir l’amour de sa vie (rien que ça^^) !

Ce que j’ai aimé :

> Le personnage d’Eden. Elle a eu des problèmes d’anorexie, ses anciennes amies se sont beaucoup moqué d’elle et elle en a souffert. Elle semble très sensible par ailleurs, et je me suis bien identifiée à elle. Le personnage de Tyler, exécrable dans le premier tome, s’amende dans le suivant.

> L’histoire d’amour impossible entre deux membres d’une même famille, moins extrême que dans Forbidden ceci dit.
> Découvrir NY à travers les yeux d’Eden dans le tome 2.
>La jeunesse de l’auteur (ou autrice ??!!), qui a écrit des romans de grande qualité vu son âge !


Ce que j’ai trouvé bien plus plat (et je comprends que ça en rebute certains…) :

Les personnages secondaires sont très (trop !) caricaturaux.
Les sentiments d’Eden sont parfois surfaits, à coup d’eau de rose de synthèse.
Les problèmes de Tyler sont eux aussi exagérés par moments.
Le premier baiser d’Eden et Tyler tombe comme un cheveu sur la soupe, même si on s’y attend.
Il y a trop de revirements de situations, mais c’est ce qui permet à la série de compter trois volumes ^^.

Malgré ces petits défauts, ces romans ont le mérite de se lire comme on regarde une série, tout d’un coup, sans prise de tête, avec des rebondissements au bon moment. Il me tarde de lire le tome 3 car je suis certaine de passer des moments de vraie détente.

Et vous, les avez-vous lus ? Qu’en avez-vous pensé ?

dimanche 9 avril 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sur son transat ?



Hé oui le soleil est très haut dans le ciel bleu aujourd'hui et c'est sur mon transat que je lis. Je me suis seulement un peu rentrée pour vous écrire ce petit article.







Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 




Le deuxième tome de la saga DIMILY m'a été prêté par mon élève et du coup je n'ai pas pu résister à la tentation de savoir ce qu'il advenait des aventures de Tyler et Eden. Je l'ai lu en une journée..!! Je vous ferai une chronique très rapidement pour vous parler des deux premiers tomes. 

Sinon j'ai presque fini le deuxième tome de Power Club, ondes de choc, en épreuves non corrigées et ai hâte de pouvoir vous en parler parce que j'ai encore une fois beaucoup aimé ma lecture, presqu'encore plus que le premier volume !

Un livre que j'ai abandonné...



Contrairement à ce que j'avais imaginé, je n'ai pas poursuivi ma lecture de Love Letters to the dead. Etrangement je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, que j'ai trouvée un peu lente et plan plan... Je ne l'ai pas encore rendue à l'élève qui me l'a prêté, pour voir si je lui laisse une autre chance, mais je crois que c'est fichu pour ce roman... Dommage, parce que clairement la couverture est magnifique !

Qu'est-ce que je compte lire après ? 

Pour ces vacances, je n'ai que l'embarras du choix avec tous les romans qu'on m'a prêtés !
Je vous en fait un petit florilège, dites-moi ce que vous en pensez ! 


J'ai encore d'autres romans dans ma PAL, mais tous ces romans m'ayant été prêtés récemment, ils sont légèrement prioritaires :).

dimanche 2 avril 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid (au soleil !) ?

Et oui, aujourd'hui on garde encore un peu le plaid mais on lit au soleil ! Et comme on est dimanche, j'ai quelques petites choses à vous dire :)

Qu'est ce que j'ai lu cette semaine ? 



Cette semaine j'ai eu le plaisir de recevoir des livres par mes élèves, et j'en ai lu un, Did I Mention I Love You. J'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui m'a fait passer de très bons moments de détente. L'histoire d'Eden et Tyler est assez classique mais les liens fraternels qui les unissent rend les choses bien compliquées. En effet, pour faire bref, Eden tombe amoureuse du fils de la nouvelle femme de son père, alors qu'elle séjourne chez eux pendant les vacances d'été. J'ai plutôt aimé le personnage d'Eden, pas trop niaise. Et aussi la manière dont la jeune auteur parvient à distiller des indices sur la relative complexité des personnages principaux, qui cachent tous deux des failles et des secrets. Quand on pense qu'Estelle Maskame n'a que 20 ans et qu'elle a publié cette série à 16 ans, j'avoue être impressionnée. Bien entendu ce n'est pas extrêmement innovant mais ça fait passer un bon moment. J'ai hâte de lire la suite d'ailleurs. 


