dimanche 23 avril 2017

Bilan de vacances

Voilà, les vacances vont bientôt toucher à leur fin (déjà...) et je n'aurais pas lu énormément. Mais comme ce qui compte c'est la qualité et non pas la quantité (on se console comme on peut ^^), je peux dire ce que ce furent de plutôt bonnes vacances livresques.


Ma magnifique découverte a été celle de la série Quatre Soeurs, que ma collègue du CDI m'a prêté. Merci à elle :)
Dans Quatre Soeurs, il y a en fait 5 jeunes filles : Charlie, 23 ans, Geneviève, 17 ans, Bettina 15 ans, Hortense 12 ans et Enid 9ans. Elles vivent seules dans une grande maison depuis que leurs parents sont décédés dans un accident. Chacune des soeurs a des traits de caractères bien particuliers : Bettina passe son temps dans la salle de bain et lit des magazines de filles, Geneviève la douce pratique la boxe thaï (en douce), Hortense se prend de passion pour le théâtre malgré un trac fou et Enid se fait des amis de n'importe qui (la chauve-souris dans l'arbre ou le gnome des toilettes). 

J'ai lu les trois premiers tomes, qui portent le nom d'une soeur (Enid, Hortense et Bettina). Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, chaque tome ne s'intéresse pas uniquement à la soeur éponyme. L'histoire des filles s'écrit au fil des tomes, avec son lot de rebondissements. 

Pourquoi j'ai aimé cette série ? (et pourquoi j'ai hâte de lire le tome suivant !!!)

Le style est exceptionnel ! On peut être un peu dérouté au début d'ailleurs, puisque les jeux de mots et traits poétiques se mélangent aux surnoms et autres habitudes de la petites famille. Un joyeux galimatias donc. Une fois qu'on y est habitué, on prend un immense plaisir de lecture. On est loin du style plutôt plat qui caractérise malheureusement maintenant beaucoup de romans jeunesse. J'ai eu un peu l'impression d'un mélange à la Pennac, teinté de sonorités à la Boris Vian; un petit bijou donc. 

Les personnages. Ces filles sont juste géniales. J'ai un petit faible pour Bettina, qui découvre les souffrances de l'amour. En plus elle a un sacré caractère. Charlie aussi est chouette, un peu mystérieuse (c'est la seule à ne pas avoir de tome à son nom). Le dernier tome permettra sans doute de découvrir davantage Geneviève. 

Et puis ce roman ne laisse définitivement pas son lecteur s'ennuyer, à coup de petites phrases bien placées, de coup de théâtre et d'apparitions de fantômes (les parents reviennent aider leurs enfants.) J'ai vraiment apprécié le charie-varie qui règne dans la maison des Verdelaine, tout comme dans le style. 

Des romans que je conseille aux ados qui apprécient les histoires un peu loufoques mais qui sonnent justes. Attention au style qui peut en dérouter certains, mais qui justement leur fait toucher un petit bout de littérature.

J'ai aussi lu le deuxième tome de la Trilogie du Mal de Maxime Chattam, In Tenebris. Ce roman m'a vraiment tenue en haleine. Après m'être habituée à son style - un peu en dessous pour moi de celui de Franck Thilliez- j'ai sombré dans les méandres de cette histoire très glauque. Je savais que ça allait être gore, comme j'avais déjà lu le premier volet. Et forte de mon "expérience" nouvelle en matière de thrillers, j'ai été bien moins choquée que j'avais pu l'être par cette première lecture. Bien qu'il y ait encore des descriptions plutôt crues, j'ai trouvé l'histoire assez bien ficelée, avec beaucoup de rebondissements. J'ai également apprécié le binôme Annabelle et Joshua, qui ne sont pas sans rappeler Sharko et Hennebelle, en moins tourmentés.
Je n'en dirai pas davantage, à vous de découvrir cette histoire de 600 pages, qui se dégustent sans problème.


Et vous, quelles sont vos dernières lectures ? 


mardi 11 avril 2017

La saga DIMILY



Même si je n’ai pas encore lu le tome 3, je tenais à vous faire une petite chronique sur les deux premiers opus de la saga DIMILY que j’ai découverte et dévorée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

Pour faire bref, ces romans racontent l’histoire d’Eden, une jeune fille dont les parents se sont séparés, et qui part quelques semaines vivre avec son père à Los Angeles. Là-bas elle rencontre ses demi-frères par alliance, et l’un d’eux n’est autre que Tyler…celui qui va devenir l’amour de sa vie (rien que ça^^) !

Ce que j’ai aimé :

> Le personnage d’Eden. Elle a eu des problèmes d’anorexie, ses anciennes amies se sont beaucoup moqué d’elle et elle en a souffert. Elle semble très sensible par ailleurs, et je me suis bien identifiée à elle. Le personnage de Tyler, exécrable dans le premier tome, s’amende dans le suivant.

> L’histoire d’amour impossible entre deux membres d’une même famille, moins extrême que dans Forbidden ceci dit.
> Découvrir NY à travers les yeux d’Eden dans le tome 2.
>La jeunesse de l’auteur (ou autrice ??!!), qui a écrit des romans de grande qualité vu son âge !


Ce que j’ai trouvé bien plus plat (et je comprends que ça en rebute certains…) :

Les personnages secondaires sont très (trop !) caricaturaux.
Les sentiments d’Eden sont parfois surfaits, à coup d’eau de rose de synthèse.
Les problèmes de Tyler sont eux aussi exagérés par moments.
Le premier baiser d’Eden et Tyler tombe comme un cheveu sur la soupe, même si on s’y attend.
Il y a trop de revirements de situations, mais c’est ce qui permet à la série de compter trois volumes ^^.

Malgré ces petits défauts, ces romans ont le mérite de se lire comme on regarde une série, tout d’un coup, sans prise de tête, avec des rebondissements au bon moment. Il me tarde de lire le tome 3 car je suis certaine de passer des moments de vraie détente.

Et vous, les avez-vous lus ? Qu’en avez-vous pensé ?

dimanche 9 avril 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sur son transat ?



Hé oui le soleil est très haut dans le ciel bleu aujourd'hui et c'est sur mon transat que je lis. Je me suis seulement un peu rentrée pour vous écrire ce petit article.







Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 




Le deuxième tome de la saga DIMILY m'a été prêté par mon élève et du coup je n'ai pas pu résister à la tentation de savoir ce qu'il advenait des aventures de Tyler et Eden. Je l'ai lu en une journée..!! Je vous ferai une chronique très rapidement pour vous parler des deux premiers tomes. 

Sinon j'ai presque fini le deuxième tome de Power Club, ondes de choc, en épreuves non corrigées et ai hâte de pouvoir vous en parler parce que j'ai encore une fois beaucoup aimé ma lecture, presqu'encore plus que le premier volume !

Un livre que j'ai abandonné...



Contrairement à ce que j'avais imaginé, je n'ai pas poursuivi ma lecture de Love Letters to the dead. Etrangement je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, que j'ai trouvée un peu lente et plan plan... Je ne l'ai pas encore rendue à l'élève qui me l'a prêté, pour voir si je lui laisse une autre chance, mais je crois que c'est fichu pour ce roman... Dommage, parce que clairement la couverture est magnifique !

Qu'est-ce que je compte lire après ? 

Pour ces vacances, je n'ai que l'embarras du choix avec tous les romans qu'on m'a prêtés !
Je vous en fait un petit florilège, dites-moi ce que vous en pensez ! 


J'ai encore d'autres romans dans ma PAL, mais tous ces romans m'ayant été prêtés récemment, ils sont légèrement prioritaires :).

dimanche 2 avril 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid (au soleil !) ?

Et oui, aujourd'hui on garde encore un peu le plaid mais on lit au soleil ! Et comme on est dimanche, j'ai quelques petites choses à vous dire :)

Qu'est ce que j'ai lu cette semaine ? 



Cette semaine j'ai eu le plaisir de recevoir des livres par mes élèves, et j'en ai lu un, Did I Mention I Love You. J'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui m'a fait passer de très bons moments de détente. L'histoire d'Eden et Tyler est assez classique mais les liens fraternels qui les unissent rend les choses bien compliquées. En effet, pour faire bref, Eden tombe amoureuse du fils de la nouvelle femme de son père, alors qu'elle séjourne chez eux pendant les vacances d'été. J'ai plutôt aimé le personnage d'Eden, pas trop niaise. Et aussi la manière dont la jeune auteur parvient à distiller des indices sur la relative complexité des personnages principaux, qui cachent tous deux des failles et des secrets. Quand on pense qu'Estelle Maskame n'a que 20 ans et qu'elle a publié cette série à 16 ans, j'avoue être impressionnée. Bien entendu ce n'est pas extrêmement innovant mais ça fait passer un bon moment. J'ai hâte de lire la suite d'ailleurs. 


Cette semaine j'ai aussi fini la lecture de Dissonance, dont j'ai fait une petite chronique, mais aussi le Atom[ka], le Franck Thilliez qui m'a donné du fil à retordre. En effet j'en avais un peu assez de ces histoires, un peu répétitives dans leur traitement d'un tome à l'autre. 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 


Comme je vous le disais mes élèves m'ont prêté des romans et c'est avec plaisir que je m'y plonge. J'ai donc commencé hier soir la lecture de Love Letters to the Dead, et pour l'instant j'aime vraiment bien. Je ne pense pas l'abandonner en tout cas !

Un roman abandonné...

Parce que justement, très récemment, j'ai abandonné un roman... Style Enfer avait pourtant une couverture et un synopsis prometteur. Kimberley, qui se fait appeler Kim Lee, a un style d'enfer : le "style enfer". Du rouge, un peu de noir, et surtout des gri-gris partout. Mais le roman ne tourne finalement pas tellement autour d'elle. Après une entrée in medias res, on comprend que le frère de Kim, Kevin, a des soucis avec la police. On le soupçonne d'avoir tué sa petite amie dans un bois... Kim va essayer d'enquêter auprès de son entourage. Tout un programme, plutôt alléchant d'ailleurs, surtout si vous ajoutez à cela un style travaillé, des indices distillés au fur et à mesure et une narratrice intrigante. Mais finalement, je n'ai pas accroché. C'est à mon goût trop mystérieux, les choses sont sous-entendues à longueur de temps, et on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir. C'est dommage, il y a beaucoup de thèmes intéressants, le traitement est original et on sent l'effort littéraire. Mais je n'ai pas accroché et sensiblement, au vue des critiques que je trouve sur la toile, je ne suis pas la seule...




In my mail box 



Nouvelle catégorie que je peux faire cette semaine : In my mail box. J'ai en effet eu une belle surprise vendredi en rentrant du travail : une enveloppe de chez Syros. Je pensais que ce serait le dernier tome de la série Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, mais en ouvrant l'enveloppe...surprise, c'étaient les épreuves non corrigées du tome 2 de Power Club ! Je m'y plongerai dès que possible. Mes élèves vont d'ailleurs être super jaloux mais ils vont attendre la sortie officielle le 4 mai pour le lire :p. C'est d'ailleurs plus tôt que prévu, normalement la sortie était prévue en juin. Je vous en dirai des nouvelles. En attendant, le lien vers ma chronique du tome 1. 


J'ai aussi reçu par mail en PDF une anthologie qu'un vieux camarade (:p) m'a envoyée, anthologie de nouvelles fantastiques, de polars et d'utopies. Il sait bien que ça n'est pas tellement mon style mais j'ai accepté de jeter un coup d'oeil et surtout de faire la pub ici :). Il s'agit de l'anthologie du festival littéraire ImaJn'ère qui aura lieu à Angers le week-end prochain. Cela fait plusieurs années qu'il existe et permet à des auteurs de genres plus "populaires" de faire découvrir leur art. 
La couverture est super belle en plus !!

mercredi 29 mars 2017

Des livres confiés par mes élèves !!

Mes élèves m'ont prêté des livres ! C'est vraiment super touchant. Je leur ai fait une présentation en classe de plusieurs livres de littérature jeunesse que j'avais lus et fait acheter au CDI, et ça leur a donné des idées ! Non seulement ils ont lu, mais en plus ils ont pensé à moi. C'est trop adorable :)
Voilà donc un petit article qui change de d'habitude, à travers lequel je vous partage cette jolie expérience. 