Cette semaine j'ai aussi fini la lecture de Dissonance, dont j'ai fait une petite chronique, mais aussi le Atom[ka], le Franck Thilliez qui m'a donné du fil à retordre. En effet j'en avais un peu assez de ces histoires, un peu répétitives dans leur traitement d'un tome à l'autre. 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 


Comme je vous le disais mes élèves m'ont prêté des romans et c'est avec plaisir que je m'y plonge. J'ai donc commencé hier soir la lecture de Love Letters to the Dead, et pour l'instant j'aime vraiment bien. Je ne pense pas l'abandonner en tout cas !

Un roman abandonné...

Parce que justement, très récemment, j'ai abandonné un roman... Style Enfer avait pourtant une couverture et un synopsis prometteur. Kimberley, qui se fait appeler Kim Lee, a un style d'enfer : le "style enfer". Du rouge, un peu de noir, et surtout des gri-gris partout. Mais le roman ne tourne finalement pas tellement autour d'elle. Après une entrée in medias res, on comprend que le frère de Kim, Kevin, a des soucis avec la police. On le soupçonne d'avoir tué sa petite amie dans un bois... Kim va essayer d'enquêter auprès de son entourage. Tout un programme, plutôt alléchant d'ailleurs, surtout si vous ajoutez à cela un style travaillé, des indices distillés au fur et à mesure et une narratrice intrigante. Mais finalement, je n'ai pas accroché. C'est à mon goût trop mystérieux, les choses sont sous-entendues à longueur de temps, et on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir. C'est dommage, il y a beaucoup de thèmes intéressants, le traitement est original et on sent l'effort littéraire. Mais je n'ai pas accroché et sensiblement, au vue des critiques que je trouve sur la toile, je ne suis pas la seule...




In my mail box 



Nouvelle catégorie que je peux faire cette semaine : In my mail box. J'ai en effet eu une belle surprise vendredi en rentrant du travail : une enveloppe de chez Syros. Je pensais que ce serait le dernier tome de la série Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, mais en ouvrant l'enveloppe...surprise, c'étaient les épreuves non corrigées du tome 2 de Power Club ! Je m'y plongerai dès que possible. Mes élèves vont d'ailleurs être super jaloux mais ils vont attendre la sortie officielle le 4 mai pour le lire :p. C'est d'ailleurs plus tôt que prévu, normalement la sortie était prévue en juin. Je vous en dirai des nouvelles. En attendant, le lien vers ma chronique du tome 1. 


J'ai aussi reçu par mail en PDF une anthologie qu'un vieux camarade (:p) m'a envoyée, anthologie de nouvelles fantastiques, de polars et d'utopies. Il sait bien que ça n'est pas tellement mon style mais j'ai accepté de jeter un coup d'oeil et surtout de faire la pub ici :). Il s'agit de l'anthologie du festival littéraire ImaJn'ère qui aura lieu à Angers le week-end prochain. Cela fait plusieurs années qu'il existe et permet à des auteurs de genres plus "populaires" de faire découvrir leur art. 
La couverture est super belle en plus !!

mercredi 29 mars 2017

Des livres confiés par mes élèves !!

Mes élèves m'ont prêté des livres ! C'est vraiment super touchant. Je leur ai fait une présentation en classe de plusieurs livres de littérature jeunesse que j'avais lus et fait acheter au CDI, et ça leur a donné des idées ! Non seulement ils ont lu, mais en plus ils ont pensé à moi. C'est trop adorable :)
Voilà donc un petit article qui change de d'habitude, à travers lequel je vous partage cette jolie expérience. 