Le premier livre m'a été prêté par un garçon. Et oui, les garçons lisent, et plus qu'on ne croit. Il s'agit de Dissonance, dont je vous parlais dans mon bilan de la semaine. Ce roman de fantasy a pour héroïne Delancey, une jeune fille qui peut voyager d'un monde à l'autre. Et dans chacun des mondes qu'elle visite depuis quelques jours, elle rencontre chaque fois le même garçon : Simon, dont elle est amoureuse en secret. Leur histoire d'amour va d'ailleurs se concrétiser, pour notre plus grand plaisir, mais en même temps, leur monde se délite...
J'ai vraiment craint par moments de m'y perdre. Il y a en effet de nombreux termes liés à la musique que je ne connais pas encore totalement, et surtout un concept d'univers entre-croisés qui m'échappais un peu. Mais finalement je me suis accrochée et me suis laissée porter par l'envie de connaître la suite de l'histoire d'amour naissante entre Del et Simon. Ajoutez à cela que son meilleur ami est amoureux d'elle, et vous aurez de croustillantes petites histoires. Même si j'ai plutôt aimé, je ne pense pas me lancer de si tôt dans le tome 2, sur lequel j'ai lu des critiques moyennement enthousiastes.



Love letters to the dead, Ava Dellaira
Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

J'avais déjà vu plusieurs fois la couverture de ce roman, mais n'y avais pas prêté plus d'attention que ça. Or la lecture du résumé donne vraiment l'eau à la bouche ! Je vous en dirai plus une fois que je l'aurai lu.

Did I Mention I love you ?, Estelle Maskame
Rien ne sera plus comme avant...
Eden, 16 ans, va passer l’été dans la famille recomposée de son père, à Santa Monica, en Californie. Ce dernier a refait sa vie... Ce qui veut dire trois nouveaux demi-frères pou Eden. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent …
Fascinée, elle ne peut s’empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est défendue : son demi-frère.

Ahah, tout ce que j'aime ! L'été, l'amour, l'amour impossible... Je le commence dès que j'ai fini Atom[ka] de Franck Thilliez :)

Et vous, les avez-vous lus ? Qu'en avez-vous pensé ? 

dimanche 26 mars 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid ? #3

Hello tout le monde !
On est dimanche, il est donc temps de vous faire un petit bilan de mes lectures :)

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 



Comme je vous le disais la dernière fois, j'ai été sauvée d'une panne de lecture de gravité 3 sur "l'échelle de la panne" (numérotée de 1 à 10, donc 3 ça va ^^). Sauvée par qui ? Franck Thilliez bien sûr ! J'ai donc passé plusieurs jours avec AtomKa, que j'ai beaucoup aimé, comme toujours. Mais je dois vous avouer quelque chose... je ne l'ai pas terminé. Il me reste un bon quart du roman à lire encore, et ce depuis quelques jours. Mon ressenti est ambigu : d'un sens je me dis que ça me laisse l'opportunité de lire encore du Thilliez sans en entamer un nouveau quand j'aurais envie de quelque chose de sûr. Mais d'un autre côté j'ai ressenti une sorte de lassitude... J'ai trouvé que ce roman prenait le même schéma que tous les autres. Comme dans le tome précédent, Sharko et Lucie sont sur une affaire glauque, liée à des tests scientifiques, et encore une fois ils se séparent pour mener à bien leurs recherches, l'un en France, l'autre à l'étranger. J'ai trouvé ça répétitif. Peut-être aussi que les lire de manière aussi rapprochée n'aide pas. Enfin quoi qu'il en soit, je ne connais pas la fin mais j'ai passé de bons moments avant :)

J'ai eu envie d'arrêter le polar pour lire un roman jeunesse dont ma collègue du CDI m'avait parlé, Mistik Lake, d'une auteur québécoise. Ce roman raconte l'histoire d'Odella, une jeune fille dont la maman a été traumatisée par un accident de voiture sur un lac quand elle était jeune. Elle a été la seule à sortir de la carcasse engloutie dans le lac gelé... Mais le roman n'évoque pas ce tragique accident; il est plutôt question de ce qui se trame atour de la famille d'Odella. Il y a des retours en arrière sur l'histoire de sa grand-tante homosexuelle (une situation difficile à l'époque), et des passages dans le présent. Odella va vivre ses premiers émois amoureux et c'est plutôt mignon. Au-delà de ça c'est un roman un peu étrange, on ne sait pas toujours bien où l'auteur veut en venir. Il y a un secret de famille, qu'on découvre à la fin, mais je ne m'en étais pas immédiatement doutée. J'ai eu l'impression de lire un roman jeunesse sociétale, illustrant les mœurs et tabous de la société québécoise. Ce ne fut pas un mauvais moment de lecture, mais je ne pense pas en conserver un souvenir impérissable. 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 


C'est un roman sur lequel je ne me serais jamais retournée si un élève ne me l'avait pas prêté, en me vantant ses mérites... Dissonance représente tout ce que je crains : un univers avec ses propres règles (j'ai toujours peur de m'y perdre), de la magie que je pense incompréhensible (quand ça dépasse Harry Potter je me noie) et une héroïne basique, dévergondée et qui transgresse toutes les règles (bon pour ça j'avais raison ^^). Mais je me suis lancée, en me disant que je verrais bien... et j'avoue avoir du mal à poser ce roman ! Je suis entrée assez facilement dans l'histoire de Delancey, une jeune filel capable de passer d'un monde à l'autre (on ne peut pas ne pas penser à Ewilan !), amoureuse d'un certain Simon et qui va aller au-devant des ennuis. Je vous joins le résumé, parce que je suis quasiment incapable de vous le faire par moi-même (le côté "trop compliqué" de l'univers...^^ mais je m'y retrouve !)

A chaque fois que nous faisons un choix, un monde s'ouvre en parallèle du nôtre et nos doubles, " les échos ", y mènent leur propre vie. Del est ce qu'on appelle une Marcheuse. Elle a le pouvoir de passer d'une réalité à l'autre et est chargée de maintenir l'harmonie entre les mondes. Dans ces univers parallèles, elle ne cesse de croiser différentes versions de Simon Lane, le garçon dont elle est tombée amoureuse. En se rapprochant de celui qu'elle aime, Del va se rendre compte qu'une dissonance perturbe les échos... Elle va rapidement découvrir que le conseil des Marcheurs cache un terrible secret. Un secret qui pourrait bouleverser l'univers tout entier.