Le premier livre m'a été prêté par un garçon. Et oui, les garçons lisent, et plus qu'on ne croit. Il s'agit de Dissonance, dont je vous parlais dans mon bilan de la semaine. Ce roman de fantasy a pour héroïne Delancey, une jeune fille qui peut voyager d'un monde à l'autre. Et dans chacun des mondes qu'elle visite depuis quelques jours, elle rencontre chaque fois le même garçon : Simon, dont elle est amoureuse en secret. Leur histoire d'amour va d'ailleurs se concrétiser, pour notre plus grand plaisir, mais en même temps, leur monde se délite...
J'ai vraiment craint par moments de m'y perdre. Il y a en effet de nombreux termes liés à la musique que je ne connais pas encore totalement, et surtout un concept d'univers entre-croisés qui m'échappais un peu. Mais finalement je me suis accrochée et me suis laissée porter par l'envie de connaître la suite de l'histoire d'amour naissante entre Del et Simon. Ajoutez à cela que son meilleur ami est amoureux d'elle, et vous aurez de croustillantes petites histoires. Même si j'ai plutôt aimé, je ne pense pas me lancer de si tôt dans le tome 2, sur lequel j'ai lu des critiques moyennement enthousiastes.



Love letters to the dead, Ava Dellaira
Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

J'avais déjà vu plusieurs fois la couverture de ce roman, mais n'y avais pas prêté plus d'attention que ça. Or la lecture du résumé donne vraiment l'eau à la bouche ! Je vous en dirai plus une fois que je l'aurai lu.

Did I Mention I love you ?, Estelle Maskame
Rien ne sera plus comme avant...
Eden, 16 ans, va passer l’été dans la famille recomposée de son père, à Santa Monica, en Californie. Ce dernier a refait sa vie... Ce qui veut dire trois nouveaux demi-frères pou Eden. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent …
Fascinée, elle ne peut s’empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est défendue : son demi-frère.

Ahah, tout ce que j'aime ! L'été, l'amour, l'amour impossible... Je le commence dès que j'ai fini Atom[ka] de Franck Thilliez :)

Et vous, les avez-vous lus ? Qu'en avez-vous pensé ? 

dimanche 26 mars 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid ? #3

Hello tout le monde !
On est dimanche, il est donc temps de vous faire un petit bilan de mes lectures :)

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 



Comme je vous le disais la dernière fois, j'ai été sauvée d'une panne de lecture de gravité 3 sur "l'échelle de la panne" (numérotée de 1 à 10, donc 3 ça va ^^). Sauvée par qui ? Franck Thilliez bien sûr ! J'ai donc passé plusieurs jours avec AtomKa, que j'ai beaucoup aimé, comme toujours. Mais je dois vous avouer quelque chose... je ne l'ai pas terminé. Il me reste un bon quart du roman à lire encore, et ce depuis quelques jours. Mon ressenti est ambigu : d'un sens je me dis que ça me laisse l'opportunité de lire encore du Thilliez sans en entamer un nouveau quand j'aurais envie de quelque chose de sûr. Mais d'un autre côté j'ai ressenti une sorte de lassitude... J'ai trouvé que ce roman prenait le même schéma que tous les autres. Comme dans le tome précédent, Sharko et Lucie sont sur une affaire glauque, liée à des tests scientifiques, et encore une fois ils se séparent pour mener à bien leurs recherches, l'un en France, l'autre à l'étranger. J'ai trouvé ça répétitif. Peut-être aussi que les lire de manière aussi rapprochée n'aide pas. Enfin quoi qu'il en soit, je ne connais pas la fin mais j'ai passé de bons moments avant :)

J'ai eu envie d'arrêter le polar pour lire un roman jeunesse dont ma collègue du CDI m'avait parlé, Mistik Lake, d'une auteur québécoise. Ce roman raconte l'histoire d'Odella, une jeune fille dont la maman a été traumatisée par un accident de voiture sur un lac quand elle était jeune. Elle a été la seule à sortir de la carcasse engloutie dans le lac gelé... Mais le roman n'évoque pas ce tragique accident; il est plutôt question de ce qui se trame atour de la famille d'Odella. Il y a des retours en arrière sur l'histoire de sa grand-tante homosexuelle (une situation difficile à l'époque), et des passages dans le présent. Odella va vivre ses premiers émois amoureux et c'est plutôt mignon. Au-delà de ça c'est un roman un peu étrange, on ne sait pas toujours bien où l'auteur veut en venir. Il y a un secret de famille, qu'on découvre à la fin, mais je ne m'en étais pas immédiatement doutée. J'ai eu l'impression de lire un roman jeunesse sociétale, illustrant les mœurs et tabous de la société québécoise. Ce ne fut pas un mauvais moment de lecture, mais je ne pense pas en conserver un souvenir impérissable. 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 


C'est un roman sur lequel je ne me serais jamais retournée si un élève ne me l'avait pas prêté, en me vantant ses mérites... Dissonance représente tout ce que je crains : un univers avec ses propres règles (j'ai toujours peur de m'y perdre), de la magie que je pense incompréhensible (quand ça dépasse Harry Potter je me noie) et une héroïne basique, dévergondée et qui transgresse toutes les règles (bon pour ça j'avais raison ^^). Mais je me suis lancée, en me disant que je verrais bien... et j'avoue avoir du mal à poser ce roman ! Je suis entrée assez facilement dans l'histoire de Delancey, une jeune filel capable de passer d'un monde à l'autre (on ne peut pas ne pas penser à Ewilan !), amoureuse d'un certain Simon et qui va aller au-devant des ennuis. Je vous joins le résumé, parce que je suis quasiment incapable de vous le faire par moi-même (le côté "trop compliqué" de l'univers...^^ mais je m'y retrouve !)

A chaque fois que nous faisons un choix, un monde s'ouvre en parallèle du nôtre et nos doubles, " les échos ", y mènent leur propre vie. Del est ce qu'on appelle une Marcheuse. Elle a le pouvoir de passer d'une réalité à l'autre et est chargée de maintenir l'harmonie entre les mondes. Dans ces univers parallèles, elle ne cesse de croiser différentes versions de Simon Lane, le garçon dont elle est tombée amoureuse. En se rapprochant de celui qu'elle aime, Del va se rendre compte qu'une dissonance perturbe les échos... Elle va rapidement découvrir que le conseil des Marcheurs cache un terrible secret. Un secret qui pourrait bouleverser l'univers tout entier.

Ce que j'apprécie particulièrement pour le moment c'est la quête amoureuse de Del, la relation qu'elle a avec son meilleur ami et les références au langage musicale. Comme le laisse présager le titre, il est question d'harmonie et autres termes musicaux. Les Marcheurs sont en effet des personnes à l'oreille très développée, qui repèrent les ruptures et autres dissonances des mondes et des échos. C'est le petit truc en plus qui fait que j'apprécie ma lecture :). D'ailleurs je me demande pourquoi on a pas parlé davantage de ce roman... Peut-être parce qu'il n'est pas très novateur dans ses idées; c'est un mélange entre la Quête d'Ewilan et la romance... D'ailleurs c'est publié dans la collection WIZ, ce veut tout dire. Enfin je vous en dirai plus quand je l'aurai terminé !

La question du jour

Qu'est-ce qui nous donne envie de commencer un roman et d'en poursuivre la lecture ? 