Ce que j'apprécie particulièrement pour le moment c'est la quête amoureuse de Del, la relation qu'elle a avec son meilleur ami et les références au langage musicale. Comme le laisse présager le titre, il est question d'harmonie et autres termes musicaux. Les Marcheurs sont en effet des personnes à l'oreille très développée, qui repèrent les ruptures et autres dissonances des mondes et des échos. C'est le petit truc en plus qui fait que j'apprécie ma lecture :). D'ailleurs je me demande pourquoi on a pas parlé davantage de ce roman... Peut-être parce qu'il n'est pas très novateur dans ses idées; c'est un mélange entre la Quête d'Ewilan et la romance... D'ailleurs c'est publié dans la collection WIZ, ce veut tout dire. Enfin je vous en dirai plus quand je l'aurai terminé !

La question du jour

Qu'est-ce qui nous donne envie de commencer un roman et d'en poursuivre la lecture ? 

Pour ma part je crois que le style est un critère important, il faut que je sente que je ne vais pas avoir de bug en lisant, que je ne vais pas achopper sur une tournure de phrase un peu... achoppante ^^. Et sinon il faut que ce que vivent les personnages me parle. Dans le cas de ma lecture en cours, j'apprécie le fait qu'elle soit amoureuse, et que ça se passe dans une école. Chez Franck Thilliez, ce sont les personnages principaux, tourmentés et énigmatiques, qui font que j'adore ces polars.
Et vous, qu'est-ce qui vous branche ? Vaste question ! 

mercredi 22 mars 2017

Scarrels, Marcus Malte

Scarrels, (poésie pure), Marcus Malte
Editions Syros
Nouvelle édition 2017
Première édition février 2008

Regency. Une cité où l’on ne vit que la nuit, sous l’œil acéré des faucons anges gardiens. Un groupe d’adolescents animés de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites apparues sur les murs, qu’il faut mémoriser avant qu’elles ne s’effacent… pour entrevoir peut-être la possibilité d’un monde meilleur. Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

Merci aux éditions Syros pour cet envoi. Ce roman d’anticipation me faisait très envie, d’autant plus que son auteur, Marcus Malte, est le parrain de la prochaine édition du festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo cette année. Et pour ne rien gâcher, la couverture est très jolie. C’est un bel objet. Les premières pages m’ont bien plu, j’ai aimé découvrir cet univers dystopique, quasiment totalitaire, dans lequel des adolescents essaient de survivre alors que plus rien n’a de sens. Tout est étrange dans ce monde : le pop corn est le nouvel Eldorado, il pleut sans discontinuer, les animaux sont victimes de jeux vicieux et des espèces d’escargots, les scarrels, laissent des traces bleues étranges partout où ils passent. Le groupe d’adolescents dont fait partie Luc se prête à un jeu qui s’avérera vital : retenir les phrases qui apparaissent sur les murs et s’effacent. Seule leur mémoire leur permettra peut-être de changer les choses.

Je dois vous avouer que ce roman n’est pas arrivé au bon moment pour moi. Son ton est extrêmement poétique, on a presque l’impression parfois d’être dans un style qui flirte avec le surréalisme. L’univers décrit est extrêmement intéressant mais j’ai eu l’impression d’être vraiment perdue entre les rêves de Luc, l’univers quasi apocalyptique et les métaphores. Pourtant j’adore la littérature, les nouveaux territoires sur lesquels elle peut s’aventurer, mais je n’arrive pas à m’y détendre. Cette lecture fut donc laborieuse pour moi. Mais ceci mis à part, ce roman pour ados est un grand. Un grand roman de par son thème, en cela il rejoint 1984 et autres uchronies à l’univers totalitaire, mais son style extrêmement travaillé et poétique le fait entrer dans la cour des grands. Les rebondissements, l’histoire d’amour entre Luc et Jona le rendent attrayant pour les ados, mais la manière dont il est écrit l’emmène au-delà.


Ce style qu’on pourrait qualifier d’hermétique, où il est difficile de se situer, où les frontières entre le bien, le mal et tout simplement l’espace-temps sont très floues, peut dérouter. Je me suis moi-même perdue. Mais c’est un roman de grande qualité, dans lequel je me replongerai peut-être une autre fois, car c’est de la belle littérature

dimanche 19 mars 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid #2

Tout d’abord merci pour les retours positifs concernant ce nouveau rendez-vous ! J’ai été ravie et en plus il me rend bien service étant donné le peu de temps que j’ai à consacrer au blog par rapport au temps que je passe à lire. Bon, allez, passons aux choses sérieuses !

Qu’est-ce que j’ai lu cette semaine ?





Cette semaine a été occupée de moitié par la lecture du Livre des Baltimore, de Joël Dicker. Je vous disais dans l’article précédent qu’il y avait quelques longueurs, et bien je ne peux malheureusement que confirmer cela… Il y a tellement de longueurs que j’ai fini par lire le roman en diagonale, juste pour savoir quel est le drame qui touche les Baltimore… J’ai même failli abandonner le roman en cours de route, mais finalement certains passages m’ont bien plu et j’ai continué… toujours en diagonale :p.
Malgré tout il y a certaines choses que j’ai aimées dans ce roman : le fait que le narrateur soit écrivain, le décor américain et les tranches de vie dans une ambiance à la Paul Auster, et puis la relation entre Alexandra et le narrateur. Pour le reste, j’ai été assez déçue mais bon, je ne vais pas m’attarder là-dessus J.

Ensuite, pour me consoler, j’ai lu un tout petit roman, lui aussi envoyé par Syros, Des livres et moi de Matt7ieu Radenac. Il s’agit d’un échange de mails entre un jeune garçon qui vit dans une cité et un écrivain. C’était court mais super ! Je vous en parle dans cet article.

J’ai aussi découvert, grâce à ma collègue du CDI (si elle passe par là, merci à elle pour tout, elle comprendra :p), un chouette roman sur l’anorexie (encore un, oui, mais celui-là était clairement plus soft que Je suis une fille de l’hiver !). Le complexe du papillon d’Annelise Heurtier a été un très bon moment de lecture. J’ai aimé suivre la vie de Mathilde sur ces quelques mois où tout a changé pour elle. Une de ses camarades rentre de vacances avec un corps de rêve, elle a envie de rentrer dans cette superbe robe pour un mariage, et la voilà qui bascule. Son anorexie mentale va être relativement légère et surtout prise en charge très rapidement (trop peut-être ?). Ce livre est finalement une bonne illustration non pas de la maladie en elle-même, mais plutôt de la manière dont elle advient. Un roman assez court et agréable à lire, que je conseille vivement aux jeunes filles et femmes de tous âges.



Une lecture étrange...





Comme je ne savais pas si j’allais continuer ma lecture, j’ai entamé le dernier service-presse de chez Syros que j’ai reçu, à savoir Scarrels de Marcus Malte. J’ai apprécié le début, mais après ça s’est gâté… Je vous en parle dans un prochain article.


Qu’est-ce que je lis sous mon plaid aujourd’hui ?


En ce moment je lis le roman qui m’a sans doute sauvée de la panne de lecture !!


J’essayais de lire Scarrels mais comme je n’y arrivais décidément pas et que je me démoralisais un peu, j’ai pioché dans ma « PAL de sécurité » du moment : les Franck Thilliez. Non sans un pincement au cœur à l’idée que cette pile diminue carrément, j’ai commencé le dernier tome de la série Le Syndrome E, GATACA et donc…Atomka. J’ai lu GATACA il y a deux semaines environ mais n’en ai pas encore fait une chronique ; j’attends pour cela d’avoir fini Atomka, comme ça je fais d’une pierre deux coups. Mais je peux vous dire tout de suite que j’ai adoré !

La réflexion du jour : Comment faites-vous en cas de PANNE DE LECTURE ??!

Grande question je sais bien. C’est un peu l’horreur, la déprim’, le creux de la vague de tout lecteur : quand on n’a pas envie de lire, ou bien pire, quand on ne trouve pas LE livre dont on a envie… Il m’est déjà arrivé d’entamer plusieurs livres les uns après les autres, sans trouver. Ça ne m’était pas arrivé depuis plusieurs mois mais là, avec Scarrels, j’ai failli tomber en plein dedans…
Heureusement que j’avais ce que je viens d’inventer, une « PAL de sécurité ». On devrait tous en avoir une. Peut-être en avez-vous une d’ailleurs ? Le concept, s’il y en a un, serait de dire que cette PAL est constituée uniquement de livres qu’on est sûr et certain d’aimer, de romans avec lesquels on passera avec certitude un bon moment. Et encore mieux : qui pourra nous sortir de la panne !
Le problème me concernant est que ma PAL sécurité change selon les périodes. L’année dernière c’étaient les Harry Potter en VO ; à une autre époque c’était la littérature de jeunesse ; et ces temps-ci c’est littérature de jeunesse ET Franck Thilliez ; et particulièrement les romans avec Hennebelle et Sharko. Et il ne m’en reste plus que … deux. Mais ouf, il me reste aussi le dytpique initial Train d’enfer et Deuils de Miel, qui mettent en scène Sharko. Double ouf. D’ailleurs Ludo, si tu passes par là, dis-moi quand tu pourras te le procurer pour notre LC !


Et vous, avez-vous une « PAL de sécurité » en cas de panne de lecture ? 

samedi 18 mars 2017

Des livres et moi, Matt7ieu Radenac

Des livres et moi, Matt7ieu Radenac
Editions Syros
Février 2017

Merci encore une fois aux éditions Syros pour l’envoi de ce court roman, que j’ai beaucoup aimé.
Il s’agit d’un échange de mails entre Alex et Filippe Cavreini, un auteur de romans pour la jeunesse en panne d’inspiration. On ne connaît pas grand-chose de l’identité d’Alex : on ne sait même pas s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. La seule chose qu’on sache avec certitude c’est qu’il/elle est au collège, vit en banlieue et n’aime pas lire… Tout un programme ! Surtout que rien ou presque ne prédestinait ces personnages à se rencontrer.

Les échanges sont très intéressants, très riches et nous donnent à réfléchir. L’auteur parle un peu de son métier, le jeune de son ressenti quant à la lecture. Il est aussi question d’imagination, de création, bref, des tas de thèmes plus séduisants les uns que les autres ! Moi qui adore la méta-littérature, j’ai adoré. Il y a aussi de l’émotion, puisque Alex se confie sur sa vie pas toujours facile. Un mélange réussi, même si le roman est un peu court.

Que les mots remplacent les maux, qu'un livre (même des livres) délivre(nt), pour moi le réveil fut magique, des livres et moi. 

Un très joli livre donc, facile à lire mais en même temps très riche, qui ravira les profs de Français mais aussi les collégiens, et pourquoi pas tout amateur de lecture.

dimanche 12 mars 2017

Nouveau rendez-vous : c'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid ?

Bonjour chers tous !
Je reviens enfin en forme pour vous faire un nouvel article ! Ces derniers temps j’ai beaucoup lu mais n’avais pas tellement le courage de faire autre chose… donc le blog a un peu été délaissé, c’était un peu monotone par ici. Tout à coup j’ai donc eu une idée : créer une espèce de rendez-vous à la « c’est lundi que lisez-vous », mais le dimanche. Comme c’est le dimanche que je poste le plus, ça m’a semblé être une idée par trop farfelue. Vous me direz ce que vous en pensez…

Dans ce nouveau rendez-vous je vais vous proposer plusieurs petits paragraphes, qui seront principalement des bilans de lecture, mais peut-être aussi d’autres petites choses dont je n’ai pas forcément l’occasion de parler ailleurs J.

Ma lecture du moment : 

En ce moment je lis, et sans doute pour quelques jours encore (il est épais quand même !) Le livre des Baltimore de Joël Dicker. Je suis tombée dessus par hasard en librairie, en format poche (ce que j’attends à chaque fois !) et je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée. J’en suis à pratiquement 200 pages et je suis plutôt emballée ! J’aime bien quand le narrateur est un écrivain, et je crois que c’est ce qui fait que ce roman me plait vraiment. Parce que sinon je trouve qu’il y a quelques longueurs.