Pour ma part je crois que le style est un critère important, il faut que je sente que je ne vais pas avoir de bug en lisant, que je ne vais pas achopper sur une tournure de phrase un peu... achoppante ^^. Et sinon il faut que ce que vivent les personnages me parle. Dans le cas de ma lecture en cours, j'apprécie le fait qu'elle soit amoureuse, et que ça se passe dans une école. Chez Franck Thilliez, ce sont les personnages principaux, tourmentés et énigmatiques, qui font que j'adore ces polars.
Et vous, qu'est-ce qui vous branche ? Vaste question ! 

mercredi 22 mars 2017

Scarrels, Marcus Malte

Scarrels, (poésie pure), Marcus Malte
Editions Syros
Nouvelle édition 2017
Première édition février 2008

Regency. Une cité où l’on ne vit que la nuit, sous l’œil acéré des faucons anges gardiens. Un groupe d’adolescents animés de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites apparues sur les murs, qu’il faut mémoriser avant qu’elles ne s’effacent… pour entrevoir peut-être la possibilité d’un monde meilleur. Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

Merci aux éditions Syros pour cet envoi. Ce roman d’anticipation me faisait très envie, d’autant plus que son auteur, Marcus Malte, est le parrain de la prochaine édition du festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo cette année. Et pour ne rien gâcher, la couverture est très jolie. C’est un bel objet. Les premières pages m’ont bien plu, j’ai aimé découvrir cet univers dystopique, quasiment totalitaire, dans lequel des adolescents essaient de survivre alors que plus rien n’a de sens. Tout est étrange dans ce monde : le pop corn est le nouvel Eldorado, il pleut sans discontinuer, les animaux sont victimes de jeux vicieux et des espèces d’escargots, les scarrels, laissent des traces bleues étranges partout où ils passent. Le groupe d’adolescents dont fait partie Luc se prête à un jeu qui s’avérera vital : retenir les phrases qui apparaissent sur les murs et s’effacent. Seule leur mémoire leur permettra peut-être de changer les choses.

Je dois vous avouer que ce roman n’est pas arrivé au bon moment pour moi. Son ton est extrêmement poétique, on a presque l’impression parfois d’être dans un style qui flirte avec le surréalisme. L’univers décrit est extrêmement intéressant mais j’ai eu l’impression d’être vraiment perdue entre les rêves de Luc, l’univers quasi apocalyptique et les métaphores. Pourtant j’adore la littérature, les nouveaux territoires sur lesquels elle peut s’aventurer, mais je n’arrive pas à m’y détendre. Cette lecture fut donc laborieuse pour moi. Mais ceci mis à part, ce roman pour ados est un grand. Un grand roman de par son thème, en cela il rejoint 1984 et autres uchronies à l’univers totalitaire, mais son style extrêmement travaillé et poétique le fait entrer dans la cour des grands. Les rebondissements, l’histoire d’amour entre Luc et Jona le rendent attrayant pour les ados, mais la manière dont il est écrit l’emmène au-delà.


Ce style qu’on pourrait qualifier d’hermétique, où il est difficile de se situer, où les frontières entre le bien, le mal et tout simplement l’espace-temps sont très floues, peut dérouter. Je me suis moi-même perdue. Mais c’est un roman de grande qualité, dans lequel je me replongerai peut-être une autre fois, car c’est de la belle littérature

dimanche 19 mars 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid #2

Tout d’abord merci pour les retours positifs concernant ce nouveau rendez-vous ! J’ai été ravie et en plus il me rend bien service étant donné le peu de temps que j’ai à consacrer au blog par rapport au temps que je passe à lire. Bon, allez, passons aux choses sérieuses !

Qu’est-ce que j’ai lu cette semaine ?





Cette semaine a été occupée de moitié par la lecture du Livre des Baltimore, de Joël Dicker. Je vous disais dans l’article précédent qu’il y avait quelques longueurs, et bien je ne peux malheureusement que confirmer cela… Il y a tellement de longueurs que j’ai fini par lire le roman en diagonale, juste pour savoir quel est le drame qui touche les Baltimore… J’ai même failli abandonner le roman en cours de route, mais finalement certains passages m’ont bien plu et j’ai continué… toujours en diagonale :p.
Malgré tout il y a certaines choses que j’ai aimées dans ce roman : le fait que le narrateur soit écrivain, le décor américain et les tranches de vie dans une ambiance à la Paul Auster, et puis la relation entre Alexandra et le narrateur. Pour le reste, j’ai été assez déçue mais bon, je ne vais pas m’attarder là-dessus J.