Qu’est-ce que j’ai lu depuis dimanche dernier ?
J’ai pas mal lu cette semaine, à savoir deux romans pour ados :



Celui qui sera mon homard de Tom Ellen et Lucy Ivison. C’est un roman jeunesse super sympa. Il raconte l’histoire d’Hannah et Sam, deux jeunes gens qui font chacun partie d’un groupe (de filles pour elle, de garçons pour l’autre) et dont la principale occupation, à la fin des années de lycée, est de savoir qui deviendra leur homard. Qu’est-ce qu’un homard, allez-vous me dire ? Et bien les homards sont une espèce qui, en amour, est très fidèle. Là il s’agit surtout de chercher le premier garçon avec lequel elle perdront leur virginité. Tout un programme ! Mais s’ils sont entourés d’ados un peu délurés, Hannah et Sam sont très doux et touchants. J’ai adoré ces personnages, à travers lesquels l’histoire est racontée en alternance. Un roman ado comme on les aime, plutôt cash mais finalement très sage et charmant.
L’autre roman que j’ai lu est un service-presse pour Syros, La Maison des reflets. J’ai écrit une chronique hier à son sujet.

Une chronique en retard …

Et oui, parfois je ne sais pas où caser certaines chroniques, préférant réserver les articles individuels aux service-presse ; sinon j’aime bien regrouper les critiques. La chronique en retard du jour sera celle du Silence de Mélodie de Sharon M. Draper

J’avais découvert ce roman chez Audrey du Souffle des Mots, et je m’étais dit qu’il serait sympa à acquérir pour le lycée. Mais en le déballant avec ma collègue, nous avons découvert qu’il avait reçu un prix… du Journal de Mickey… Nous avons été un peu décontenancées. Par conséquent ce roman est resté longtemps dans les étagères, sans que personne n’y touche. Et puis finalement, pour les vacances, j’ai décidé de me lancer. Autant vous dire que j’ai bien fait ; ce roman est une petite perle.

Mélodie a onze ans et n’a jamais parlé. Elle est née avec de grosses déficiences physiques, qui l’empêchent de faire fonctionner certaines aires de son cerveau. Depuis toute petite elle se déplace en fauteuil roulant, ne communique que par petits signes de tête et ne peut se nourrir seule. Elle est scolarisée dans une unité spécialisée, où l’émulation intellectuelle est bien pauvre. Pour elle qui passe son temps sur les chaînes culturelles et scientifiques du câble, réviser l’alphabet la rend dingue. Heureusement ses parents sont adorables, s’occupent d’elles aussi bien qu’ils le peuvent et toujours dans la bonne humeur. Une petite existence tranquille, un peu trop sans doute. La vie de Mélodie va changer le jour où elle va se qualifier pour le Quiz inter-scolaire, qui oppose chaque année les écoles de la région.
J’ai beaucoup aimé cette lecture. Le ton n’est pas niais (même si c’est raconté par une enfant de onze ans), les thèmes abordés sont très intéressants, et Mélodie est loin de s’apitoyer sur son sort. Elle dépasse son handicap avec courage, en apprenant à communiquer, en montrant qu’elle est d’une grande intelligence malgré ses manques physiques. C’est une belle leçon pour les ados et les adultes qui côtoient des jeunes avec un handicap. En plus j’ai adoré les parents : ils sont géniaux ! Loin du dolorisme, et pourtant lucides sur la situation de leur fille, ce qu’elle peut ou ne peut pas faire. Ils donnent une belle leçon d’éducation en tout cas.
Concernant l’intrigue, elle semble à première vue très bateau avec ce concours auquel Mélodie va participer, mais la fin du roman est très éloignée de l’angélisme qu’on peut attendre. En bref, ce roman met à bas les préjugés, tous autant qu’ils sont : oui, il a été élu par le Journal de Mickey. Et alors ? Tant mieux, c’est une bonne leçon pour les jeunes. Oui l’histoire est un peu plan plan sur une bonne moitié du roman : mais avancez, vous verrez, le message est très fort et l’histoire bouleversante. Et enfin il permet de découvrir une facette inconnue du handicap, puisqu’on évolue dans l’esprit d’une jeune fille toujours silencieuse. Une très jolie lecture, que je recommande aux ados comme aux adultes. Une belle leçon de tolérance.

NB : je viens de me rendre compte que la couverture de mon édition est nouvelle ; en fait j’avais déjà vu ce roman avant, avec la couverture représentant une jeune fille avec un collier composé de mots de couleur. Je trouve que cette ancienne couverture rendait le livre moins enfantin, plus proche de ce qu’il est véritablement.

La petite réflexion du jour : d’où viennent vos livres ?

Aujourd’hui je voulais vous parler des achats de livres. Ces derniers temps j’ai été très heureuse de constater que j’ai peu beaucoup lire (en tout cas pour moi presque une dizaine de livres par mois, c’est vraiment beaucoup !) sans dépenser trop de sous. En effet j’ai reçu plusieurs service-presse, j’ai emprunté quelques romans au CDI et ma maman m’en a prêté un certain nombre aussi. Du coup, sur la 20taine de romans que j’ai lus depuis Noël, je n’en ai acheté que 3 : Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan, Le cas Malaussène en grand format (mais avec des chèques livres, ça ne compte presque pas :p) et enfin le tome 4 de Charlotte Lavigne. Je suis assez contente de moi !

Et vous, d’où viennent vos livres ? Comment gérez-vous votre « consommation » ?

samedi 11 mars 2017

La Maison des reflets, Camille Brissot, éditions Syros

La maison des reflets, Camille Brissot
Editions Syros
Paru le 2 février 2017

Qui accepterait de laisser partir un être cher s’il pouvait le garder à ses côtés pour toujours ?

Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère et le petit je ne sais quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse. Et surtout, bien vivante…

J’ai beaucoup aimé le thème de cette histoire. Le nouveau rapport à la mort qu’il propose est extrêmement intéressant, poétique et un peu effrayant... Chaque jour des dizaines de personnes viennent rendre visite aux reflets de leurs défunts, qu’ils ne peuvent ni toucher ni embrasser. Mais grâce à des lentilles 3d, ils peuvent les entendre, les voir et presque les sentir. Daniel vit dans cet univers depuis toujours. Chaque soir le reflet de sa mère lui raconte des histoires avant de dormir ; son grand-père lui donne encore des conseils, alors que son reflet règne en maître sur le manoir des Edelweiss. Ses amis sont un jeune reflet de huit ans, et deux jeunes gens de 20 ans. Sachant qu’un reflet ne vieillit pas, certaines relations se complexifient à mesure qu’il grandit. Pas évident d’évoluer au milieu de silhouettes quasi fantomatiques, où seuls son père et sa gouvernante sont réels. Mais un jour, il ose sortir de la Maison. Il se rend alors à la fête foraine et y rencontre Violette, une jeune fille malade. Il passe une journée exceptionnelle avec elle, puis c’est une relation épistolaire qui se met en place. Cette partie du roman m’a parue un peu plus longue. Mais tout ce qui concernait la Maison, les reflets et le rapport nouveau aux défunts m’a beaucoup plu. La fin est également très bien pensée. J’ai beaucoup aimé que Daniel se rende compte des limites d’une telle chimère. C’est une jolie quête initiatique qui nous est proposée : adolescent, Daniel tombe amoureux en même temps que tombe le rideau de ses illusions. Il doit également faire face à de nombreux deuils, car même les reflets peuvent disparaître. Tout cela est extrêmement formateur pour de jeunes lecteurs. Un roman vraiment intelligent.