Ensuite, pour me consoler, j’ai lu un tout petit roman, lui aussi envoyé par Syros, Des livres et moi de Matt7ieu Radenac. Il s’agit d’un échange de mails entre un jeune garçon qui vit dans une cité et un écrivain. C’était court mais super ! Je vous en parle dans cet article.

J’ai aussi découvert, grâce à ma collègue du CDI (si elle passe par là, merci à elle pour tout, elle comprendra :p), un chouette roman sur l’anorexie (encore un, oui, mais celui-là était clairement plus soft que Je suis une fille de l’hiver !). Le complexe du papillon d’Annelise Heurtier a été un très bon moment de lecture. J’ai aimé suivre la vie de Mathilde sur ces quelques mois où tout a changé pour elle. Une de ses camarades rentre de vacances avec un corps de rêve, elle a envie de rentrer dans cette superbe robe pour un mariage, et la voilà qui bascule. Son anorexie mentale va être relativement légère et surtout prise en charge très rapidement (trop peut-être ?). Ce livre est finalement une bonne illustration non pas de la maladie en elle-même, mais plutôt de la manière dont elle advient. Un roman assez court et agréable à lire, que je conseille vivement aux jeunes filles et femmes de tous âges.



Une lecture étrange...





Comme je ne savais pas si j’allais continuer ma lecture, j’ai entamé le dernier service-presse de chez Syros que j’ai reçu, à savoir Scarrels de Marcus Malte. J’ai apprécié le début, mais après ça s’est gâté… Je vous en parle dans un prochain article.


Qu’est-ce que je lis sous mon plaid aujourd’hui ?


En ce moment je lis le roman qui m’a sans doute sauvée de la panne de lecture !!


J’essayais de lire Scarrels mais comme je n’y arrivais décidément pas et que je me démoralisais un peu, j’ai pioché dans ma « PAL de sécurité » du moment : les Franck Thilliez. Non sans un pincement au cœur à l’idée que cette pile diminue carrément, j’ai commencé le dernier tome de la série Le Syndrome E, GATACA et donc…Atomka. J’ai lu GATACA il y a deux semaines environ mais n’en ai pas encore fait une chronique ; j’attends pour cela d’avoir fini Atomka, comme ça je fais d’une pierre deux coups. Mais je peux vous dire tout de suite que j’ai adoré !

La réflexion du jour : Comment faites-vous en cas de PANNE DE LECTURE ??!

Grande question je sais bien. C’est un peu l’horreur, la déprim’, le creux de la vague de tout lecteur : quand on n’a pas envie de lire, ou bien pire, quand on ne trouve pas LE livre dont on a envie… Il m’est déjà arrivé d’entamer plusieurs livres les uns après les autres, sans trouver. Ça ne m’était pas arrivé depuis plusieurs mois mais là, avec Scarrels, j’ai failli tomber en plein dedans…
Heureusement que j’avais ce que je viens d’inventer, une « PAL de sécurité ». On devrait tous en avoir une. Peut-être en avez-vous une d’ailleurs ? Le concept, s’il y en a un, serait de dire que cette PAL est constituée uniquement de livres qu’on est sûr et certain d’aimer, de romans avec lesquels on passera avec certitude un bon moment. Et encore mieux : qui pourra nous sortir de la panne !
Le problème me concernant est que ma PAL sécurité change selon les périodes. L’année dernière c’étaient les Harry Potter en VO ; à une autre époque c’était la littérature de jeunesse ; et ces temps-ci c’est littérature de jeunesse ET Franck Thilliez ; et particulièrement les romans avec Hennebelle et Sharko. Et il ne m’en reste plus que … deux. Mais ouf, il me reste aussi le dytpique initial Train d’enfer et Deuils de Miel, qui mettent en scène Sharko. Double ouf. D’ailleurs Ludo, si tu passes par là, dis-moi quand tu pourras te le procurer pour notre LC !


Et vous, avez-vous une « PAL de sécurité » en cas de panne de lecture ?