Merci encore une fois aux éditions Syros pour cette jolie lecture, assez inattendue et qui donne à réfléchir. L’écriture est également très agréable et plutôt poétique. Les courts chapitres permettent d’avancer vite dans l’intrigue.
J’ai été surprise en découvrant que l’auteur a presque mon âge. Elle en est déjà à son huitième roman, et c’est très réussi. Elle questionne avec beaucoup de douceur la question du deuil, ses rapports possibles avec la technologie, et ce qui pourrait nous attendre dans le futur. Elle explique avoir pensé au « cimetière Facebook » ; en effet les profils des personnes décédées sont encore disponibles et on peut encore y poster des messages. D’après elle, l’avènement de tels reflets n’est pas si loin de nous…

dimanche 5 mars 2017

Un nouveau thriller ado va sortir !

Stabbat Murder, Sylvie Allouche
Editions Syros
Littérature Jeunesse Romans
Sortie le 9 mars 2017

J’ai reçu ce roman en épreuves non corrigées de la part du service communication de Syros, et surtout grâce à Ludo, auquel on avait proposé cette lecture et qui a pensé que je l’apprécierais plus que lui. Il a eu bien raison. J’ai vraiment aimé ce thriller pour ados, qui n’a finalement rien à envier aux thrillers pour adultes. Merci donc à ceux qui m’ont permis de l’avoir entre les mains J

Valentin, Matthis, Mia et Sacha étudient le piano au Conservatoire national supérieur de musique depuis trois ans. Trois années de perfectionnisme et d’acharnement entièrement tournées vers un concours qui déterminera leur avenir. Ils sont inséparables, se comprennent mieux que personne, mais ils sont aussi en compétition et n’ont rien d’adolescents normaux. Lorsque, du jour au lendemain, Valentin, Matthis, Mia et Sacha sont tous les quatre portés disparus, La commissaire, Clara Di Lazio s’interesse de plus près à leurs familles…

Quatre jeunes pianistes, en train de préparer un important concours, disparaissent, séquestrés dans un cube. Qui les détient ainsi ? Qui est le bourreau qui veut saboter leur carrière ? C’est ce que l’on va tenter de découvrir tout au long de ce roman qui se lit tout seul. Un vrai page-turner comme on les aime.
J’ai adoré cette lecture. Je me suis prise au jeu de l’enquête, et ai surtout aimé entrer dans la tête de ces personnages, qui sont en plus des pianistes. On découvre leur vie, les uns après les autres, puis le calvaire qu’ils endurent (et ça n’est pas trop trash, tant mieux !). Chaque chapitre est dévolu à un personnage ou à l’enquête. J’ai aimé cette construction en puzzle, qui permet de découvrir les évènements et les personnages au fur et à mesure, par petites touches (sans jeu de mots ^^^). L’univers du conservatoire de musique a contribué au quasi coup de cœur que j’ai eu pour ce roman. La seule chose que je pourrais reprocher est qu’il soit trop court ! J’aurais aimé en avoir plus, même si l’intrigue est tout à fait bien ficelée.

Il y a tout dans ce thriller : une réflexion sur l’adolescence, ses passions, l’amour, la haine, les parents. Et puis une chouette enquête policière. Un roman pour ados très réussi, que je suis ravie d’avoir pu lire en avant-première, et que je vous conseille fortement ! 

dimanche 26 février 2017

Update lecture février

Update lecture de Février : un mois bien rempli !

Bonjour bonjour !

Je vous retrouve, une fois n’est pas coutume, pour un update lecture. J’ai beaucoup lu ce mois-ci (et même, le mois n'est pas fini !), pas moins de 9 livres, et je me suis dit que le plus simple pour moi serait de vous en parler dans un seul article. Ces temps-ci je lis beaucoup, et prends moins de temps pour le blog. Et en plus de lire beaucoup, je ne fais que de bonnes lectures ! Il semblerait que j’aie la chance livresque en 2017 ^^.

En ce mois de Février, j’ai donc lu plusieurs livres, dont cinq appartenant à deux « séries ». Pourquoi « séries » entre guillemets ? Parce que je ne sais pas vraiment si on peut faire figurer des polars d’un même auteur dans la catégorie série. Bref, je vais vous expliquer tout ça !

Ce mois-ci a commencé avec une LC avec Emma, dont j’ai fait une chronique. Le roman d’Irène Frain nous a beaucoup plus ; moins pour ma part que Beauvoir in Love, mais l’histoire d’amour de Marie Curie était elle aussi très bien racontée.

J’ai ensuite enchaînée sur un début de saga dont j’entendais parler depuis très longtemps : La Quête d’Ewilan de Pierre Botero. Je crois que la première à m’avoir mis la puce à l’oreille n’est autre que ma chère Margaud. J’ai commencé le premier tome, et ai tout de suite été plongée dans l’univers de l’auteur. Camille est une jeune fille très intelligente, qui ne se sent pas à sa place dans le monde dans lequel elle évolue. Or à l’âge de 13 ans, elle va découvrir qu’elle n’est pas comme les autres : grâce à un pas sur le côté qu’elle est l’une des seules à pouvoir faire, elle se retrouve dans un univers parallèle, Gwendalavir. Ce monde magique est aussi fascinant que dangereux. Accompagnée de son ami de toujours, Salim, la jeune fille fait face à aventures plus dangereuses et étranges les unes que les autres. Et surtout, elle découvre son don : l’art du dessin, autrement dit le pouvoir de faire apparaître des objets rien qu’en y pensant.
Dans le premier tome, la moitié du roman se passe dans notre monde, et l’autre en Gwendalavir. C’est là que Camille, alias Ewilan, va découvrir qui étaient ses vrais parents, et quelle destinée ils lui ont laissée. Elle fait également la connaissance d’Edwin et Bjorn, des soldats hors du commun qui l’aideront dans son combat contre les Ts’liches. Dans le tome 2, elle chemine avec eux dans les contrées de Gwendalavir.
Je ne saurais vous expliquer la teneur de la quête de Camille, je ne comprends jamais vraiment tout à ce genre d’histoire. Quoi qu’il en soit, j’ai adoré ces deux premiers tomes. Dans le premier j’ai aimé l’alternance entre les deux mondes, et dans le second, l’ambiance communauté à la Seigneur des Anneaux. Les personnages sont également très attachants, surtout Ewilan et Salim, dont la destinée est inattendue. Autant vous dire que j’ai hâte de lire le tome 3, et que ça ne saurait tarder. En plus les romans font moins de 300 pages, ce qui permet une lecture rapide. Ajoutez enfin à cela un style très fluide, assez peu enfantin finalement, et je frôle le coup de cœur !

  

La seconde « série » que j’ai entamée est tout à fait différente. Il s’agit des polars de Franck Thilliez, et plus particulièrement ceux qui concernent Lucie Hennebelle. C’est pour ça que je pense pouvoir parler de série.
J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce personnage, que j’ai découvert avec La Chambre des Morts. Cette jeune officier de police, devenue lieutenant suite à la résolution d’une affaire particulièrement glauque (la chambre des Morts justement) m’a beaucoup intriguée. Maman de deux jumelles, elle concilie non sans mal sa vie trépidante d’enquêtrice, sa vie de maman, et la gestion de ses angoisses profondes. Cette jeune femme énigmatique renferme en effet un secret, qui nous est dévoilé peu à peu dans La Chambre des Morts puis dans La Mémoire Fantôme, que je me suis empressée de lire pour en savoir plus sur elle. Je ne suis pas une  grande fan de thrillers, mais là, avec l’enquête parallèle que l’auteur nous permet en quelque sorte de mener sur son personnage, j’ai été captivée. Et puis il ne faut pas nier que Franck Thilliez a une plume assez addictive. J’ai lu La Chambre des Morts relativement vite, mais j’ai dévoré La Mémoire Fantôme. Ce tome est moins glauque, et en plus de dévoiler beaucoup de choses sur Hennebelle, le roman est centré sur une jeune femme amnésique particulièrement fascinante elle aussi. Forte de ces deux bonnes expériences de lecture –même si je dois avouer que La Chambre des Morts était quand même assez peu ragoûtant… - j’ai enchaîné sur le roman suivant dans lequel l’auteur met en scène la jeune lieutenant : Le Syndrôme [E]. Et dans ce roman, attention ! Hennebelle rencontre le premier personnage de Franck Thilliez : le fameux Franck Sharko ! Héros des deux premiers romans de l’auteur (que je lirai sûrement bientôt !) ce personnage aux consonances sans équivoque (Franck et Shark… quand même !) est lui aussi carrément fascinant voire flippant. Il est devenu Skyzophrène, entend des voix, et végète dans une profonde tristesse. J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir lire Train d’enfer pour Ange Rouge et Deuils de Miel pour comprendre ce qui a pu lui arriver, même si on en a une bonne idée dans ce roman. Il est lui aussi fasciné par le mal, les fous, et là ils sont tombés sur un bon : l’association d’un cinéaste pervers et d’un médecin dingue. Tout commence avec un film qui rend aveugle ; rien que ça, ça donne le ton. Je ne saurais vous expliquer ce qu’il se passe tant l’enquête est complexe ; je ne sais même pas comment je m’y retrouve. Mais en tout cas, tout ce qu’on découvre sur Sharko est fascinant. Hennebelle est plus discrète, mais la rencontre entre les deux personnages est chouette. J’ai adoré ce roman, et je commencerai bientôt la suite, à savoir Gataca.
Je ne pensais pas me prendre autant de passion pour des personnages. Mais finalement, si j’y réfléchis, j’avais adoré la série Dexter ; or ces personnages là sont tourmentés, un peu comme lui. Même si ce ne sont pas des serials killers. Bref, je dois avoir un truc avec les tarés, mais en tout cas je prends un grand plaisir à lire ces romans. Je peux même parler de coup de cœur tellement j’adore les deux personnages. Je n’avais pas ressenti ça depuis très longtemps d’ailleurs, pas depuis Dexter je crois. Donc je suis ravie, d’autant qu’il m’en reste encore un certain nombre à lire J.


BILAN
Si on compte bien, j’en suis à 6 romans. Il en reste donc 3. Le premier est Le silence de Mélodie, dont je vous ferez une chronique sous peu. Le suivant est un service presse dont je vous parlerai début mars, lors de sa sortie. Merci encore à Ludo ! Grâce à lui, j’ai reçu mes premières épreuves non corrigées et surtout j’ai passé un super moment de lecture ! D’ailleurs c’est ce livre qui m’a donné envie d’ouvrir La Chambre des Morts, que j’avais dans ma PAL depuis une éternité. Et quelle découverte !

Le dernier roman dont je vais vous parler, avec lequel j’ai fini le mois, est Théa pour l’éternité. J'ai lu ce roman rapidement, et en diagonale, pour tout vous avouer. Contente de la lecture de #Bleue de la même auteure, j'étais certaine d'aimer ce roman. Et finalement, ce ne fut pas l'engouement espéré. J'ai eu du mal avec le style, et le début est très mou et bourré de clichés. En revanche, le thème traité à partir du premier quart du roman est très intéressant : la quête de l'immortalité. En effet; alors qu'elle vient d'avoir 16 ans, on propose à Théa de devenir le cobaye d'une expérience inédite : se faire injecter des nano-technologies empêchant le vieillissement ! Une belle idée, plutôt bien traité (ça m'a rappelée la lecture de Power Club), mais les à-côté, qui selon moi sont des artifices pour faire plus "jeunesse" sont assez bâclés, comme la relation amoureuse entre Théa et Théo, son ami d'enfance, ou encore ses relations avec les garçons. Mais tout ce qui concerne ses parents est plutôt convaincant. Une impression mitigée donc, mais une lecture que je conseille puisqu'elle fait réfléchir.